Gaël Dréan raconte sa préparation « extrême » sur sa cicatrice pour éviter les douleurs en match
Gaël Dréan raconte sa préparation « extrême » sur sa cicatrice pour éviter les douleurs en match
Le dimanche 8 novembre 2026 à 9:40 par David Demri
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Cinq mois après avoir subi une opération à cœur ouvert, Gaël Dréan a retrouvé les terrains de Top 14 samedi soir, à l’occasion de la victoire du Rugby Club Toulonnais contre le Stade Français (43-23). Un retour particulièrement émouvant pour l’ailier de 26 ans, qui a même inscrit un essai devant le public de Mayol. Dans un entretien accordé à Var-matin, l’international français est revenu sur sa longue absence, sa préparation physique et les émotions ressenties auprès de ses coéquipiers et de sa famille.
Alors qu’il espérait initialement reprendre la compétition avant la fin de l’année, Gaël Dréan a finalement pu retrouver le groupe toulonnais dès le début du mois de novembre. Une reprise anticipée rendue possible par des examens médicaux rassurants et plusieurs semaines de réathlétisation.
« Un peu comme si c’était mon premier match »
L’ailier du XV de la Rade n’a pas caché son bonheur après avoir retrouvé la compétition.
« Franchement, je suis trop content d’avoir refoulé le terrain avec les gars. Ça fait vraiment du bien après ces six derniers mois [cinq, en réalité]. Je suis juste heureux d’être là, en plus on fait un bon match, donc vraiment très cool. »
Gaël Dréan reconnaît également avoir ressenti une pression particulière durant la semaine précédant son retour.
« Ça fait un peu bizarre parce que j’ai retrouvé de la pression, un peu comme si c’était mon premier match. Donc c’était un peu bizarre. J’étais heureux d’être là, à Mayol. »
Des examens rassurants et une préparation particulière
Le retour de Gaël Dréan n’a évidemment pas été improvisé. Le joueur et le staff médical du Rugby Club Toulonnais ont pris toutes les précautions nécessaires.
L’international français explique comment sa reprise a finalement pu être avancée.
« J’ai pris un peu en avance, on s’était mis d’accord avec le staff médical. Les examens, les scanners étaient ok au niveau de la consolidation des os. On a fait ce qu’il fallait au niveau réathlétisation pour reprendre les plaquages, et ensuite on s’est dit « bon bah si je suis prêt pour le Stade français, on peut essayer le Stade Français », et voilà ! »
Pour éliminer toute appréhension, Dréan avait également multiplié les situations de contact à l’entraînement.
« Non parce que j’ai bien bossé à l’entraînement avant de revenir. Je me suis mis en situation de contact, en tombant sur le ballon, sur des scénarios qui pouvaient être douloureux. Après les entraînements on a poussé les choses, des mecs restaient pour me plaquer un peu haut, sans le bouclier. J’avais bien tout validé avant de reprendre. »
L’ailier toulonnais portait néanmoins une protection particulière lors de cette rencontre.
« Oui, une petite plaque en silicone sur la cicatrice. Je finirai par l’enlever mais pour le début, je pense que c’est très bien comme ça. »
« J’étais cramé ! »
Après cinq mois sans compétition, Gaël Dréan a rapidement ressenti les effets du manque de rythme.
Il raconte avec humour ses sensations physiques durant la rencontre, tout en assurant n’avoir ressenti aucune douleur.
« J’étais cramé ! (rires) Il va falloir reprendre le rythme. Cependant, je n’avais aucune appréhension, aucune douleur. Niveau cardio je ne pourrais pas vous dire dès maintenant, probablement plus tard, quand j’aurais repris un rythme « normal ». Mais à la 60e minute, ça commençait à tirer. »
C’est pourtant à ce moment de la rencontre que l’ailier a trouvé les ressources pour inscrire son essai.
Gaël Dréan raconte cette action, initiée par une grosse poussée de la mêlée toulonnaise.
« C’est vrai, et tant mieux. On bonifie une belle mêlée des gros, on avance de 5-10 mètres, c’est monstrueux. Donc tant mieux. Je vois que la mêlée avance, ça sort de mon côté, je tente un par-dessus et ça passe. »
Il précise que ce petit jeu au pied est un geste qu’il travaille régulièrement, notamment avec Jérémy Sinzelle.
« (rires) Il n’est pas parfait, mais disons que c’est quelque chose que je travaille aux entraînements, avec Sinzelle notamment. Ça fait toujours plaisir quand ça passe. »
Une célébration particulièrement émouvante
Au-delà de l’essai inscrit, c’est surtout la réaction de ses partenaires qui a marqué Gaël Dréan.
Interrogé sur le sentiment de libération qu’aurait pu représenter cet essai après son opération, l’ailier a répondu avec humour.
« Sur le coup je ne pense pas du tout ça, car je suis fatigué (rires). En plus c’est l’essai du bonus. »
Même lorsqu’on lui demande s’il pensait réellement au bonus offensif à cet instant, Dréan revient sur son état de fatigue et l’émotion provoquée par ses coéquipiers.
« En vrai, j’étais juste cramé (rires). J’étais content, puis tous les gars sont venus. Ça m’a touché que tout le monde vienne vers moi comme ça »
Jérémy Sinzelle est notamment venu l’embrasser sur le front pendant cet échange.
Gaël Dréan a ensuite expliqué combien cette solidarité lui avait manqué pendant son absence.
« J’avais un peu la tête baissée, mais j’ai senti tous les gars avec moi. Ce sont ces choses qui manquent quand tu ne joues pas. Ça fait du bien d’être sur le terrain avec les mecs. »
Sa famille présente après les moments difficiles
Pour ce retour si particulier, Gaël Dréan pouvait également compter sur la présence de ses proches dans les tribunes de Mayol.
L’ailier toulonnais a tenu à rappeler le soutien de sa famille durant son hospitalisation et les mois difficiles qui ont suivi son opération.
« Tout à fait. Je suis content qu’ils aient pu participer à mon retour. Ils ont été là quand j’étais à l’hôpital, dans les moments difficiles, donc je suis content qu’ils aient pu être là aujourd’hui pour mon retour à la compétition. »


Bravo, soutien et respect
C’est surtout nous qui devons te remercier.
Pour cette leçon de courage et d’amour de la vie, des copains du rugby.
Bonne seconde vie.
Eric
La seule chose à dire :
Sacré mental!
Le joueur est magnifique, l homme est exceptionnel: Chapeau Gael Drean !