Le bilan de mi-saison catastrophique du LOU Rugby

Le bilan de mi-saison catastrophique du LOU Rugby

Le vendredi 2 janvier 2026 à 12:46 par David Demri

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À l’issue de la phase aller, le LOU Rugby se retrouve à une place devenue tristement familière : la 12e. Englué dans le bas du tableau avec 23 points (5 victoires, 8 défaites, 3 bonus), le club lyonnais s’éloigne déjà du wagon des qualifiables, huit équipes se tenant en seulement trois points entre la 4e et la 11e place. Un écart de huit longueurs qui dit beaucoup du décrochage actuel.

Le constat n’est pourtant pas nouveau. À ce stade de la compétition, le LOU affiche quasiment les mêmes standards que lors des deux exercices précédents : un point de plus que l’an dernier, un de moins qu’en 2023-2024. Autrement dit, une régularité… dans la contre-performance. Depuis trois saisons, Lyon évolue dans la même zone grise du championnat, incapable de franchir un cap.

Des chiffres qui confirment une tendance lourde

Sur l’année civile 2025, en cumulant la phase retour de la saison passée et la phase aller de l’actuelle, le LOU a engrangé 51 points (11 victoires, 15 défaites, 7 bonus), soit une moyenne de 1,96 point par match. Un ratio insuffisant pour espérer autre chose qu’une lutte de seconde partie de tableau. À l’échelle du Top 14, seuls USA Perpignan, RC Vannes et US Montauban ont fait moins bien sur la période.

Tous les autres clubs ont dépassé la barre des 60 points. Le classement ne ment pas : Lyon est à sa place.

Un effectif séduisant, un collectif défaillant

Le paradoxe lyonnais est là. Sur le papier, l’effectif présente un savant mélange de cadres expérimentés, de joueurs arrivés à maturité et de talents prometteurs, à l’image de Baptiste Couilloud. Mais sur le terrain, l’ensemble peine à se transformer en un collectif solide et fiable, notamment dans l’adversité.

Saison après saison, les mêmes failles ressurgissent : conquête fragile, défense irrégulière, incapacité à enchaîner les performances. Les rares succès reposent souvent sur des éclairs individuels, insuffisants pour masquer un déficit structurel.

Trois managers, un même résultat

Le problème dépasse les hommes. Depuis trois ans, aucun des managers successifs — Xavier Garbajosa, Fabien Gengenbacher, puis Karim Ghezal — n’est parvenu à extraire le LOU de cette inertie. Contrairement à ses prédécesseurs, Ghezal bénéficie toutefois du soutien de sa direction, avec la mission de remodeler l’effectif sur la durée.

Le chantier est vaste. Avec le deuxième budget et la neuvième masse salariale du Top 14, Lyon dispose de moyens significatifs. Encore faut-il les traduire en une identité claire et une culture de la performance durable.

Une qualification déjà hors de portée ?

Transformer la structure d’un groupe et son état d’esprit ne se fait pas en quelques semaines. Cela prendra du temps, et probablement des décisions fortes. En attendant, sauf retournement spectaculaire lors de la phase retour, le LOU semble déjà contraint de renoncer à ses ambitions de qualification, pour la troisième saison consécutive.

Un constat sévère, mais désormais difficilement contestable.

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