« Il faut 15 plaquages, c’est un truc de fou ! » : Léon Loppy impressionné par deux joueurs du RCT

« Il faut 15 plaquages, c’est un truc de fou ! » : Léon Loppy impressionné par deux joueurs du RCT

Le lundi 2 novembre 2026 à 23:08 par David Demri

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La victoire du Rugby Club Toulonnais à Perpignan (25-24) a visiblement marqué Léon Loppy. Présent à Aimé-Giral, l’ancien joueur du RCT a retrouvé une équipe combative, solidaire et capable de défendre avec une intensité remarquable. Dans l’émission Tribune Mayol, il a salué le retour des valeurs historiques du club, tout en revenant sur les tensions qui ont récemment accompagné les difficultés toulonnaises.

Pour Léon Loppy, le succès décroché en Catalogne ne se résume pas au résultat. Il témoigne surtout d’un changement d’état d’esprit au sein du groupe, désormais capable de répondre collectivement dans les moments les plus difficiles. Les prestations de Swan Rebbadj et Beka Gigashvili ont particulièrement retenu son attention.

Léon Loppy retrouve l’ambiance de Mayol à Perpignan

L’ancien Toulonnais a d’abord évoqué l’atmosphère d’Aimé-Giral, qui lui a rappelé les grandes heures du stade Mayol.

Mais au-delà de l’ambiance, c’est surtout l’engagement des deux équipes qui l’a enthousiasmé.

Léon Loppy raconte dans Tribune Mayol :

« J’étais à Aimé-Giral et l’ambiance est fabuleuse. Elle me fait un peu penser au Mayol de l’époque. Il y avait une ambiance de folie, des chants, je me suis régalé ! On a vu deux équipes avec le même ADN : c’est le combat d’abord. On a répondu présent au combat, on a gagné le combat et dans le jeu aussi. C’est une bonne chose car on est tombé sur une bonne équipe. Toulon est en train de revenir de loin et c’est très positif. »

Une rencontre qui a mis à l’épreuve la capacité du XV de la Rade à résister à la pression catalane.

Contrairement au déplacement précédent à Pau, où le jeu avait davantage occupé le devant de la scène, cette confrontation s’est principalement décidée dans l’affrontement physique.

Rebbadj et Gigashvili incarnent l’ADN toulonnais

Deux joueurs ont particulièrement impressionné Léon Loppy : Swan Rebbadj et Beka Gigashvili.

Leur activité défensive symbolise, à ses yeux, l’état d’esprit retrouvé par les Rouge et Noir.

A lire ci-dessous :

« Ca jouait beaucoup, le match était plus établi contre Pau. Mais là, il y a eu beaucoup de combat et moi ils m’ont régalé. Quand je vois que Swan Rebbadj a fait 15 plaquages, c’est un truc de fou ! Gigashvili a fait 13 plaquages, c’est fabuleux. Et quand tu vois ça, c’est l’ADN de Toulon ! »

L’ancien joueur du RCT est notamment revenu sur la prestation du pilier géorgien, particulièrement actif dans les zones de combat.

Il insiste sur ses statistiques :

« Gigashvili a gratté trois ballons, il est à 13 plaquages réussis et pour un pilier c’est énorme. »

Des performances individuelles qui prennent tout leur sens dans une rencontre où les Toulonnais ont dû défendre avec acharnement pour rester au contact de leur adversaire.

« L’électrochoc a fait du bien »

Pour Léon Loppy, les joueurs toulonnais n’ont pas fondamentalement changé. Ils semblent surtout avoir retrouvé une solidarité et une mentalité qui leur avaient fait défaut.

La défense, historiquement considérée comme l’une des forces du RCT, est redevenue un élément central de leurs performances.

A lire ci-dessous :

« Ce n’est pas un nouveau RCT. C’est le même RCT mais avec une nouvelle mentalité. L’électrochoc a fait du bien. On a une bonne défense, ça a toujours été la force de Toulon. Mais là on sent qu’ils sont plus liés entre eux, une belle solidarité. Derrière, on savait que ça allait être compliqué. Sur le banc des remplaçants, il y avait bien plus d’avants que de trois-quarts. Mais je trouve que c’est un match réussi avec beaucoup de combat. Quand je vois Toulon défendre à cinq mètres de la ligne, c’est énorme et ça me plait ! »

Cette capacité à protéger leur ligne d’en-but a particulièrement séduit l’ancien joueur.

Malgré une composition du banc davantage orientée vers les avants, le RCT a su maintenir son engagement jusqu’aux dernières minutes.

Léon Loppy évoque les tensions et les supporters

Au-delà des performances sportives, Léon Loppy estime que quelque chose s’est débloqué au sein du groupe.

L’ancien Toulonnais utilise notamment l’image d’un caillou dont les joueurs auraient réussi à se débarrasser.

Il espère que cette évolution permettra également de renouer une relation plus sereine avec les supporters, après une période compliquée.

Il confie :

« Les Toulonnais se sont retrouvés entre eux. Ils avaient un petit caillou qu’ils ont enlevé. C’est le même petit caillou qu’il y avait avec les supporters et j’espère qu’ils iront mieux maintenant, les supporters. »

Un hommage au travail réalisé et une interrogation sur les difficultés traversées

Léon Loppy a également abordé le changement intervenu dans l’encadrement toulonnais.

S’il regrette le départ de l’ancien responsable sportif, il estime que Franck Azéma assure une continuité importante dans le travail effectué avec les joueurs.

Mais il s’interroge également sur l’origine des difficultés qui ont pesé sur le club et son encadrement.

Léon Loppy déclare :

« Pierre Mignoni a réussi son coup. Ca me fait chier qu’il soit parti mais Azéma est dans la continuité, ils étaient proches. C’est bien. Mais j’aimerai bien savoir qui lui a mis autant de cailloux… »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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