Vannes va faire une excellente opération financière avec la délocalisation à Nantes

Vannes va faire une excellente opération financière avec la délocalisation à Nantes

Le samedi 7 novembre 2026 à 16:22 par David Demri

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Le RC Vannes s’apprête à vivre un moment exceptionnel ce dimanche 8 novembre. Pour la réception de l’Union Bordeaux-Bègles, programmée à 15 heures dans le cadre de la 9e journée du Top 14, le club breton a décidé de délocaliser sa rencontre au stade de la Beaujoire, à Nantes. Une initiative couronnée d’un succès populaire impressionnant : les 35 322 places disponibles ont trouvé preneur en seulement une heure après l’ouverture de la billetterie.

Après avoir déjà organisé des rencontres à Guingamp et au Roazhon Park de Rennes, le RC Vannes poursuit son développement en dehors de La Rabine. Cette fois, les Bretons vont découvrir une enceinte encore plus imposante, habituellement utilisée par le FC Nantes, avec l’ambition de transformer ce rendez-vous face à l’UBB en véritable fête du rugby.

« Une grande fête pour le rugby breton »

Pour les supporters vannetais, cette rencontre représente un événement particulièrement attendu.

Olivier Jouan, président de la Kerlenn Gwened, principal groupe de supporters du RC Vannes avec 1 094 adhérents, se réjouit de cet engouement exceptionnel. Il s’est confié dans Sud-Ouest :

« C’est une grande fête pour le rugby breton, un moment joyeux pour le RCV mais aussi pour les joueurs. Parce que ça n’arrive pas souvent de jouer devant autant de spectateurs en Top 14. »

Il estime que le succès de la billetterie confirme l’attachement du public au club breton :

« Il y a la fibre bretonne et celle du rugby. Le club est très apprécié, que ce soit en Bretagne ou même en France. »

Les supporters devront néanmoins s’organiser pour effectuer le déplacement jusqu’à Nantes.

Le club a notamment prévu un train spécial au tarif de 10 euros aller-retour, qui devrait permettre à près de 1 000 supporters de rejoindre la Beaujoire.

Pour les groupes de supporters, cette délocalisation représente également des frais supplémentaires, notamment pour transporter les tambours, drapeaux, tifos et autres équipements. Le coût logistique est estimé à au moins 1 000 euros.

Une opération financièrement intéressante pour Vannes

Au-delà de l’engouement populaire, cette délocalisation s’inscrit dans une véritable stratégie de développement du RC Vannes.

Martin Michel, directeur général du club, explique pourquoi le choix de la Beaujoire s’est imposé :

« C’est une satisfaction de pouvoir évoluer dans un stade marquant de l’ouest de la France. Tout s’est fait assez naturellement avec le FC Nantes. Le club avait la volonté de s’ouvrir à d’autres événements. Il a fallu ensuite regarder la fenêtre qui pouvait être compatible avec une belle affiche pour nous. »

Le dirigeant assume la volonté du club de dépasser les frontières de sa ville pour fédérer un public toujours plus important.

Il insiste sur la nécessité de créer de grands événements pour accompagner les ambitions vannetaises :

« Il y a une volonté de rassembler un maximum de monde derrière le rugby breton. On a la chance d’avoir un public fidèle à La Rabine et qui nous suit sur les délocalisations. Ça traduit une soif de rugby en Bretagne. Mais le Top 14 est ultra-compétitif, on est en concurrence avec les autres métropoles. Vannes reste une ville avec 55 000 habitants. Donc assumer l’ambition du club passe aussi par la capacité à créer de l’événementiel sportif. »

Malgré les coûts liés à la location des enceintes et à l’organisation de ces rencontres, Martin Michel assure que ces opérations restent largement bénéficiaires pour le RC Vannes.

Une ambiance exceptionnelle attendue contre l’UBB

Pour les supporters bretons, l’enjeu sera également de recréer l’ambiance de La Rabine dans une enceinte beaucoup plus vaste.

Les précédentes expériences de délocalisation ont montré qu’il fallait parfois un peu de temps pour retrouver les repères habituels.

Mais la rencontre disputée face au Stade Toulousain à Rennes, en septembre dernier, avait notamment été marquée par une très belle atmosphère.

Le traditionnel chant breton Bro gozh ma zadoù avait contribué à transformer le stade en véritable enceinte acquise à la cause vannetaise.

Martin Michel rappelle toutefois que cette volonté de rayonnement régional ne remet pas en cause l’identité du club :

« Je dis souvent que notre aire de jeu est la Bretagne, et c’est un joli clin d’œil de jouer dans la cité des ducs de Bretagne. Mais on reste ancré à Vannes. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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