Laurent Marti réclame une augmentation du Salary Cap en urgence !

Laurent Marti réclame une augmentation du Salary Cap en urgence !

Le jeudi 29 octobre 2026 à 0:01 par David Demri

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Le président de l’Union Bordeaux-Bègles, Laurent Marti réclame une évolution importante du rugby professionnel français.

Face aux difficultés rencontrées par les clubs pour gérer leurs effectifs, le dirigeant girondin souhaite une nouvelle augmentation du salary cap, à condition que celle-ci permette de recruter davantage de joueurs. Une proposition qu’il juge urgente alors que la prochaine saison pourrait compter jusqu’à 13 doublons avec les rencontres internationales.

Pour le président bordelais, la solution passe avant tout par un élargissement des effectifs professionnels. Il estime notamment que les clubs devraient disposer de quatre à cinq joueurs supplémentaires pour mieux répartir le temps de jeu et limiter les risques liés à l’accumulation des rencontres.

Le président de l’UBB refuse un passage au Top 12

Alors que certains s’interrogent sur une éventuelle réduction du nombre de rencontres, le dirigeant girondin ne souhaite pas voir le championnat de France passer de 14 à 12 équipes.

Dans les colonnes du journal Sud-Ouest, il défend le modèle actuel du Top 14 et privilégie une évolution des moyens accordés aux clubs :

« Personne n’a envie de passer à un Top 12. Le rugby français est très fort, si vous réduisez le nombre d’équipes, vous affaiblissez ceux qui travaillent bien, vous réduisez la couverture du territoire et nos recettes diminueraient aussitôt. Je ne suis pas non plus sûr que ça plairait à notre diffuseur Canal+.

Dans le même temps, on prend la pression de World Rugby pour le Championnat des nations qui rajoute un match international en novembre. Un changement de format de la Champions Cup nous ferait gagner deux dates à partir de 2030, mais je ne sais pas si ce sera suffisant. Il faudrait plutôt agir sur les effectifs et le salary cap. »

Une augmentation du salary cap, mais pas pour enrichir les stars

Laurent Marti souhaite donc que les clubs puissent investir davantage dans leurs effectifs.

Toutefois, il estime qu’une simple augmentation du plafond salarial ne suffirait pas. Il faudrait s’assurer que les sommes supplémentaires servent réellement à engager de nouveaux joueurs plutôt qu’à revaloriser les contrats existants.

Il détaille précisément sa proposition :

« On doit permettre aux clubs de disposer d’effectifs plus larges. Une simple hausse du salary cap risquerait d’enrichir davantage les joueurs déjà bien payés. Il faudrait donc la lier à une augmentation du nombre de joueurs sous contrat, chez les pros et les espoirs, en surveillant bien que la mesure n’est pas contournée, par exemple en ne recrutant que des jeunes qui ne joueront jamais ou presque. Pour l’instant, on entre dans un cercle vicieux : plus on a de blessés, plus on fait jouer les mêmes joueurs et/ou des jeunes, et plus on risque de les blesser. »

Le salary cap est déjà passé de 10,7 à 11 millions d’euros cette saison et doit atteindre 11,3 millions d’euros en 2030.

Mais cette progression ne répond pas totalement, selon le dirigeant, aux besoins actuels des formations de Top 14.

« Il manque bien quatre ou cinq éléments dans chaque effectif »

Cette saison, un dispositif de protection concerne 33 joueurs identifiés par le sélectionneur Fabien Galthié.

Le président de l’UBB souhaite aller plus loin en généralisant les mesures de gestion du temps de jeu.

Il estime que tous les joueurs devraient pouvoir bénéficier d’une meilleure répartition des efforts :

« Et dans le même temps, les crédits internationaux ont été diminués, ce qui est une bonne chose car ça évite la concentration des internationaux dans un nombre réduit de clubs. Cette saison est un test avec la liste de 33 joueurs protégés. Ce n’est pas obligatoire mais les managers sont sous pression. Et de toute façon, on sait qu’à partir de trois matchs consécutifs, les joueurs fatiguent fort. Autant mettre en place ce dispositif pour l’ensemble des joueurs. Actuellement, il manque bien quatre ou cinq éléments dans chaque effectif. »

Cette augmentation des effectifs représenterait évidemment un coût supplémentaire.

Mais le président bordelais considère que l’évolution économique du rugby français, notamment la progression des affluences, des audiences télévisées et des partenariats, pourrait permettre de financer ces recrutements.

Jusqu’à 13 doublons la saison prochaine : « Il y a urgence »

Le dirigeant girondin redoute particulièrement la prochaine saison, marquée par la Coupe du monde.

Les clubs pourraient devoir composer avec jusqu’à 13 doublons, autrement dit des journées de championnat disputées pendant que certains joueurs sont mobilisés par leurs sélections.

À cela s’ajoutent les autres sollicitations internationales, notamment la Coupe du monde des moins de 20 ans, le rugby à sept et les ambitions olympiques de certains joueurs.

Laurent Marti affirme avoir déjà échangé avec plusieurs de ses homologues et souhaite que la Ligue ouvre rapidement le débat :

« Oui, certains d’entre eux se déclarent plutôt pour. Il faut encore que la Ligue mette ce sujet à l’ordre du jour pour qu’il soit débattu. Mais il y a urgence, ça ne sert à rien d’attendre. La saison prochaine, nous aurons jusqu’à 13 doublons avec la Coupe du monde. Sans parler des joueurs qui demandent de plus en plus à aller aux Jeux olympiques, la Coupe du monde U20, le Seven… Le développement de notre rugby est fabuleux. On peut encore concilier les ambitions de chacun, clubs et sélections. Donnons-nous en les moyens. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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1 Commentaire

  1. Benji 29 octobre 2026 at 00h- Répondre

    La pleureuse de Bordeaux…

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