XV de France : Un scénario pourrait contraindre Antoine Dupont à changer de poste en raison d’une hécatombe chez les Bleus !
XV de France : Un scénario pourrait contraindre Antoine Dupont à changer de poste en raison d’une hécatombe chez les Bleus !
Le mardi 27 octobre 2026 à 10:07 par David Demri
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Le XV de France traverse une période particulièrement préoccupante à l’approche de ses rendez-vous internationaux de novembre. Depuis plusieurs semaines, les blessures s’enchaînent à un rythme inquiétant et Fabien Galthié voit ses possibilités se réduire à plusieurs postes stratégiques.
Entre les forfaits d’Emmanuel Meafou, Thibaud Flament, Thomas Ramos ou encore Matthieu Jalibert, le sélectionneur doit désormais envisager de profondes adaptations, notamment dans son animation offensive.
La septième journée de Top 14 a encore aggravé la situation. Dimanche soir, Marko Gazzotti s’est blessé à une cuisse, tandis qu’Antoine Hastoy a été touché à une cheville lors de la défaite de La Rochelle contre Bordeaux-Bègles (19-25). Ronan O’Gara a même évoqué la possibilité d’une « rupture des ligaments de la cheville » concernant son ouvreur.
La veille, le jeune centre palois Fabien Brau-Boirie avait également quitté la pelouse blessé au genou gauche lors du déplacement de Pau à Toulon (41-20). Trois nouveaux coups durs qui ont obligé le staff tricolore à réagir immédiatement.
Trois nouveaux forfaits et une infirmerie qui déborde
Lundi matin, les forfaits de Fabien Brau-Boirie, Marko Gazzotti et Antoine Hastoy ont été officialisés. Pour les remplacer, Fabien Galthié a convoqué Nicolas Depoortere, Anthony Jelonch et Louis Le Brun.
Ces changements s’ajoutent à celui de Karl Sorin. Le jeune pilier droit, qui devait découvrir le rassemblement des Bleus, s’est blessé à une épaule et a été remplacé par Thomas Laclayat. Mais les difficultés du XV de France ne datent pas de ce dernier week-end.
Depuis la blessure au genou d’Emmanuel Meafou, survenue le 19 septembre à Vannes, plusieurs joueurs importants ont rejoint l’infirmerie.
Thibaud Flament a été touché à son tour, tandis que Matthieu Jalibert a rechuté de sa blessure à la cuisse droite. Thomas Ramos, également victime d’une rechute musculaire, est lui aussi indisponible pour les premières échéances de novembre au minimum.
À cette liste s’ajoutent notamment Julien Marchand, Pierre-Louis Barassi, Florian Verhaeghe, Lenni Nouchi, Demba Bamba et Régis Montagne.
D’autres joueurs ont suscité des inquiétudes au cours du week-end, à l’image de Théo Forner, Charles Ollivon, Théo Attissogbe ou Sipili Falatea. Tous ont néanmoins rejoint Marcoussis.
Une deuxième ligne particulièrement fragilisée
L’une des principales préoccupations du staff tricolore concerne la deuxième ligne.
Avec Emmanuel Meafou et Thibaud Flament indisponibles, les Bleus perdent une association majeure dans leur dispositif. Cette situation est particulièrement problématique avant le rendez-vous contre l’Afrique du Sud, programmé le 13 novembre.
Pour le poste de numéro 4, Florian Verhaeghe et Hugo Auradou constituent des solutions envisageables, sous réserve de leur disponibilité. En numéro 5, Mickaël Guillard apparaît comme un candidat sérieux pour prendre le relais de Meafou. Le Lyonnais réalise un bon début de saison et possède déjà une expérience internationale.
Tyler Duguid et Tom Staniforth représentent également des possibilités pour compléter la rotation.
Le poste de pilier droit suscite lui aussi des interrogations. Entre les blessures de Demba Bamba, Régis Montagne, Karl Sorin et la commotion de Dorian Aldegheri, les solutions se réduisent. Sipili Falatea, Thomas Laclayat et Tevita Tatafu pourraient ainsi être davantage sollicités.
L’absence de Julien Marchand représente un autre handicap pour la puissance et l’expérience du paquet d’avants français.
Sans Ramos ni Jalibert, l’attaque des Bleus pourrait changer de visage
Les difficultés ne concernent pas uniquement les avants.
Les forfaits simultanés de Thomas Ramos et Matthieu Jalibert privent Fabien Galthié de deux joueurs capables d’organiser le jeu et d’apporter une deuxième solution de distribution à l’arrière.
Cette complémentarité constitue depuis plusieurs saisons un élément important de l’animation offensive française. Le sélectionneur pourrait donc être amené à modifier certains principes de jeu.
Une titularisation de Théo Attissogbe à l’arrière offrirait un profil différent, davantage orienté vers la vitesse et les qualités de finisseur.
À l’ouverture, Romain Ntamack apparaît désormais comme un élément particulièrement précieux. Louis Le Brun et Axel Despères ont été appelés dans le groupe, mais leur expérience internationale reste limitée.
En cas de nouveau forfait à ce poste, le staff pourrait même devoir envisager une solution inhabituelle, comme un repositionnement d’Antoine Dupont à l’ouverture comme l’explique L’équipe. Un scénario qui demeure hypothétique, mais qui témoigne de la fragilité actuelle de l’effectif.
« On joue beaucoup trop de matches » : Oscar Jegou alerte
Cette accumulation de blessures relance inévitablement le débat sur les calendriers imposés aux joueurs professionnels.
Si certaines indisponibilités résultent de chocs inhérents au rugby, plusieurs blessures musculaires interrogent sur la fatigue accumulée au fil des saisons. Les internationaux enchaînent les compétitions avec leurs clubs, les phases finales, les tournées estivales et les rassemblements nationaux, avec des périodes de récupération parfois réduites.
Dimanche soir, après la défaite de La Rochelle contre Bordeaux-Bègles, Oscar Jegou a exprimé son inquiétude.
Le troisième ligne rochelais estime que les joueurs disputent trop de rencontres :
« On joue beaucoup trop de matches. Moi, je le ressens un petit peu, mais je suis jeune, j’arrive à encaisser. Mais c’est sûr que maintenant, à partir de 25 ans, tu es déjà un joueur de rugby un peu « vieux ». »
Plusieurs internationaux actuellement blessés, comme Demba Bamba, Régis Montagne, Florian Verhaeghe, Marko Gazzotti, Lenni Nouchi ou Matthieu Jalibert, ont participé à la tournée estivale des Bleus avant de reprendre la compétition avec leurs clubs.
Leur enchaînement de rencontres et leurs périodes de repos limitées alimentent les interrogations sur la gestion de la charge physique, même s’il n’est pas possible d’attribuer chaque blessure à cette seule cause.
« On n’est pas des machines » : Antoine Dupont avait prévenu
Antoine Dupont avait déjà soulevé ce problème le 16 octobre, lors d’une conférence de presse.
Le capitaine du XV de France avait notamment insisté sur l’intensité croissante du Top 14 et sur les conséquences possibles de l’accumulation des rencontres.
Il avait lancé un avertissement particulièrement clair :
« Ce qui est de plus en plus dur, c’est d’enchaîner les matches. Quand on voit le niveau du Championnat, vous êtes obligé d’être à fond. Il arrive un moment de la saison où, si ce n’est pas la blessure, c’est la contre-performance qui va handicaper le joueur. À un moment donné, on n’est pas des machines non plus. »
Le cas de Thomas Ramos illustre la forte sollicitation de certains cadres. L’arrière toulousain a disputé 32 rencontres lors de la saison 2023-2024, puis 28 et 30 au cours des deux exercices suivants.
À moins d’un an de la Coupe du monde, cette situation représente un véritable défi pour Fabien Galthié.
Le sélectionneur doit non seulement composer avec une infirmerie particulièrement chargée, mais également préserver les joueurs disponibles tout en maintenant les ambitions sportives du XV de France.
Avec plusieurs rendez-vous internationaux majeurs à venir, la gestion des organismes pourrait devenir aussi déterminante que les choix tactiques.

