La Fédérations suspend la licence d’un joueur de Pro D2 : Stupeur à l’US Dax !

La Fédérations suspend la licence d’un joueur de Pro D2 : Stupeur à l’US Dax !

Le mercredi 21 octobre 2026 à 9:50 par David Demri

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L’US Dax se retrouve au cœur d’une affaire particulièrement sensible.

Condamné à un an de prison avec sursis pour agression sexuelle en novembre 2024, le deuxième ligne fidjien Ratu Nacika a vu sa licence bloquée par la Fédération française de rugby après un contrôle d’honorabilité.

Une décision intervenue à seulement 24 heures de la rencontre contre Montauban et qui provoque l’incompréhension des dirigeants landais, lesquels envisagent désormais un recours devant la justice administrative.

Ratu Nacika devait initialement débuter la rencontre face à Montauban, vendredi 16 octobre. Mais le joueur de 29 ans a finalement été contraint de déclarer forfait après une intervention de la FFR.

Selon les informations de La Dépêche, cette décision découle d’un contrôle d’honorabilité engagé dans le cadre du renouvellement de sa licence.

Le dossier présente toutefois une particularité : c’est une démarche administrative effectuée par son propre club qui aurait déclenché cette vérification.

Une case cochée qui change tout

Lors du renouvellement de la licence de Ratu Nacika, l’US Dax avait indiqué que son joueur pourrait éventuellement exercer des fonctions d’éducateur auprès des jeunes.

Cette possibilité a entraîné un contrôle de ses antécédents judiciaires, conformément aux règles applicables à l’encadrement des mineurs.

Or, en novembre 2024, le deuxième ligne avait été condamné à un an de prison avec sursis dans une affaire d’agression sexuelle, à la suite d’une plainte déposée par deux femmes pour des faits qualifiés d’« agression sexuelle par une personne en état d’ivresse manifeste ».

Le contrôle a donc conduit au blocage de sa licence.

Une situation que Thomas Medina, directeur général de l’US Dax, regrette ouvertement.

Interrogé par Rugbyrama, le dirigeant explique comment cette procédure a été déclenchée :

« Cette case a été cochée en pensant bien faire, car on ne savait pas si Ratu allait intervenir auprès des jeunes. Si cette case n’avait pas été cochée, il n’y aurait jamais eu de contrôle et Ratu aurait pu jouer. »

Le club estime ainsi qu’une simple déclaration préventive a provoqué des conséquences sportives immédiates pour son joueur.

Vincent Etcheto dénonce une sanction supplémentaire

Du côté du staff dacquois, la décision fédérale suscite également une vive réaction.

Le manager Vincent Etcheto ne conteste pas l’existence de la condamnation judiciaire, mais considère que la suspension de licence constitue une sanction supplémentaire difficile à comprendre.

Il insiste notamment sur le comportement du joueur depuis les faits et sur son intégration au sein du club.

Vincent Etcheto exprime son incompréhension :

« Cette histoire a eu lieu il y a deux ans. Depuis, Ratu n’a plus eu de problème. C’est un joueur qu’on utilise, il se comporte super bien. Il est marié en France, a une femme, un bébé. Cette sanction tombe du ciel maintenant. Ratu a un casier judiciaire, mais il a payé sa dette à la société. Je ne vois pas pourquoi il aurait une double ou triple peine. C’est une règle de la Fédération qui vient se rajouter à la réglementation française. »

Cette prise de position met en évidence le désaccord entre les dirigeants de Dax et la Fédération sur les conséquences du contrôle d’honorabilité.

Il convient toutefois de distinguer la condamnation pénale déjà prononcée des règles administratives encadrant l’accès à certaines fonctions sportives, notamment auprès des mineurs. La question de l’étendue de leurs conséquences sur la licence de joueur se trouve désormais au centre du litige.

Un recours devant le tribunal administratif envisagé

Face à cette situation, les responsables de l’US Dax ont tenté d’obtenir une issue auprès des instances fédérales.

Des échanges ont notamment eu lieu avec Sylvain Deroeux, secrétaire général de la FFR, mais les discussions n’ont pas permis de débloquer le dossier.

Ratu Nacika pourrait désormais saisir le tribunal administratif afin de demander la suspension de la décision qui l’empêche de jouer.

En attendant une éventuelle évolution de sa situation, le deuxième ligne demeure privé de compétition, alors qu’il figurait initialement dans les plans du staff dacquois pour affronter Montauban.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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