Christophe Urios dans le déni après la défaite contre Vannes : « On était plus fort qu’eux ! »

Christophe Urios dans le déni après la défaite contre Vannes : « On était plus fort qu’eux ! »

Le samedi 24 octobre 2026 à 18:27 par David Demri

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La mauvaise série se poursuit pour l’ASM Clermont. Battus sur la pelouse de Vannes ce samedi (27-26), les Auvergnats viennent d’enchaîner une quatrième défaite consécutive, toutes compétitions confondues.

Un nouveau revers particulièrement frustrant pour Christophe Urios, qui estime que son équipe avait les moyens de s’imposer face à la lanterne rouge du Top 14. Mais faute d’avoir su faire les bons choix dans les moments décisifs, Clermont a laissé échapper une victoire qui semblait à sa portée.

À l’issue de la rencontre, le manager clermontois n’a pas cherché à dissimuler son agacement. S’il considère que ses joueurs ont globalement maîtrisé les débats, il regrette leur incapacité à concrétiser leur domination au tableau d’affichage.

Entre pénalités mal négociées, imprécisions techniques et gestion défaillante des dernières minutes, Christophe Urios a identifié plusieurs éléments qui expliquent ce nouvel échec.

« On aurait pu tuer la rencontre »

Pour le technicien auvergnat, le problème ne réside pas dans l’engagement de ses joueurs, mais dans leur incapacité à faire basculer définitivement la rencontre.

Alors que Clermont disposait encore de six points d’avance en fin de match, plusieurs occasions de creuser l’écart ont été gâchées.

Christophe Urios a détaillé via La Montagne les décisions et les erreurs qui ont coûté cher à son équipe :

« Qu’est-ce qui s’est passé ? Des choses simples. On n’a pas réussi à faire basculer de notre côté des moments clés de la deuxième mi-temps. Il y a une pénalité retournée, une autre qu’on ne prend pas, elle était importante. Derrière, on n’est pas efficace sur le maul, on perd le ballon et on prend une pénalité qui nous ramène chez nous.

Je pense qu’il fallait prendre les trois points. La dernière pénalité de Peni (Narisia, un plaquage haut) nous met aussi en difficulté. C’est tout un tas de choses qui font qu’on n’a pas réussi à contrôler le match en fin de rencontre. Je trouve qu’on a plutôt bien contrôlé la partie, j’ai trouvé qu’on était plus fort qu’eux. Après, en n’étant qu’à +6 en fin de match, on savait que ça pouvait arriver et malheureusement c’est arrivé. Je regrette ces moments clés du match où on aurait pu tuer la rencontre et on n’a pas réussi à le faire. »

Une analyse qui résume la frustration du manager.

Clermont a longtemps semblé en mesure de repartir de Bretagne avec la victoire, mais n’a jamais réussi à se mettre définitivement à l’abri.

Et Vannes a fini par renverser la situation dans les derniers instants.

« On va être sous pression encore une fois »

Au-delà des décisions prises dans les moments importants, Christophe Urios regrette également les difficultés de son équipe sur les phases de renvoi.

Un secteur qui a empêché Clermont de maintenir la pression sur son adversaire et de gérer efficacement ses sorties de camp.

Le manager de l’ASM a insisté sur ces défaillances tout en défendant l’investissement de son groupe :

« Les coups d’envoi, c’est un secteur qui nous a fait mal aujourd’hui. Les renvois, comment on sort du camp, l’organisation, ça ne nous a pas permis d’enfoncer le clou à des moments clés du match. Mais encore une fois, franchement, le groupe est bien, ça bosse bien. Il faut qu’on arrive à choper ce truc qui nous permette de basculer. Là, on va être sous pression encore une fois dans une période pas facile. »

La situation devient effectivement délicate pour les Clermontois.

Avec quatre défaites consécutives, le club auvergnat doit rapidement trouver les solutions pour enrayer cette dynamique négative.

Et Christophe Urios sait que le calendrier ne laissera pas beaucoup de temps à ses joueurs pour retrouver de la confiance.

« Il n’y a pas de magie, pas de miracle… C’est à Lourdes, ça ! »

Malgré cette nouvelle désillusion, le manager refuse de remettre en cause la mentalité de son effectif.

Il estime que ses joueurs affichent le bon état d’esprit et travaillent sérieusement.

En revanche, il considère que le niveau de rugby proposé reste insuffisant pour gagner les rencontres serrées.

Christophe Urios a livré un constat sans détour, accompagné d’une formule dont il a le secret :

« Aujourd’hui, notre état d’esprit et la mentalité sont très bons. Ce qui pèche, c’est notre rugby. Il n’est pas assez bon, pas assez précis. Aujourd’hui, même si on a contrôlé le match, il y a des moments où il faut qu’on soit plus fort. Et quand la partie technique est à améliorer, il faut travailler. Il n’y a pas de magie, pas de miracle… C’est à Lourdes ça et pas tout le temps. Il faut travailler, mais il faut aller vite parce qu’il y a des matchs qui arrivent qui sont importants. A commencer par le Racing qu’on n’arrive pas à battre depuis deux ans. C’est un beau défi pour cette semaine. »

Le prochain rendez-vous face au Racing 92 prend donc une importance particulière.

Face à un adversaire que Clermont n’a plus réussi à battre depuis deux ans, Christophe Urios attend une réaction immédiate.

Une nouvelle contre-performance prolongerait une série déjà préoccupante pour l’ASM, qui doit désormais transformer ses intentions et sa bonne volonté en résultats.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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2 Commentaires

  1. PM 24 octobre 2026 at 19h- Répondre

    Il est encore en train de refaire les matchs. On dirait mignoni, si t’es renvois sont moisis, il fallait bosser gros. Prochain match à la mort, le Racing, et après Toulouse !!!! Fait la liste de ce qu’il faut bosser sinon…

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  2. Ducarre 24 octobre 2026 at 19h- Répondre

    Oui les Clermontois étaient plus forts, ils ont perdu ce match imperdable.
    Vannes n’est pas devenu soudainement une super équipe. Bravo à eux ils n’ont jamais baissé les bras.