Christophe Urios demande à ses joueurs de se réveiller

Christophe Urios demande à ses joueurs de se réveiller

Le samedi 29 novembre 2025 à 12:11 par David Demri

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À Clermont, personne ne se raconte d’histoire : pour espérer renverser le Stade Français, il faudra d’abord survivre au combat. Et ce samedi après-midi (16h35), le Michelin s’apprête à accueillir l’un des packs les plus intimidants du championnat, revenu au premier plan après une saison passée à flirter dangereusement avec la zone rouge.

Le décor est planté. Le Stade Français version 2025 n’a plus rien à voir avec celui, méconnaissable, de l’an dernier. Troisième derrière Toulouse et Pau, Paris a remis la recette qui l’avait conduit en demi-finale il y a deux saisons : une mêlée puissante, une conquête tranchante, et un goût prononcé pour le défi physique.

Quand La Montagne demande à Christophe Urios ce qui a réveillé la ferveur rose, le technicien sourit : « J’ai ma petite idée, mais je ne vais pas en parler. Si j’en parle, ils vont l’entendre et s’en servir. »

Le message est clair : ce Stade Français avance masqué, mais avance très fort.

Abramishvili de retour, et Paris annonce la couleur

Avec le retour de Sergo Abramishvili, remis d’une longue absence, Paris aligne une première ligne effrayante : Abramishvili – Nicotera – Alo-Emile. Trois hommes capables de faire plier n’importe quel pack du Top 14. « C’est une équipe qui possède les mêmes qualités que nous », rappelle Urios. « Concernant la mêlée, c’est un effort collectif, une envie de dominer l’autre. Et ce n’est pas ce que l’on a fait à Lyon. On a besoin de se réveiller. »

Clermont, justement, récupère deux armes essentielles : les piliers Giorgi Akhaladze et Régis Montagne. Deux retours qui tombent à pic face à une mêlée parisienne qui dicte souvent le tempo des rencontres.

La touche clermontoise sous haute surveillance

Autre point chaud : l’alignement. Lors des deux dernières sorties, l’ASM a perdu sept ballons sur lancer, un chiffre trop lourd au plus haut niveau. L’entrée de Rob Simmons, maître incontesté des airs, doit permettre de remettre de l’ordre dans la maison jaune et bleue. Avec Killian Tixeront et Anthime Hemery en options supplémentaires, Clermont dispose des outils pour stabiliser un secteur en souffrance.

Reste une certitude : dans ce choc, les avants dicteront tout. L’identité du vainqueur sortira probablement de la mêlée, de la conquête et de cette capacité à dominer physiquement. Et face au Stade Français, redevenu une machine pesante, l’ASM n’aura aucune marge d’erreur.

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