La dernière punchline de Christophe Urios : « On a fait la guerre avec des pistolets à eau ! »
La dernière punchline de Christophe Urios : « On a fait la guerre avec des pistolets à eau ! »
Le vendredi 23 octobre 2026 à 18:58 par David Demri
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Christophe Urios retrouve enfin quelques raisons de sourire. Après deux défaites consécutives à domicile, le manager de Clermont aborde le déplacement à Vannes, programmé samedi à 14h30, avec un effectif renforcé par les retours de Marcos Kremer et Pita-Gus Sowakula, ainsi que l’arrivée de Rob Leota.
Des renforts physiques particulièrement attendus par le technicien auvergnat, qui estime avoir dû composer ces dernières semaines avec des moyens insuffisants pour rivaliser dans certains secteurs. Et pour illustrer cette situation, Urios a utilisé une formule dont il a le secret.
L’ASM Clermont Auvergne traverse une période délicate après ses deux revers au stade Marcel-Michelin. Mais Christophe Urios refuse de céder à la panique avant le déplacement en Bretagne.
Conscient de l’importance de cette rencontre, le manager clermontois a adapté la préparation de son groupe afin de retrouver de la fraîcheur, tout en insistant sur la nécessité de répondre présent face à une équipe vannetaise qu’il prend très au sérieux.
« On a quand même fait la guerre avec des pistolets à eau »
C’est probablement la déclaration la plus marquante de Christophe Urios avant cette nouvelle journée de Top 14.
Interrogé par Midi Olympique sur les retours de Marcos Kremer et Pita-Gus Sowakula, ainsi que sur l’arrivée de Rob Leota, le manager de Clermont n’a pas caché son soulagement.
Ces dernières semaines, l’ASM a dû faire face à de nombreuses absences, obligeant le staff à solliciter des joueurs moins expérimentés.
Une situation qui a particulièrement pesé sur la puissance physique de l’équipe.
Christophe Urios a résumé les difficultés rencontrées avec une image particulièrement parlante :
« Oui cela me soulage, parce que ces derniers temps, on a quand même fait la guerre avec des pistolets à eau. Non pas par rapport aux joueurs que nous avons, mais surtout par rapport aux joueurs que nous n’avons pas, on a fait joué des jeunes, et ce n’était pas facile. Aujourd’hui, on récupère des joueurs confirmés, des joueurs durs physiquement, et on a besoin d’être comme cela. Mais comme toutes les équipes, on n’invente rien. »
Le technicien a toutefois rappelé que ces retours ne garantissaient pas immédiatement un rendement optimal.
Plusieurs joueurs manquent encore de compétition et devront progressivement retrouver leurs sensations.
Il a ainsi nuancé son enthousiasme :
« Mais en même temps, Marcos, n’a pas joué depuis Bayonne, Pita, il n’a pas joué depuis La Rochelle, Rob, il n’a pas joué cette année. Donc il y a des joueurs qui risquent de manquer de rythme, quoi. Mais c’est vrai que cela fait du bien de les avoir… On est costaud en fait ! »
Rob Leota, un renfort précieux pour Clermont
Parmi les nouvelles solutions à disposition du staff figure Rob Leota.
Le joueur international présente un profil particulièrement intéressant puisqu’il peut évoluer aussi bien en deuxième qu’en troisième ligne.
Une polyvalence précieuse pour Clermont, dont l’effectif a été fortement touché par les blessures et devra également composer avec les prochaines échéances internationales.
Christophe Urios a notamment détaillé les raisons de son recrutement.
Le manager auvergnat a expliqué ce qu’il attendait de sa nouvelle recrue :
« C’est un joueur international, qui a fait une bonne saison l’année dernière et qui a été embêté avec un genou et notamment un staphylocoque en début de saison. Après, c’est un joueur d’impact, un joueur costaud, un joueur professionnel. C’est un mec autonome, il fait partie de ces joueurs de haut niveau.
Donc de par la casse qu’on avait, de par les sélections qui vont arriver, de par l’éparpillement qu’on peut avoir, cela nous paraissait important d’avoir un joueur capable de jouer en deuxième et troisième ligne. C’est une opportunité pour nous, en fait. »
L’arrivée de Rob Leota doit ainsi permettre à Clermont de retrouver de la profondeur dans son paquet d’avants.
Son manque de temps de jeu récent reste néanmoins un élément que le staff devra prendre en compte.
« On s’est foutus dans la merde » : Urios refuse de dramatiser
Les deux dernières défaites au stade Marcel-Michelin ont évidemment compliqué la situation clermontoise.
Pour autant, Christophe Urios ne considère pas que son équipe doit aborder le déplacement à Vannes dans un état d’urgence permanent.
Le manager estime que la pression fait partie du quotidien d’un club ambitieux et rappelle que son équipe a déjà dû gérer des rendez-vous importants cette saison.
Il a notamment tenu à relativiser la situation :
« La pression, on l’a tous les week-ends. Mais la pression, elle est quand même beaucoup sur eux. Donc après, bien sûr qu’on a de la pression, mais comme on avait de la pression quand on était à La Rochelle, on voulait gagner les matchs.
Alors après, je ne mélange pas tout avec la défaite de Bordeaux, je vous l’ai déjà dit. On s’est foutus dans la mrde, mais ce n’est pas pour autant qu’on est sous pression. Il faut gagner les matchs, faire les meilleurs matchs possibles, il faut être dans les matchs. »
Pour Christophe Urios, l’essentiel reste donc de retrouver un niveau de performance suffisant pour renouer avec la victoire.
Il refuse notamment de se projeter sur les conséquences éventuelles du résultat.
Interrogé sur l’importance de cette rencontre, il a répondu :
« C’est une opportunité. Si on gagne, ça va être quoi ? Il va se passer quoi ? Si on perd, il va se passer quoi ? Ça, je le sais peut-être un peu plus… Mais on ne s’occupe pas de cela. La meilleure des façons, c’est de se concentrer sur ce qui va nous arriver sur le match. Voilà, c’est ça qui est important pour nous. Je ne m’occupe pas de ce qui va se passer ensuite. Cela ne me fera pas gagner le match. Ce qui va nous faire gagner le match et ce qui va nous faire être dans le match, c’est comment on se prépare pour le match. »
Une semaine allégée avant le déplacement à Vannes
Pour préparer cette rencontre, le staff clermontois a choisi de modifier légèrement son programme.
Après deux défaites qui ont marqué le groupe, Christophe Urios a privilégié une semaine de travail moins chargée afin de permettre à ses joueurs de retrouver davantage de fraîcheur.
Le technicien sait également que Vannes possède les qualités nécessaires pour poser de sérieux problèmes à son équipe.
Il a détaillé la préparation de ce rendez-vous :
« Normalement. On sort de deux défaites qui nous ont bousculés. Donc on sait que c’est un match important évidemment, on sait qu’on est attendus, j’ai regardé la conférence de presse de Vannes, on sait que c’est une bonne équipe, on sait que c’est une équipe qui aurait pu gagner des matchs chez elle, quasiment tous peut-être même,
Donc, j’étais intrigué par ce match contre Pau, et franchement, Pau a été très réaliste. Donc, on s’est préparé de la meilleure des façons, on avait fait le choix de faire une semaine un peu plus légère, pour avoir de la fraîcheur, parce qu’on joue aussi à 14h30. Donc, on sait que nous sommes attendus, on sait ce qu’on doit faire. Faisons-le. »
Avec le retour de plusieurs joueurs puissants, Clermont dispose désormais de davantage d’arguments pour répondre au défi physique qui l’attend en Bretagne.

