Duncan Paia’aua continue d’enchaîner les blessures à l’USAP

Duncan Paia’aua continue d’enchaîner les blessures à l’USAP

Le samedi 29 novembre 2025 à 12:47 par David Demri

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À Perpignan, on attendait beaucoup d’eux. Pour l’instant, on attend surtout qu’ils jouent.

Touchés, retardés, freiné par les pépins physiques, Duncan Paia’aua et Jordan Petaia n’ont encore rien montré de ce qu’ils peuvent réellement apporter à l’USAP depuis leur arrivée. Trois matchs pour l’un, soixante et onze minutes pour l’autre : trop peu, bien trop peu pour des joueurs censés combler les départs d’Apisai Naqalevu, Jean-Pascal Barraque, Ali Crossdale et Louis Dupichot.

Et pourtant, la frustration dit tout : ce sont deux joueurs capables de transformer une équipe. Paia’aua, 30 ans, pilier des Queensland Reds avant Toulon, 170 matchs pros, 146 titularisations, 52 essais, un CV qu’on ne présente plus, un profil respecté partout où il est passé.

« Duncan, je le connais très bien. C’est un joueur très fort. Il a eu une blessure, mais il va nous apporter son expérience et sa qualité », prévient Benjamín Urdapilleta via L’Indépendant, qui sait ce que vaut un centre créatif capable de tout faire avec un ballon.

Joe Worsley enchaîne :

« On sait ce qu’il est capable de faire. »

Et ce samedi, ce sera enfin le moment de le voir agir. Positionné en 12 à Pierre-Fabre, Paia’aua évoluera en réalité comme second centre aux côtés de Jerónimo de la Fuente, dans une configuration pensée pour remettre de l’ordre, de l’expérience et deux vrais gestionnaires au cœur de l’attaque catalane.

Et puis il y a Jordan Petaia. Le phénomène. Le Wallaby de 31 sélections, joueur aux qualités athlétiques hors normes, recrue phare du recrutement mais dont Perpignan n’a encore vu qu’une infime portion de son potentiel. Samedi, il sera aligné à l’aile droite, un poste qu’il connaît parfaitement avec vingt-trois titularisations à ce poste dans sa carrière.

Worsley l’attend de pied ferme :

« Il a de grosses qualités athlétiques. J’ai hâte de le voir avec un corps enfin en forme. » Et Urdapilleta, qui le découvre en vrai, confirme : « Rien qu’à l’entraînement, tu vois qu’il a d’énormes qualités physiques. »

Le duo se connaît par cœur : deux saisons ensemble chez les Reds, six titularisations communes, parfois en paire de centres, parfois répartis entre centre et aile. Et leur complicité dépasse le terrain : ils sont quasiment inséparables à Perpignan, un binôme qui se retrouve enfin aligné ensemble pour briller.

Et tout tombe parfaitement : l’USAP a besoin d’eux, réellement. Dans un match à très haute pression, sur la pelouse d’un Castres Olympique jamais accueillant, les deux recrues disposent d’une opportunité rare, presque idéale, pour changer le regard porté sur leur début de saison, pour s’imposer enfin, pour prouver qu’il y aura un avant et un après Paia’aua–Petaia à Perpignan.

S’ils jouent à leur meilleur niveau, la question n’est même plus de savoir s’ils doivent rester dans le XV de départ : ils en deviendraient indiscutables.

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