70 points encaissés : le capitaine de Bayonne reconnaît un blocage mental
70 points encaissés : le capitaine de Bayonne reconnaît un blocage mental
Le dimanche 13 septembre 2026 à 21:30 par David Demri
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Pour son premier capitanat en match officiel avec l’Aviron Bayonnais, Giovanni Habel-Küffner a vécu un véritable cauchemar. Après la lourde défaite concédée à Pau (70-28), le troisième ligne n’a cherché aucune excuse et a fini par reconnaître l’existence d’un possible blocage mental à l’extérieur.
Réduits à quatorze dès la quatrième minute après l’expulsion de Yohan Orabé, les Bayonnais ont encaissé dix essais au Hameau. Les quatre réalisations inscrites par l’Aviron ne suffisent pas à atténuer l’ampleur de cette humiliation.
« On n’était pas invités »
Giovanni Habel-Küffner a livré un constat particulièrement sévère. À ses yeux, Pau a dominé la rencontre dans tous les secteurs et Bayonne n’a jamais été en mesure de véritablement rivaliser.
Dans Sud-Ouest, le capitaine bayonnais a reconnu l’immense supériorité de la Section :
« Franchement, là, on n’a pas trop de choses à dire… La Section était mieux que nous. On n’était pas invités dans le match. On a réussi à marquer quelques essais (4), mais vu le montant qu’on concède (10 essais et 70 points), ça ne sert pas à grand-chose. Il faut vite attaquer lundi et régler les choses si on veut être compétitif dans ce championnat. »
L’objectif ne sera pourtant pas d’effacer immédiatement cette soirée. Le troisième ligne veut que son équipe conserve les émotions ressenties pour éviter de revivre pareille déconvenue.
Habel-Küffner souhaite transformer cette humiliation en électrochoc :
« Ah non, il faut se servir de ça. Toutes les émotions qu’on a ressenties, il faut les garder et les utiliser pour grandir, pour apprendre des choses, et surtout pour être mieux face à Clermont samedi prochain. »
« Là, on n’a rien fait »
La déception était encore difficile à exprimer quelques minutes après le coup de sifflet final. Giovanni Habel-Küffner n’est même pas parvenu à terminer l’une de ses phrases.
Le Palois mesure l’écart entre les ambitions de l’Aviron et sa prestation au Hameau :
« C’est dur à exprimer. On est tous des compétiteurs. On a envie de gagner les matchs. Évidemment à la maison, mais aussi à l’extérieur. Là, tu as l’impression que… On est là pour faire un boulot, et là, on n’a rien fait. On n’était pas invités. »
Le carton rouge n’explique pas tout
L’expulsion rapide de Yohan Orabé a évidemment compliqué la mission des Basques. Leur capitaine refuse toutefois d’utiliser ce fait de jeu pour justifier l’ampleur du score.
Même à quinze contre quinze, il considère que Pau était supérieur :
« Bien sûr, il a joué en partie un rôle mais même sans ça, les Palois ont été mieux que nous. On a fait trop de fautes et donné trop d’opportunités qui leur ont permis de marquer des points. Ce carton a un poids mais même sans cela, ils ont été meilleurs. »
Une attaque qui a exposé toute la défense
Si les dix essais encaissés placent naturellement la défense au centre des critiques, Habel-Küffner identifie d’abord un problème offensif. Les nombreuses pertes de balle ont offert à Pau des situations idéales pour lancer ses redoutables trois-quarts.
Le manque de continuité offensive a été immédiatement sanctionné :
« Je pense plutôt qu’on a péché en attaque. On n’a pas réussi à enchaîner des phases de jeu. On en faisait deux puis on perdait le ballon. Contre une équipe de la Section très forte sur le jeu de transition, ça ne pardonne pas. Ils ont des trois-quarts qui sont tous des facteurs X. Ils sont capables de marquer de partout. On leur a donné beaucoup d’opportunités de marquer, et ils ont tout pris. »
Bayonne reconnaît enfin son blocage
Les grandes difficultés de l’Aviron loin de Jean-Dauger ne datent pas de cette saison. Face à la répétition de ces lourdes défaites, le capitaine bayonnais ne peut plus totalement nier l’existence d’un problème mental.
Giovanni Habel-Küffner a fini par formuler cet aveu inquiétant :
« Personnellement, je vais répondre non mais vu tous les résultats, force est de constater que oui. Mais c’est quelque chose qu’on va vite régler pour faire des meilleures prestations. On a besoin de grandir en équipe et d’être meilleurs, surtout à l’extérieur, pas qu’à la maison. On va se servir de ce match pour améliorer nos prestations. »


Du même niveau que notre équipe désespérante.