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40 points encaissés en 40 minutes : Chronique d’un effondrement tricolore à Édimbourg

40 points encaissés en 40 minutes : Chronique d’un effondrement tricolore à Édimbourg

Le lundi 9 mars 2026 à 8:52 par David Demri

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Six ans après le traumatisme de 2020, les démons de Murrayfield ont de nouveau frappé le XV de France. Ce samedi, les hommes de Fabien Galthié ont revécu ce scénario catastrophe où chaque erreur semble en appeler une autre, précipitant un groupe d’ordinaire si serein dans une véritable descente aux enfers.

Entre la 22e et la 66e minute, les Bleus ont encaissé un incroyable 40-0, incapables d’enrayer une mécanique écossaise en pleine ébullition.

L’impuissance face à l’hémorragie

Le capitaine Antoine Dupont, livide à l’issue de la rencontre, ne pouvait que constater les dégâts via Midi Olympique :

« Ce fut un enchaînement de faits. On a pris des pénalités, des cartons jaunes. Il était difficile de stopper l’hémorragie même si on a eu un regain d’énergie en fin de match. Globalement, on a mis du temps à mettre en place notre jeu. On n’a pas su trouver les solutions assez tôt. »

Ce manque de réactivité est d’autant plus frappant que le staff tricolore avait déjà identifié ce mal par le passé sous le terme de « contagion négative ».

Un « trou noir » après un départ illusoire

Pourtant, les Français menaient 14-7 en début de partie. Le basculement s’est produit sur des détails disciplinaires et une conquête défaillante.

Fabien Galthié a détaillé ce processus d’effondrement :

« Si on reprend le fil du match, ça commence par la conquête, par la possession. Les Écossais ont dominé les collisions, créé des « momentums », récupéré des pénalités. Et, petit à petit, ils ont pris le score même si on était arrivé à mener, ce qui était assez incroyable. On se prépare à tout, tout peut arriver, et il nous est arrivé beaucoup de choses. »

Dans ce contexte de tangage généralisé, les cadres ont parfois tenté de surjouer, à l’image des erreurs de main inhabituelles de Dupont ou de l’engagement illicite d’Emmanuel Meafou. « Je fais deux fautes qui coûtent très cher », a assumé le numéro 9, soulignant sa part de responsabilité dans ce naufrage collectif.

Une apathie inquiétante au retour des vestiaires

Le moment le plus critique reste sans doute l’entame de la seconde période, où aucune révolte n’a semblé poindre.

François Cros s’en est désolé :

« À bien y réfléchir, si je dois sortir un moment, c’est l’entame de deuxième mi-temps. On a les laissés dérouler et prendre le large. »

Un constat d’impuissance partagé par Thomas Ramos, qui a regretté le manque de caractère du groupe à cet instant précis :

« Il aurait fallu plus de lien et d’excitation collective. On a été un peu apathique. Sur la première mi-temps, on met deux essais et, derrière, on ne fait plus rien. On a trop laissé le ballon à cette équipe. On a trop subi. (…) On perdait et on est revenu… Mais je n’ai pas senti de rébellion. »

Malgré les tentatives de recadrage dans l’en-but, la lucidité a manqué pour stopper le mouvement adverse.

« On disait : « On se calme, on fait attention à notre indiscipline, on remet la main sur le ballon et on repart chez eux. » Mais on n’a pas su le faire. On ne parvenait pas à arrêter leur momentum », a conclu l’arrière toulousain. Pour une équipe dotée d’un tel arsenal technique et d’une telle expérience, cette perte totale de contrôle rappelle cruellement, selon les mots de Ramos, que « rien n’est jamais acquis ».


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Dan 9 mars 2026 at 10h- Répondre

    Un coaching trop tardif ,un selectionneur à la ramasse