Tommaso Menoncello concède rencontrer des difficultés pour s’adapter au jeu pratiqué en Top 14
Tommaso Menoncello concède rencontrer des difficultés pour s’adapter au jeu pratiqué en Top 14
Le lundi 2 novembre 2026 à 0:09 par David Demri
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Arrivé au Stade Toulousain en provenance de Trévise, Tommaso Menoncello découvre un nouvel environnement et surtout un championnat très différent de celui qu’il connaissait en Italie.
Dans un entretien croisé accordé à La Dépêche, le centre international italien reconnaît rencontrer certaines difficultés pour s’adapter au Top 14. Heureusement, il peut compter sur son compatriote Ange Capuozzo pour faciliter son intégration.
Depuis son arrivée dans la Ville rose, Menoncello doit assimiler de nouvelles méthodes de travail, découvrir les habitudes de ses partenaires et s’adapter aux exigences du rugby français. Une période d’apprentissage dans laquelle Capuozzo, présent au club depuis 2022, joue un rôle important.
Le Top 14 donne du fil à retordre à Menoncello
Malgré son expérience internationale avec l’Italie, Tommaso Menoncello reconnaît que son adaptation sportive n’est pas encore totalement achevée.
Interrogé sur sa principale difficulté depuis son arrivée à Toulouse, le trois-quarts centre répond :
« Le style de jeu. Le championnat est très différent de l’URC. C’est une autre façon de jouer et c’est ce qui est le plus difficile pour moi. Mais mes coéquipiers sont tous très gentils avec moi. »
Pour autant, l’international italien ne considère pas devoir repartir de zéro.
Il précise simplement :
« Non mais juste m’adapter pour le style de jeu en Top 14. »
Au-delà du terrain, la langue française a également constitué un premier obstacle, notamment pour comprendre les consignes et participer pleinement aux échanges dans le vestiaire.
Ange Capuozzo lui facilite son intégration
Déjà bien installé au Stade Toulousain, Ange Capuozzo a rapidement pris son compatriote sous son aile.
L’ailier international italien lui apporte notamment son expérience du fonctionnement du club, de ses méthodes d’entraînement et de ses habitudes de récupération.
Capuozzo explique comment il accompagne son nouveau partenaire :
« C’est surtout dans la connaissance du club que j’essaie d’apporter mon point de vue. Sur le fonctionnement du club, du groupe. Quand on arrive dans un nouvel environnement, et c’est pareil pour tout le monde dans n’importe quel métier, on est en phase de découverte. Je ne vais pas dire qu’on perd du temps mais cela prend de l’énergie. Donc sans trop perturber ce qu’il doit découvrir par lui-même, j’essaie au maximum de lui apporter quelques détails de fonctionnement. Que ce soit sur sa récupération, sur notre mode d’entraînement qui est quand même très différent des autres clubs. Mais encore une fois, j’essaie de ne pas non plus empiéter sur ce qu’il a à découvrir seul. »
Une aide qui s’est également révélée précieuse lors des premières réunions collectives.
Menoncello reconnaît les progrès réalisés grâce au temps et à cet accompagnement :
« Au début, il me traduisait mais je comprends tout aujourd’hui. À mon arrivée, ça a été un peu dur par rapport à la barrière de la langue. Avec le temps, je commence à parler français et je peux communiquer avec mes coéquipiers, avec Ange. »
Trois cours de français par semaine pour progresser
L’intégration du centre italien passe aussi par un important travail linguistique.
Menoncello suit désormais trois cours de français chaque semaine pour améliorer sa maîtrise de la langue.
Ange Capuozzo se souvient notamment du stage de préparation organisé en Espagne :
« Lors du stage en Espagne, il y avait beaucoup de réunions, c’était assez lourd et je me mets à sa place. À la fin, le soir, je pense qu’on a envie de dormir (rires) ! Mais au final, je pense que cela a été un stage intensif de langue également et pas seulement sportif. Il a pu progresser très vite à ce moment-là. Aujourd’hui, il comprend tout lors des réunions et pourtant, dans le rugby, il y a quand même pas mal d’expressions ou de mots qu’on n’utilise pas dans la vie de tous les jours (sourire). »
Le soutien de Capuozzo dépasse d’ailleurs le simple cadre sportif. L’ailier connaît lui-même les difficultés liées à une installation dans un pays étranger et mesure l’importance de pouvoir échanger régulièrement dans sa langue maternelle.

