Pourquoi JB Élissalde ne vend pas cher la peau du XV de France avant d’affronter les Boks
Pourquoi JB Élissalde ne vend pas cher la peau du XV de France avant d’affronter les Boks
Le dimanche 8 novembre 2026 à 10:17 par David Demri
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Le XV de France a largement dominé les Fidji samedi soir à Lyon (54-17), mais cette victoire ne suffit pas à rassurer totalement Jean-Baptiste Élissalde. Dans sa chronique publiée par L’Équipe, l’ancien demi de mêlée international français a comparé la prestation des Bleus à celle de l’Afrique du Sud, qui a écrasé l’Italie (66-7). Et à quelques jours du choc entre les deux nations, le consultant estime que les Springboks ont dégagé une impression de puissance et de maîtrise bien supérieure.
Malgré les huit essais inscrits par les hommes de Fabien Galthié, Jean-Baptiste Élissalde a relevé plusieurs imperfections dans le jeu français. Des approximations qui pourraient coûter beaucoup plus cher vendredi prochain au Stade de France face aux doubles champions du monde.
« Deux larges victoires, mais pas la même impression »
Jean-Baptiste Élissalde a d’abord expliqué pourquoi les deux démonstrations du week-end ne lui avaient pas laissé les mêmes sensations.
« France-Afrique du Sud, c’est dans cinq jours, et samedi, tous ceux qui ont vu ces deux équipes jouer leur premier match de ce mois de novembre se sont projetés sur le choc à venir. Personnellement, ce que j’ai vu, ce sont deux larges victoires, mais pas la même impression. »
Le consultant a néanmoins apprécié plusieurs prestations individuelles côté français, notamment celles de Yoram Moefana, Florian Verhaeghe et Cameron Woki.
« Côté français (victoire 54-17 face aux Fidji), j’ai trouvé Yoram Moefana très bon, j’ai aimé l’activité de Florian Verhaeghe, le rôle d’électron libre de Cameron Woki et les beaux enchaînements de jeu debout. »
Une défense encourageante, mais une mêlée inquiétante
L’ancien international a également souligné les progrès défensifs du XV de France, qu’il attribue notamment au travail de Geoffrey Doumayrou, récemment intégré au staff tricolore.
« La nouveauté, c’est que la défense tricolore s’est bien comportée, alors qu’elle était à la peine ces derniers mois. Les Fidjiens, ce sont des troncs d’arbre, et la ligne s’est appliquée à bien monter. On voyait les joueurs sprinter sur chaque temps de vol du ballon, et ça, c’est vraiment la patte de Geoffrey Doumayrou, son nouvel entraîneur. »
Mais pour Élissalde, les Bleus présentent encore trop de déchets techniques et certaines fragilités en conquête.
« Globalement on a quand même senti une équipe qui cherche encore ses repères. Il y a eu beaucoup de ballons perdus, notamment en touche une fois le sauteur retombé, et la mêlée ne m’a pas vraiment rassuré. »
« Les Springboks sont une machine à broyer »
La comparaison avec l’Afrique du Sud est particulièrement frappante.
Jean-Baptiste Élissalde ne cache pas son admiration devant la démonstration des Springboks contre l’Italie, notamment leur puissance collective et leur maîtrise tactique.
« L’Afrique du Sud avait étrillé l’Italie plus tôt dans la journée(66-7), et l’impression que j’en garde, c’est celle d’une boucherie. Les Springboks sont une machine à broyer. Comme une équipe de club qui est ensemble depuis quatre mois et qui maîtrise tout ce qu’elle fait. »
L’ancien demi de mêlée insiste particulièrement sur l’organisation sud-africaine et sa capacité à mettre constamment l’adversaire sous pression.
« On sent cette force de l’habitude, notamment dans leur façon très construite et huilée de mettre la pression sur le jeu au pied, soit avec leurs ailiers dans les airs, soit avec leurs gratteurs, toujours présents à la retombée. »
« Comme si quelqu’un s’acharnait sur une poupée vaudou »
Autre sujet d’inquiétude pour le consultant : l’état physique des deux équipes.
Alors que les Springboks semblent arriver dans d’excellentes dispositions, le XV de France continue de perdre des joueurs importants.
Jean-Baptiste Élissalde regrette notamment l’accumulation des blessures au sein de la ligne arrière française.
« J’ai aussi vu une équipe affûtée, alors que les Bleus sont dans le dur et multiplient les blessures, comme si quelqu’un s’acharnait sur une poupée vaudou à leur effigie. À Lyon, ils ont encore perdu Romain Ntamack, une blessure qui s’ajoute à celles de Matthieu Jalibert et Thomas Ramos. Quand on sait le talent de ces trois-là et tout ce que peuvent amener leurs associations, c’est vraiment dommage d’en être privés au moment de retrouver les champions du monde. »
Maxime Lucu pour remplacer Romain Ntamack ?
La blessure de Romain Ntamack pose désormais une question majeure : qui portera le numéro 10 face à l’Afrique du Sud ?
Pour Jean-Baptiste Élissalde, Maxime Lucu apparaît comme la solution la plus logique, notamment grâce à ses qualités de buteur et à son expérience à l’ouverture avec Bordeaux-Bègles.
« Qui va jouer en numéro 10 vendredi prochain au Stade de France ? Il faut un buteur, et Maxime Lucu a encore enquillé samedi. Il est sérieux dans le jeu, c’est un bon numéro 10 de substitution avec Bordeaux, le staff avait travaillé avec lui comme deuxième ouvreur lors de la préparation, donc ce serait logique qu’il enchaîne, même si ça n’offre pas toutes les garanties, notamment face aux joueurs très puissants dont l’Afrique du Sud dispose au milieu du terrain. »


Bah, ces matches ne veulent rien dire…
La France devrait envoyer des 3° ou 4° choix pour jouer cette compétition, ça permettrait de préserver les titulaires et de voir quels jeunes font la maille. Là, on flingue N’Tamack pour de longs mois et pourquoi ?
On va jouer contre des joueurs qui ne se préparent que pour ça. C’est pareil contre l’Irlande dans le Tournoi sauf que l’Afrique du Sud est réellement forte.
Le seul juge de paix au niveau international, c’est la coupe du monde et le Tournoi, le reste ça ne vaut même pas la peine d’envoyer les titulaires.