Toulouse sous la menace de perdre 1 million d’euros de Salary Cap : Explication !
Toulouse sous la menace de perdre 1 million d’euros de Salary Cap : Explication !
Le mardi 16 décembre 2025 à 22:53 par David Demri
19 Commentaires
Publicité
La Ligue nationale de rugby prépare un chantier sensible qui pourrait rebattre les cartes en Top 14. À l’étude : une hausse du plafond du salary cap à 11 millions d’euros, accompagnée d’une refonte du système des crédits internationaux.
Une réforme pensée pour rééquilibrer les forces en présence, alors que certains clubs, Toulouse en tête, bénéficient aujourd’hui d’un avantage structurel important.
Réunis à Aix-en-Provence pour l’assemblée générale financière, les dirigeants de la LNR ont consacré une large partie des échanges à cette question. Le contexte n’était pas neutre. Au lendemain de la sanction prononcée contre le Stade Toulousain dans l’affaire Jaminet, le sujet de la régulation économique du championnat s’est imposé comme central. Sans vote formel à ce stade, les grandes orientations d’une réforme prévue pour une application à l’horizon 2027-2028 ont été clairement posées.
Un plafond relevé, mais sous conditions
Premier axe de réflexion : relever le plafond global du salary cap, actuellement fixé à 10,7 M€, à 11 M€. Une augmentation qui peut surprendre alors que plusieurs clubs affichent des comptes fragiles et dépendent du soutien de leurs actionnaires. La Ligue avance néanmoins un argument sportif, estimant qu’un plafond plus élevé permettrait d’élargir les effectifs et de mieux protéger les joueurs sur une saison toujours plus dense.
Sur ce point, le consensus semble relativement facile à trouver. Les débats se concentrent surtout sur le second volet de la réforme : les crédits internationaux, ces mécanismes qui autorisent les clubs à dépasser le plafond en fonction du nombre de joueurs sélectionnés.
Un système qui avantage surtout Toulouse
Aujourd’hui, chaque international figurant dans la liste Premium ouvre droit à un crédit de 180 000 euros, auquel s’ajoute un bonus pour les joueurs de rugby à VII. Un dispositif qui profite largement au Stade Toulousain. Avec quinze joueurs concernés, le club peut afficher une masse salariale bien supérieure à ses concurrents directs, tout en restant dans les clous réglementaires.
Cet écart pose question au sein de la Ligue. Un proche du dossier s’est confié via Sud-Ouest : « Il ne faut pas aborder le sujet en les morcelant, tempère un dirigeant de club. Il faut trouver un équilibre global entre le plafond principal et les crédits de compensation. » L’objectif affiché est clair : réduire les écarts sans pénaliser la formation ni l’excellence sportive.
« Il faut limiter l’écart qu’il peut y avoir entre ceux qui ont la possibilité d’avoir le plus de crédits et les autres », glisse, prudemment, un président de club. Une manière à peine voilée de reconnaître que le système actuel accentue l’hégémonie de certains.
Vers des crédits dégressifs
La piste privilégiée consisterait à rendre ces crédits dégressifs. Concrètement, le premier international serait davantage valorisé, puis le montant accordé diminuerait à chaque joueur supplémentaire. « La méthode aboutirait à une réduction de fait du volume des crédits pour les clubs qui ont beaucoup d’internationaux, mais de façon proportionnelle », explique-t-on dans l’entourage de la LNR.
Les paramètres précis restent à définir. « Ça dépend où vous fixez la première marche », résume un dirigeant. « C’est important de ne pas brader le premier international, il faut au contraire le valoriser. Mais il faut ensuite déterminer la hauteur de la marche permettant d’atteindre la cible globale qu’on se fixe. »
Un scénario circule toutefois avec insistance : un crédit de 210 000 euros pour le premier international, puis une baisse de 15 000 euros par joueur supplémentaire. Un système qui plafonnerait de fait l’avantage autour de quatorze internationaux.
Un impact réel mais progressif
Pour le Stade Toulousain, l’effet serait significatif. L’enveloppe supplémentaire dont il bénéficie actuellement serait fortement réduite.
Selon Sud-Ouest, Toulouse, qui bénéficie d’une enveloppe supplémentaire de 2,7 millions d’euros grâce à ses internationaux Français, verrait cette enveloppe diminuer à 1,6 millions d’euros.
Autrement dit, le Stade-Toulousain perdrait plus d’un million d’euros de Salary Cap avec cette mesure.
Mais la Ligue assure que la transition se ferait en douceur. Même si la réforme était validée en février 2026, elle serait accompagnée de mécanismes progressifs. « Elle aura tout de même le temps de se retourner », estime un président de Top 14. « Ils ne perdront pas tous leurs crédits d’un coup. »
Le message est clair : Toulouse devra sans doute adapter son modèle, mais sans rupture brutale. Derrière cette réforme, la LNR cherche avant tout à resserrer les écarts et à préserver l’équilibre du championnat. Un nouvel affrontement se profile, cette fois loin des terrains, autour d’un salary cap devenu l’un des enjeux majeurs du rugby professionnel français.
Affaire à suivre…
Publicité
19 Commentaires

Je dis depuis assez longtemps qu’il y a un mécanisme douteux dans ces trop nombreux sélectionnés en edF
Trop nombreux car certains feraient mieux de rester jouer pour le club …tant ils n’ont rien à faire en edF
Oui mais voilà… le ST a fait ses petits calculs d’apothicaires et malgré les « ouin ouin ouin » le gain est nettement supérieur en terme de rendement que le soit disant sacrifice lors des doublons
Le ST avec tous ses internationaux raffle presque 3 millions d’€ . De quoi acheter chaque année un ou deux grands joueurs
Et fausser l’équité sportive car les autres clubs ne peuvent plus lutter…
Alors c’est quoi cet arrangement » donnant donnant » ? Qui tire les ficelles ? Qui touche des dividendes , un % , un dessous de table …
Qui a intérêt à faire valider le plus de Toulousains possible ?
Ce sera peut être une autre enquête qui le révélera … un jour
ce sont qui les derniers grands joueurs que le ST a acheté dernièrement ?
tu serais contructif si tu nous expliquais quels joueurs meritent pas l’EDF et par qui tu les remplace ?
(rappel: il faut des français)
la liste serait longue, déjà tu vires un 10 qui n’apporte rien, Barassi, Roumat , Meafou ( sauf s’il prend la pile) aldegheri ne retenir qu’un toulousain au talon, en deuxième ligne et en troisième ligne il y a le choix et pas que des toulousains.
Tout ça se discute évidemment mais là la ficelle est un peu grosse quand même.
Il n’ a que deux toulousains incontournables, Ramos et Toto!
Pour une fois que leur idée est bonne! Je pense que c’est le bon compromis.
Quelqu’un pourrait avoir la liste des joueurs de toulouse bénéficiant de ce surplus de salary cap?
Super ils vont devoir dégraisser
Bye les delibes Lebel cramont Costes ..pour le bonheur du top 14
Merci le social et merci roubert
Les trois joueurs que tu cites, où ont-ils été formés ? Désolé si on garde nos jeunes talents au détriment du déficit des autres grand clubs si vertueux mais en panne de formation…
Du coup, quelqu’un sait-il comment sont rémunérés les joueurs lorsqu’ils jouent pour l’edf ? Par le club ou l’edf (ffr). Si c’est pas l’edf je ne vois pas pourquoi le club toucherait quelque chose en plus ! On supprime tout bonus pour les clubs et ça résout directement le problème.
ce sont plutôt les doublons qu’il faudrait supprimer si tu veux vraiment resoudre le problème
C’est le club qui reçoit la prime et la reverse à qui il veut. Techniquement, il en reverse une partie au joueur sélectionné, mais surtout ça lui permet de rémunérer davantage 2 ou 3 autres joueurs et d’avoir donc un effectif plus dense en qualité (Toulouse n’a « que » 35 contrats pro contre 39-40 pour l’USAP, Lyon, Catsres, etc …).
Après moi j’ai une autre règle à proposer pour que tous les clubs soient sur un même pieds d’égalité : plus aucune prime ni rehaussement du salary cap MAIS on bloque le même nombre de joueurs (parmi les meilleurs) dans TOUTES les équipes du Top14 en période de doublons (+ « faux doublons » où le club doit mettre ses joueurs internationaux au repos) : On prends 10 joueurs au Stade Toulousain pour le tournoi (donc parmi leurs meilleurs) ? OK, alors on bloque 10 joueurs (oins leur nombre de sélectionnés) à TOUS les autres clubs … Ok Joubert avec ton ex-équipe, Lyon, qui n’a quasi aucun internationaux concernés (Idem pour Revol à Castres) ?
Et encore, même avec ce système le ST serait désavantagé car parmi ses 10 joueurs sélectionnés, il peut en récupérer un ou deux blessés suite à des matchs internationaux contrairement aux clubs qui n’auraient que des joueurs « bloqués » …
On parle de répercussions financières ! pas de doublons. La SEULE solution est : RIEN pour les clubs qui ont des joueurs sélectionnés. L’EDF les rémunère lors des regroupements, et basta. Rien pour les clubs ! Tu vas voir que la donne va changer et vite ! Et obligation de libérer le joueur bien sûr. Comme avant l’ère du rugby pro en somme
il y aura que les clubs libèreront moins longtemps les joueurs et c’est l »edf qui en patira en premier
Il semble que vous n’ayez pas bien compris à l’objectif de ces dépassements autorisés du salary cap pour les clubs qui fournissent les internationaux à l’EDF. Ils ont été mis en place pour permettre aux clubs concernés de pouvoir recruter les joueurs qui remplaceront ceux qui sont retenus en équipe de France sans enfreindre la règle du salary cap ; c’est une mesure d’équité. La suppression de cette mesure, cela signifierait en fait a amputer le salary cap des clubs qui fournissent les joueurs du 15 de France du montant des salaires de ces mêmes joueurs à chaque fois qu’ils sont retenus en EDF ou qu’ils sont mis en repos d’office en raison de leur statut de joueurs protégés.
J’avais pensé à un système à peu près identique, à la différence près que l’on retient des joueurs que sur l’équipe que rencontre le club impacté.
Dans.ton système, toutes les équipes se retrouveraient à ne jouer qu’avec les remplaçants.
Alors que là, l’équipe qui rencontre celle d’un club impacté, se voit juste amputée du même nombre de joueurs.
jmS83, qui empêche le RCT de former des internationaux comme J.B Gros ?
Baille, Neti, Marchant, Mauvaka, Aldhegeri, Flament, Meafou, Brennan, Cros, N’Tamack, Gourgues, Lebel, Ramos, et même Kolbe doivent leur statut d’internationaux au ST. En
En quoi l’équité sportive est faussée ?
Ce n’est pas en conservant Ma’Dona jusqu’à 75 ans que vous allez y arriver !
C’est ça… quand il y a un écart, on tire tout le monde par le bas pour réduire ces écarts…
Bienvenue en France…
Eh oui! c’est tellement plus facile que de faire des efforts. C’est ce qui a été fait dans l’Education Nationale et on voit le triste résultat.
Chiffarnas va lui dire en face Ma’Dona C.onnard sans respect.