En 15 ans de carrière, Ben Tameifuna n’avait jamais vécu ça : l’UBB tente une expérience inattendue !

En 15 ans de carrière, Ben Tameifuna n’avait jamais vécu ça : l’UBB tente une expérience inattendue !

Le mercredi 28 octobre 2026 à 21:39 par David Demri

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À 35 ans, Ben Tameifuna pensait probablement avoir déjà tout connu sur les terrains de rugby. Pourtant, le pilier droit de Bordeaux-Bègles vient de vivre une expérience totalement inédite après quinze années de carrière professionnelle.

Confrontée à une cascade de blessures en deuxième ligne, l’UBB a décidé de repositionner son imposant joueur dans la cage. Un changement de poste qui pourrait ne pas être seulement provisoire.

C’est lors du déplacement à Gloucester, conclu sur un match nul spectaculaire (36-36), que l’international tongien a découvert ce nouveau rôle. Une solution d’urgence imaginée par le staff bordelais, alors privé de plusieurs spécialistes du poste.

Ben Tameifuna découvre les exigences de la deuxième ligne

Les absences de Cyril Cazeaux, Alex Moon, Boris Palu et Adam Coleman ont considérablement réduit les possibilités de Bordeaux-Bègles dans ce secteur.

Pour faire face à cette situation, le staff girondin a donc choisi de reculer Ben Tameifuna d’un cran.

Si les deux postes partagent certaines exigences physiques, notamment dans les phases de combat, leurs particularités restent importantes.

Après la rencontre contre Gloucester, le pilier bordelais a notamment reconnu une différence majeure concernant les déplacements sur le terrain :

« En deuxième-ligne, on court vraiment plus qu’un pilier droit »

Une adaptation qui demande donc à Tameifuna de modifier ses habitudes, après quinze années passées à évoluer principalement en première ligne.

Une solution qui pourrait durer à Bordeaux

Ce repositionnement ne constitue pas un cas isolé dans le rugby professionnel.

Avec la multiplication des blessures et la nécessité de disposer de joueurs polyvalents, plusieurs clubs expérimentent désormais ce type de changement.

Gurthrö Steenkamp, ancien pilier du Stade Toulousain et désormais manager de Béziers, constate cette évolution via L’équipe :

« On voit de plus en plus de joueurs hybrides dans le rugby moderne »

Il souligne également les contraintes qui poussent les entraîneurs à rechercher davantage de polyvalence :

« Il y a beaucoup plus de blessures aujourd’hui, et pas que musculaires. Avec la règle des 8 changements, il faut encore plus s’adapter et identifier des profils de centres qui peuvent jouer en troisième ligne, des talonneurs avec un profil de 6… »

L’ancien pilier international sud-africain a lui-même expérimenté cette solution avec Alexandre Kuntelia à La Rochelle.

Il explique notamment les avantages physiques de certains piliers repositionnés dans la cage :

« Quand Will Skelton n’est pas là, c’est intéressant de mettre des profils comme Kuntelia pour renforcer la présence physique et défendre sur les mauls »

Mais il rappelle également les limites possibles de cette adaptation :

« Ce n’est pas non plus dérangeant pour la touche si tu as assez de troisième-ligne sauteurs. Mais après, forcément, ils peuvent avoir un peu moins d’activité qu’un deuxième-ligne classique. Il faut être capable d’enchaîner les tâches… »

Pour Ben Tameifuna, cette première expérience pourrait ainsi se prolonger si les absences continuent de perturber l’effectif bordelais.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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