L’anecdote de Laurent Labit après la victoire contre Toulouse : « Ils n’étaient pas très contents… ils étaient plutôt énervés ! »
L’anecdote de Laurent Labit après la victoire contre Toulouse : « Ils n’étaient pas très contents… ils étaient plutôt énervés ! »
Le dimanche 4 janvier 2026 à 2:13 par David Demri
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Menée 11-21 à la pause par le Stade Toulousain, l’USAP n’a pas attendu que le match lui échappe totalement pour agir. Quatre changements dès la mi-temps, tous devant, ont immédiatement modifié la dynamique.
Ignacio Ruiz, Peceli Yato, Joaquín Oviedo et Bruce Devaux sont entrés ensemble, avec pour mission claire : remettre de l’impact, ralentir Toulouse et imposer un nouveau tempo.
Le constat du staff était sans appel. « C’était nécessaire parce que les 20 dernières minutes de la première mi-temps n’étaient pas satisfaisantes : beaucoup de ballons rendus, des ballons perdus en mêlée, en touche, une pénalité vite jouée en touche directe… On a donné beaucoup de ballons faciles à Toulouse qui excelle là-dedans. On a donc décidé de coacher », explique Laurent Labit via L’indépendant.
Un plan assumé… et un autre improvisé
Si ce type de coaching n’est pas inédit à Perpignan – cinq avants étaient déjà entrés très tôt contre Clermont – la situation était différente cette fois-ci. « Autant pour Clermont, on avait prévu un coaching avec six avants sur le banc et de grosses entrées. Autant, là, c’était juste nécessaire », reconnaît Labit. L’urgence a dicté la décision.
En revanche, le choix de placer certains profils sur le banc était, lui, pleinement assumé. Et il n’a pas été sans provoquer quelques crispations. « Quand on a pris la décision dans la semaine de mettre ces joueurs-là sur le banc, notamment les deux Argentins, ils n’étaient pas très contents. Ils étaient plutôt énervés », glisse le manager catalan.
Avant d’expliquer la logique derrière ce pari : « Mais ce que je leur ai dit, c’est qu’on a besoin d’avoir ces joueurs internationaux à leur meilleur niveau. Si eux le sont, ça va amener les autres à un niveau supérieur. »
L’orgueil a fait le reste. « Aujourd’hui, ça nous a servis parce qu’ils étaient sûrement énervés », sourit Labit. Et le contexte a ajouté une touche symbolique : « C’était l’anniversaire de Coco Ruiz aussi, donc tout était réuni pour qu’il entre bien dans le match. » La suite parlera pour eux : « Et ça s’est passé comme ça aussi avec Joaquín (Oviedo), Peceli (Yato) et même Bruce Devaux, qui a fait une très bonne entrée alors qu’il ne joue pas beaucoup ces derniers temps. Ces quatre joueurs ont vraiment changé le cours du jeu. »
Une profondeur d’effectif devenue crédible
En remplaçant Sama Malolo, Mathieu Tanguy (puis Jacobus van Tonder), Lucas Velarte et Giorgi Tetrashvili, les entrants ont non seulement tenu la baraque, mais porté l’USAP vers une victoire de prestige. Trois essais sur quatre inscrits par des joueurs sortis du banc, une domination physique progressive et un adversaire étouffé.
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