« Il est irremplaçable le mec » : Benjamin Kayser est inquiet pour le XV de France
« Il est irremplaçable le mec » : Benjamin Kayser est inquiet pour le XV de France
Le vendredi 6 novembre 2026 à 15:12 par David Demri
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Le XV de France possède un réservoir de talents exceptionnel, mais Benjamin Kayser identifie une faiblesse qui pourrait devenir problématique à l’approche de la Coupe du monde 2027. Dans le podcast Rugby Confidential, l’ancien talonneur international a exprimé ses inquiétudes concernant le poste de pilier droit, où l’absence d’Uini Atonio laisse un vide difficile à combler. Malgré son admiration pour les nouvelles générations françaises et les performances de Mickaël Guillard, il s’interroge sur la capacité des Bleus à rivaliser avec les meilleures nations, notamment l’Afrique du Sud.
À l’approche de la confrontation face aux Fidji, Benjamin Kayser se montre globalement optimiste concernant les ressources du rugby français. Mais il estime que certains profils restent particulièrement difficiles à remplacer, à commencer par celui d’Uini Atonio.
« Il est irremplaçable le mec »
L’ancien talonneur du XV de France considère que les Bleus disposent d’une profondeur d’effectif remarquable, même si l’absence d’Emmanuel Meafou représente une perte importante.
Benjamin Kayser salue les performances de Mickaël Guillard avant de pointer le principal sujet d’inquiétude à ses yeux :
« On a vivier lunaire ! Il n’y aura pas Meafou et j’aurais adoré l’avoir contre les Sud-Africains, mais Guillard m’impressionne, je le trouve phénoménal. Ce n’est pas le plus costaud pourtant. Ma seule crainte c’est le poste de pilier droit avec le vide que laisse Uini Atonio. Il est irremplaçable le mec. C’est là où tu te rends compte de la chance que tu avais d’avoir un tel phénomène. Il enchainait les matches, il jouait un paquet de matches, il était tout le temps à l’entraînement, il ne bougeait pas beaucoup mais il était tout le temps là. »
Le poste de pilier droit représente donc un véritable défi pour le staff français, qui doit identifier les joueurs capables d’apporter suffisamment de stabilité en mêlée au plus haut niveau international.
Montagne, Falatea et Colombe : des solutions, mais des interrogations
Plusieurs joueurs peuvent prétendre à une place dans la rotation française. Benjamin Kayser évoque notamment Régis Montagne, Sipili Falatea et Dorian Aldegheri, sans oublier Georges-Henri Colombe.
L’ancien international estime que les prétendants possèdent de réelles qualités, mais qu’aucun ne présente encore toutes les garanties offertes par Atonio :
« Pour remplacer Atonio ? Je me rappelle de la première titularisation de Régis Montagne en équipe de France, c’était contre l’Afrique du Sud… quel cadeau (rire) ! C’est impossible d’attaquer comme ça. Et je trouve que c’est un profil intéressant. Il n’a pas le gaz de Demba Bamba mais il ne fait pas une faute. Il y a Sipili Falatea aussi. Beaucoup de gaz, il commence à résoudre sa tenue en mêlée. Il est double champion d’Europe. Mais il te manque l’extra stabilité. Il y a Colombe mais s’il n’est pas titulaire avec Toulouse c’est difficile. Il nous manque un joueur, il y a de supers bons droitiers qui vont tenir la barraque, mais au point d’être champion du monde ? Je ne sais pas. Il te reste 10 matches avant la Coupe du monde, il faut les sortir. »
Malgré cette réserve, Kayser reste particulièrement enthousiaste concernant l’émergence de nombreux jeunes talents dans les lignes arrière.
Il cite plusieurs joueurs qui l’impressionnent et souligne la richesse du vivier français :
« Mais sinon, on a un vivier extraordinaire avec des joueurs incroyable. Je me disais que c’était chaud de ne pas prendre Damian Penaud en équipe de France mais Attissogbe est monstrueux, Brau-Boirie il m’excite ! Sans parler de Gailleton. Il y a des pépites de partout. On a beaucoup de chance d’avoir un tel vivier. Donc je ne suis pas inquiet pour le match contre les Fidji mais je le suis pour le match contre l’Afrique du Sud car ils font trembler tout le monde. »
Benjamin Kayser fasciné par les Fidjiens, mais frustré par leurs résultats
Concernant les Fidji, Benjamin Kayser reconnaît être toujours impressionné par les qualités individuelles des joueurs mélanésiens.
Mais il regrette leur difficulté récurrente à transformer ce potentiel en performances collectives régulières.
L’ancien talonneur décrit une équipe capable de produire un rugby exceptionnel, mais qui peine à maintenir son niveau pendant 80 minutes :
« A chaque fois qu’ils sortent une composition d’équipe tu trembles car ils ont des joueurs incroyables. Semi Radradra ce n’est plus le même joueur qu’avant d’accord, Tuisova non plus, mais ça reste des joueurs extraordinaires avec des qualités techniques au-dessus de la moyenne, avec une alliance puissance, vitesse et dextérité. Ils ont aussi une agressivité naturelle. Mais ils me déçoivent perpétuellement depuis 30 ans. Ils vont bien réussir à avoir une structure et être pragmatique, à finir leurs matches, jouer pendant 80 minutes. Ca m’agace pour eux car ils sont incroyable. »
Benjamin Kayser a d’ailleurs eu l’occasion de jouer aux côtés de Semi Radradra et Josua Tuisova avec les Barbarians britanniques, lors d’une rencontre mémorable face à l’Angleterre.
Il garde un souvenir particulièrement marquant des qualités des deux joueurs fidjiens :
« J’ai joué une fois avec Semi Radradra et Josua Tuisova, c’était avec les Barbarians Britanniques. On a mis 50 points à l’Angleterre. Je les ai regardé durant tout le match. C’est incroyable la qualité de ces mecs. Semi Radradra était injouable à son prime ! Il est bon au pied, il est rapide, il est massif. »


Ashton doit son record.en grande partie a redradra
C etait son poisson pilote, il lui a donné un paquet de caviars.
C etait un phénomène comme il le dit c est vrai.