80 à 90 appartements et jusqu’à 2 millions d’euros : Aldigé révèle les dépenses colossales de Nice
80 à 90 appartements et jusqu’à 2 millions d’euros : Aldigé révèle les dépenses colossales de Nice
Le dimanche 30 août 2026 à 10:12 par David Demri
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Nissa Rugby dispose d’un budget qui pourrait laisser penser que le promu possède déjà de sérieux moyens pour s’installer en Pro D2. Jean-Baptiste Aldigé invite pourtant à regarder beaucoup plus loin que ce simple chiffre.
Selon son président, la localisation de Nice entraîne des dépenses considérables, notamment pour loger joueurs et membres du staff.
Interrogé sur la masse salariale de son club, Aldigé estime qu’elle devrait se situer seulement autour de la neuvième ou dixième place de Pro D2. Mais surtout, il insiste sur les avantages en nature qui viennent considérablement alourdir la facture niçoise.
« Le T1 à Nevers vaut 300 balles ; le T1 à Nice, c’est 2 000 »
Aldigé prend l’exemple très concret du logement pour illustrer la différence entre Nice et certains de ses concurrents.
« On devrait avoir la neuvième ou la dixième. Par contre, il y a quelque chose qui s’appelle les avantages en nature. Aujourd’hui, le salaire moyen d’un joueur de Pro D2 doit être autour de 5 ou 6 000 euros brut. À ça, vous rajoutez un logement. Autant vous dire que le T1 à Nevers vaut 300 balles ; le T1 à Nice, c’est 2 000. »
Et à l’échelle de tout un club professionnel, le montant devient rapidement considérable.
Nissa Rugby doit loger une partie de ses joueurs professionnels, de son staff et de ses Espoirs. Selon Aldigé, cela représente une flotte de 80 à 90 appartements.
Le président niçois chiffre cette charge à plusieurs millions d’euros.
« Le budget ne veut donc rien dire, car à Nice, avant même d’avoir commencé, on a 80 ou 90 appartements en flotte immobilière si l’on prend les contrats professionnels, les staffs et les espoirs. Ça nous coûte, peut-être, 1,6 ou 2 millions d’euros par an. Si vous comparez le nombre de kilomètres aller-retour qu’il faut pour Nice, pour aller jouer chez les quinze adversaires de Pro D2, on doit être au double d’une équipe comme Colomiers ou Agen, qui sont placés de façon plus centrale dans le pays. Les kilomètres, ça coûte du pognon. Le budget, c’est tout ça… »
Entre 1,6 et 2 millions d’euros annuels pour le logement selon Aldigé, auxquels viennent s’ajouter des déplacements particulièrement longs, le dirigeant considère donc qu’une comparaison brute des budgets entre clubs possède rapidement ses limites.
L’objectif reste avant tout de maintenir Nice
Malgré une masse salariale située autour de la neuvième ou dixième place selon son président, Nissa Rugby ne veut pas brûler les étapes.
Après avoir construit une grande partie de l’effectif pour sortir de Nationale, la priorité est désormais de pérenniser le club au deuxième niveau professionnel.
Aldigé refuse ainsi de transformer les moyens de Nice en obligation de jouer immédiatement les premiers rôles.
« J’espère, c’est vous qui le dites ! J’ai mon directeur sportif à côté, je lui demande. Ce serait bien qu’on ne descende pas, non ? Oui, on est d’accord… On voudra se donner les moyens, contrairement à il y a deux ans, de pouvoir figurer dans la division et maintenir, stabiliser Nice au niveau professionnel. Ce n’est pas un travail juste cet été. Ce travail a été fait et entamé il y a deux ans lorsque nous sommes arrivés à Nice. 70 % de l’équipe a été constituée pour jouer la Nationale et monter. L’effectif a été complété cette année par d’autres joueurs, afin de nous permettre d’atteindre cet objectif de se maintenir pour stabiliser Nice en Pro D2. »
Le projet est donc clairement annoncé : absorber les coûts particuliers liés à Nice tout en installant durablement Nissa Rugby en Pro D2, avant d’envisager éventuellement plus haut.
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