Christophe Urios s’enflamme : « On n’est pas là pour montrer qu’on sait jouer au rugby. On est là pour gagner les matchs. Basta ! »
Christophe Urios s’enflamme : « On n’est pas là pour montrer qu’on sait jouer au rugby. On est là pour gagner les matchs. Basta ! »
Le dimanche 4 janvier 2026 à 1:40 par David Demri
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Clermont a rempli la mission en s’imposant à Montauban (19-34) avec le bonus offensif. Grâce à la puissance de ses avants, les Auvergnats ont confirmé leur victoire sur Bordeaux et recollent au classement. Et c’est le principal pour leur manager Christophe Urios.
Est-ce que votre mission est accomplie?
Oui, mission accomplie. Mission accomplie, difficilement, dans le dur, mais je trouve avec autorité quand même. Ça avait tout d’un match piège. Après la grosse mentalité de la semaine dernière, je trouve qu’on est sur le même tempo. Avec des avants costauds, efficaces, c’est une victoire avec autorité. Si on avait été un peu moins indisciplinés à un moment donné, je pense que le match aurait été plus simple. Cet essai juste avant la mi-temps, leur redonne de l’espoir, évidemment. Mais bon, l’essentiel a été fait.
Vous avez retrouvé vos avants?
Oui, les avants on fait un gros match, encore une fois. Ça faisait un mois qu’on n’était pas très conquérants, en fait. Depuis la reprise. Je l’ai suffisamment dit pour ne pas en remettre une couche. Mais c’est vrai qu’on avait une mentalité qui était spéciale. On était un peu à côté de nos pompes. Mais là, depuis trois semaines ça va mieux. Mais même la semaine de l’USAP. Mais la réaction était un peu tardive pour être bien à l’USAP. Mais je trouve que ça fait trois semaines qu’on travaille bien, qu’on travaille mieux. Et là, la semaine de Bordeaux, dans une semaine hyper dangereuse, parce qu’il n’y avait pas d’entraînement, on a été capable de se remettre dedans. Avec des avants conquérants. Et cette semaine, pareil. C’est plutôt bien. Et puis notre ADN, c’est ça. Le rugby, ça reste des avants forts. Aujourd’hui, on a mis cette équipe à genoux parce qu’on a eu des avants forts. Ce qui n’était pas le cas depuis la reprise, et notamment depuis le match à Lyon. Ça fait quinze jours qu’on a remis l’église au centre du village.
Quel est le vrai visage de votre équipe? Va-t-elle être plus régulière?
Je ne sais pas. Honnêtement, quand on a gagné à Montpellier, juste avant la trêve, on était très costauds. Franchement. Et puis quand on a repris, on a eu ce mois compliqué. Avec une Coupe d’Europe catastrophique. Donc là, on n’était plutôt pas très bien. Éparpillés. Ce que je ne comprenais pas en fait. Donc là, on a réussi à se remettre dedans. C’est bien. La défaite à Perpignan nous a ouvert les yeux. Parce que les mecs ne me croyaient pas. Ça fait deux mois que je leur disais : « les gars, on est à côté de nos pompes ». Ils ne nous croyaient pas en fait. Cette défaite a été un électrochoc. Bon j’ai cru comprendre qu’on n’était pas les seuls à perdre à l’USAP… On nous a traités de moins que rien. Aujourd’hui, on est satisfaits de ce match. Satisfaits de cette victoire. Et de cette capacité d’enchaîner après une grosse performance la semaine dernière. C’est plutôt bien. J’espère qu’il n’y aura pas de trous d’air, qu’il faut continuer.
Le match a été solide de la part de vos avants, mais moins au niveau de la production du jeu…
Ce n’était pas évident. Les conditions, franchement, encore une fois, ne sont pas faciles. Il fait très, très froid. Je ne cherche pas d’excuses. On s’est tellement senti costaud devant, qu’on ne voulait pas prendre des risques. Même si on en a pris. Parce que finalement, on les remet dans le match par notre indiscipline. Et par nos erreurs. Ce n’est pas un match léché. On n’était pas venu pour ça. Je suis désolé.
Malgré le terrain synthétique qui aurait pu vous amener à jouer différemment?
A 17-0, pourquoi pas. Quand il revient à 17-7, juste avant la mi-temps. Il y avait une espèce d’euphorie. On défend pendant 3-4 minutes. On se retrouve à 14. Il ne fallait pas changer. On n’est pas là pour montrer qu’on sait jouer au rugby. On est là pour gagner les matchs. Basta ! On sait qu’on sait jouer au rugby. On le sait. Mais on n’est pas là pour montrer qu’on sait jouer au rugby. On est là pour gagner les matchs. Tant pis pour ceux qui sont… C’est comme ça. Dans la production du jeu, il y a encore du travail. Mais on n’est qu’à mi-saison. C’est bien.
Que pensez-vous du triplé de votre talonneur Barnabé Massa?
Les essais de Massa, j’aurais pu les mettre (il sourit). Non, je rigole. C’est un joueur qui est très bon sur les mauls. Parce qu’il ne s’agit pas de conduire le maul et de ne pas être bon. Lui, il est bon dans la conduite des mauls, il est malin, il est collectif. Donc pour moi, les essais sur les mauls, c’est surtout un essai collectif. Ce n’est pas un essai de celui qui marque à la fin. Mais je suis obligé de dire que c’est un garçon qui sent ce jeu. Il est très, très bon sur les mauls. Il arrive à se filer dans les espaces, il arrive à sentir les pressions. Il travaille, il ne se laisse pas porter par le maul. Il pousse en fait. Et je trouve que c’est un des rares qui le fait. Il le fait plutôt bien. Donc on est content pour lui. C’est bien.
George Moala a été également précieux ce soir…
On ne l’avait pas pris à Perpignan parce que je sentais que le match de Sale, c’était son match de reprise. Il avait eu des difficultés physiques, mais c’était normal. George a besoin de jouer. Là, on avait fait le choix de ne pas le prendre à Perpignan parce qu’on voulait qu’il bosse, qu’il travaille, qu’il retrouve du rythme parce que ça passait par là aussi. Et pas que les matchs. Et surtout, je savais que derrière le match de Bordeaux, on ne pouvait pas travailler. Donc, on a laissé le week-end pour qu’il fasse un gros boulot avec les hors-groupes. Et ensuite, derrière, il a pu s’entraîner correctement de façon individuelle et autonome. Ça, c’était important. Il est en train de retrouver petit à petit un bon niveau. Ce n’est pas son meilleur niveau encore. Mais je trouve qu’il est en train d’amener de la présence au centre du terrain. Et nous, on est construit comme ça. Donc, c’est plutôt bien.
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Bonjour et meilleurs voeux à tous !
Ben OUI !! Bravo M.Urios