Découvrez ce qui est préconisé pour les joueurs du Top 14 ayant consommé de l’alcool afin d’être en forme ce week-end

Découvrez ce qui est préconisé pour les joueurs du Top 14 ayant consommé de l’alcool afin d’être en forme ce week-end

Le samedi 3 janvier 2026 à 11:05 par David Demri

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La période est toujours particulière pour les joueurs du Top 14. Alors que la majorité des sportifs professionnels bénéficient d’une vraie coupure durant les fêtes, l’élite du rugby français continue, elle, d’enchaîner les matches. Une spécificité devenue presque banale depuis l’instauration, en 2009 par la Ligue Nationale de Rugby, du fameux « Boxing Day » à la française, pensé pour dynamiser une période traditionnellement creuse sur le plan médiatique.

Cette semaine encore, les effectifs ont dû composer entre célébrations du Nouvel An et exigences de la compétition. Certains clubs ont même programmé des séances dès le jeudi matin, au lendemain du 31 décembre. Un contexte que Ugo Mola avait anticipé dès le coup de sifflet final de la démonstration toulousaine face à La Rochelle.

« Je suis désolé, ce n’est pas moi qui fais le calendrier. Alors, on ne fait pas une soirée de champions. Les champions du 31, notamment, vous pliez tout. Ça va cogner à Perpignan. On profitera plus tard. »

Un message clair, envoyé à chaud depuis la pelouse du Stadium, pour rappeler que la priorité restait sportive.

Le professionnalisme comme garde-fou

Contrairement aux joueurs de Ligue 1, en relâche pendant une quinzaine de jours, les rugbymen doivent gérer cette période comme une séquence normale de championnat. Et les staffs misent avant tout sur la maturité des groupes.

Du côté de Castres, Xavier Sadourny se voulait rassurant via Midi Olympique :

« Aujourd’hui, je crois que les joueurs sont professionnels, estime le manager de Castres. La semaine dernière, ils savaient que nous avions un match très important contre Lyon avec peu d’entraînements ; là, c’est pareil avec le premier de l’an avant d’aller à Paris. J’ose espérer qu’il n’y aura pas trop d’écarts. »

Même discours chez les promus, à Montauban, qui découvrent cette contrainte propre à l’élite.

Pour le préparateur physique Cameron Ruiz, pas question de bouleverser les habitudes :

« On doit mettre toutes les chances de notre côté pour bien attaquer cette phase retour. Il n’y a pas eu de gestion particulière envers les joueurs, pas de réunion. On a envoyé le planning normalement en sachant que ce serait forcément particulier mais qu’on n’avait pas le choix. »

Limiter les excès, accélérer la récupération

L’enjeu n’est pas d’interdire toute forme de célébration, mais de contrôler les dégâts potentiels.

Ruiz l’assume avec pragmatisme :

« On sait qu’ils ne vont pas se coucher avant minuit. L’objectif, c’est qu’ils soient capables de garder un bon rythme et de rapidement récupérer malgré le manque de sommeil. »

Sur la question sensible de l’alcool, le discours reste préventif :

« Il y a évidemment la question de l’abus d’alcool. Cela fait partie des restrictions. Ce que je préconise à ceux qui s’autorisent l’alcool, c’est de venir transpirer le lendemain. Il n’y a pas besoin de faire une grande séance. On ne prend pas de risque, on se met sur un vélo avec une petite résistance, on fait un peu de mobilité et c’est très bien. »

Entraîner comme si de rien n’était

Au-delà de l’aspect physiologique, la gestion du calendrier reste un casse-tête organisationnel. Si le 25 décembre a été sanctuarisé par Provale, le reste de la semaine dépend entièrement des clubs. Après avoir accordé trois à quatre jours de repos autour de Noël, la plupart ont opté pour un retour rapide à la normale après le 31.

Clermont n’a ainsi pas dérogé à ses habitudes, en conservant son jour de repos au mercredi et en s’entraînant dès le 1er janvier. Même logique au Stade Français, où les joueurs étaient attendus jeudi matin pour préparer la réception de Castres. Une manière assumée de préserver les routines, maintenir l’exigence… et rappeler que, même au cœur des fêtes, le Top 14 ne s’arrête jamais.

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1 Commentaire

  1. Franck 3 janvier 2026 at 13h- Répondre

    J’espère que les 3/4 Toulonnais auront bien consommés,ils vont peut être crochetér leurs vis à vis sans le vouloir,en ne courant pas droit!

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