Top 14 : Un médecin du sport révèle pourquoi les infirmeries des clubs débordent !
Top 14 : Un médecin du sport révèle pourquoi les infirmeries des clubs débordent !
Le jeudi 29 octobre 2026 à 16:59 par David Demri
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Les blessures se multiplient de manière inquiétante en Top 14 ! À Bordeaux-Bègles, pas moins de 18 joueurs sont actuellement touchés, soit près de 40 % de l’effectif professionnel.
Une situation particulièrement préoccupante qui concerne également les autres clubs du championnat. Pour le médecin du sport Francis Merle, le calendrier surchargé et la fatigue accumulée par les joueurs sont devenus des facteurs déterminants.
Malgré sa victoire sur la pelouse de La Rochelle (25-19), l’UBB continue de voir son infirmerie se remplir. Déjà privé de treize éléments avant cette rencontre, le club girondin a enregistré cinq blessés supplémentaires.
Invité de l’émission 100 % UBB sur ICI Gironde, Francis Merle, également membre de la commission des commotions cérébrales de la Fédération française de rugby, a livré une analyse particulièrement préoccupante.
« C’est vraiment la première fois »
Le médecin reconnaît n’avoir jamais été confronté à une telle accumulation de blessures dans le championnat français :
« De mon expérience, c’est vraiment la première fois que ça se passe de manière aussi insistante et que cela touche tous les clubs de Top 14 »
Contrairement aux idées reçues, les blessures ne sont pas uniquement provoquées par les contacts de plus en plus violents. Les problèmes musculaires occupent désormais une place particulièrement importante.
Francis Merle précise :
« Il y a vraiment beaucoup de blessures musculaires »
Il établit également un lien entre les différentes catégories de blessures :
« Il y a une différence à faire entre les blessures musculaires et la traumatologie classique du contact. Mais il y a un point commun : la fatigue. »
Un calendrier devenu difficile à supporter
Pour le spécialiste, la multiplication des rencontres et l’intensité des entraînements constituent des éléments essentiels pour comprendre cette situation.
Il pointe directement la surcharge physique imposée aux joueurs :
« La répétition des matchs, le calendrier qui est vraiment infernal, la charge de travail générale, que ce soit à l’entraînement ou en match, sont des facteurs déterminants »
D’autres éléments peuvent également entrer en ligne de compte, notamment l’alternance entre pelouses naturelles et terrains synthétiques, ainsi que l’adaptation des chaussures. Mais c’est surtout l’évolution du rugby professionnel qui inquiète le médecin.
Il explique à quel point les exigences physiques ont augmenté :
« Le temps de jeu a presque doublé par rapport à l’époque amateur. Ça va plus vite, ça va plus fort, les joueurs se relèvent plus vite sur les zones de contact et il y a moins d’espace. Le niveau de charge physique est devenu très important. »
« Les joueurs ne sont pas des machines »
Face à l’accumulation des rencontres et aux impératifs économiques du rugby professionnel, Francis Merle adresse un avertissement.
Son message est sans détour :
« Les joueurs ne sont pas des machines. »
La question de la récupération devient donc centrale, particulièrement pour les internationaux qui enchaînent championnat, compétitions européennes et tournées avec leur sélection.
Le médecin rapporte les confidences de certains joueurs et insiste sur la nécessité de mieux gérer leur préparation physique :
« Des joueurs disent clairement : “on est fatigué”. S’ils ont de vraies vacances et une préparation physique complète, le risque de blessure diminue. Tout tourne autour de cette charge de travail qui doit être mieux équilibrée. »


Malheuresement ce n’est le point du vue de world rugby qui surcharge les dates des périodes internationales , ils ont une grille de lecture purement financière et les joueurs sont devenus de la chair à canon .
Quand on voit les formules des coupes d’europe illisibles et energivores pour les clubs , les voyages en afrique du sud …enfin c’est du grand délire .
Tu as tout dit Bougnatix…..
On pourrait presque se passer de la coupe d’Europe, le top14 étant devenu tellement énergivore.
On éviterait ainsi les doublons match inter/championnat qui sont une hérésie.
Financièrement la Lnr et les clubs pourraient ils s’en passer ?
Une seule chose les intéresse : surtout ne pas perdre d’argent……donc pas de top 12 et vive les doublons……
Jusqu’à quand dans le sport rugby va-t-on continuer à multiplier le nombre de rencontres internationales qui se rajoutent au championnat domestique qu’est leTop14 ? Les instances internationales semblent obsédées par le rapport financier généré par leur multiplication sans tenir compte des dégâts humains et corporels que cette frénésie engendre. Si le nombre de blessures constatées essentiellement dans les clubs fournisseurs de joueurs pour le compte de l’EdF est avéré, si les joueurs concernés avouent être fatigués sans pouvoir se soustraire à la sélection sans s’attirer des récriminations, c’est que les responsables au plus haut niveau sont incapables de considérer que ces joueurs ne sont pas des machines.
Et encore aucune référence au foot qui a interdit les pelouses synthétiques pour cause de blessures