Grégory Patat sur le point d’être écarté ? La semaine s’annonce très lourde pour l’Aviron Bayonnais

Grégory Patat sur le point d’être écarté ? La semaine s’annonce très lourde pour l’Aviron Bayonnais

Le dimanche 4 janvier 2026 à 1:30 par David Demri

9 Commentaires

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Le déplacement au Septeo Stadium devait servir de test grandeur nature. Il a surtout tourné au révélateur brutal. Corrigé 62-22 par le Montpellier Hérault Rugby, l’Aviron Bayonnais a de nouveau sombré loin de Jean-Dauger, concédant sa plus lourde défaite de la saison à l’extérieur en Top 14.

Une débâcle qui dépasse le simple cadre sportif et ouvre une séquence de profonde incertitude en interne.

La présence du président Philippe Tayeb, arrivé en avion privé et omniprésent autour du terrain, n’a rien changé au scénario. Assis en tribune en première période, debout au bord de la pelouse après la pause, souvent absorbé par son téléphone, Tayeb a assisté, impuissant, à une rencontre déjà pliée à la mi-temps (34-10). Une image symbolique d’un club incapable de transposer à l’extérieur ce qu’il construit à domicile.

La semaine avait pourtant été placée sous le signe de l’avertissement. « On ne peut pas en prendre 45 à chaque match », avait lâché le président. Lundi, joueurs, staff et encadrement avaient été réunis, Tayeb étant accompagné de Laurent Travers, pour pointer les lacunes persistantes d’une équipe invaincue chez elle, mais structurellement fragile hors de ses bases.

Des mots lourds de sens

Au micro de Canal+, samedi soir, le président bayonnais n’a pas cherché à masquer son exaspération. « Il y a un petit moment que j’ai tiré la sonnette d’alarme sur différents sujets, je n’ai peut-être pas été entendu », a-t-il glissé, avant d’ajouter : « Il faudra prendre des décisions. Fortes ? Je ne sais pas… Mais améliorer ce qui se passe c’est obligatoire. »

Des propos volontairement ambigus, renforcés par la suite : « On manque aujourd’hui de contenu, de travail, peut-être même de dynamique. Parfois, des changements de discours peuvent amener de la fraîcheur et ça peut être très positif. » Suffisant pour alimenter toutes les hypothèses autour du staff.

Relancé sur la place de Laurent Travers, arrivé l’été dernier dans un contexte déjà sensible, Tayeb a reconnu une greffe délicate. « L’arrivée de Laurent n’a pas fait l’unanimité. Mais quand je l’ai nommé avec le conseil d’administration, on pensait que c’était la personne de la situation. Pas pour remplacer qui que ce soit, juste pour nous faire grandir et nous transmettre son expérience. »

Avant de concéder, dans un échange tendu :
« Ça n’a pas eu l’effet escompté »
« Non car il (Laurent Travers) n’intervient pas dans le sportif… jusqu’à ce soir. »

Un « jusqu’à ce soir » lâché avec un sourire énigmatique, qui agit comme un signal faible mais lourd de conséquences.

Patat sous pression, le club dans le flou

Dans ce contexte, l’avenir de Grégory Patat, prolongé pourtant jusqu’en 2028 en début de saison, s’est invité au cœur des discussions. Le manager, lui, s’est voulu droit dans ses bottes. « Je continue à travailler, je ne me pose pas la question. Je suis là pour avoir des résultats, c’est clair que… Chaque manager est soumis aux résultats mais aujourd’hui je n’ai aucun signal qui va dans ce sens. »

Un signal que Tayeb, au même moment, semblait pourtant envoyer publiquement.

La confusion s’est encore accentuée en fin de conférence de presse. Selon Sud Ouest, l’ancien troisième-ligne Jean Monribot, aujourd’hui entraîneur des Espoirs, ferait partie des pistes envisagées par le président pour renforcer le staff, contre l’avis de Patat. Interrogé frontalement, le manager a lâché, dépité : « Il faut le demander à Philippe. J’ai ma position vis-à-vis de Jean, j’en ai discuté avec lui, mais ce n’est pas moi le patron. Le patron, c’est qui ? Philippe Tayeb. »

Bayonne n’est ni relégable, ni décroché au classement : huitième, à deux points seulement du top 6. Mais la dynamique extérieure, les tensions internes et la communication brouillée donnent l’impression d’un club en déséquilibre, loin de la sérénité attendue d’un demi-finaliste de la saison passée.

La semaine s’annonce lourde à Bayonne…

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9 Commentaires

  1. Le gaulois 4 janvier 2026 at 08h- Répondre

    De ce que je peux lire, je pense que le problème c Tayeb, bru à l époque l a vite compris, patat ne doit plus se sentir soutenu…

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  2. Tachoires 4 janvier 2026 at 09h- Répondre

    Tayeb = Joubert = Ego surdimensionné

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    • Dranix 4 janvier 2026 at 11h- Répondre

      Joubert a Osé licencier un coach ex-toulousain, crime de lèse-majesté. En plus, il a battu aux dernières élections de la LNR l’ex-président du ST, re crime de lèse-majesté. Je comprends votre rancoeur éternelle, les auto-centrés.

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    • Dranix 4 janvier 2026 at 11h- Répondre

      Parmi tes amis fanatiques (il se reconnaîtra), il y en a un qui répète à chaque post « ceux qui osent tout » (oui, il est pétri d’imagination), et là, tu fais honneur à sa doctrine en comparant Roubert à Tayeb.

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  3. Mola the best 2.0 4 janvier 2026 at 09h- Répondre

    Joubert ????
    C’est qui ?
    T’a des infos ?

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  4. FENUA987 4 janvier 2026 at 12h- Répondre

    c est sur la semaine sera moins lourde a toulon , malgre les 70 pions de ce soir …avec un president completement absent , le rat n es pas la , les souris dansent !! ca se comprends …

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  5. Alan 4 janvier 2026 at 15h- Répondre

    C’est à peu près sûr, Patat ne terminera pas la saison. Il y a trop de divergences entre la tête du club (Tayeb et Travers) et le staff. La raclée prise à Montpellier tombe à point nommé pour écarter ou virer Patat.

  6. Danslaverte 4 janvier 2026 at 20h- Répondre

    Gregory, prends la place de directeur du rugby jusqu’en 2028 fin de ton contrat, prends la braise qu’on te doit la bas et après tu retrouveras un poste de manager sans soucis. Pragmatisme Gregory, pragmatisme !