Ca chauffe entre France 2023 et Daimani : Une créance de 11,7 millions d’euros est en jeu
Ca chauffe entre France 2023 et Daimani : Une créance de 11,7 millions d’euros est en jeu
Le dimanche 11 janvier 2026 à 18:17 par David Demri
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Le feuilleton autour des billets VIP de la Coupe du monde de rugby 2023 continue. Ce dimanche, les organisateurs du tournoi ont confirmé qu’ils maintenaient leur créance de près de 12 millions d’euros envers la société suisse Daimani, malgré la contestation formulée la veille par cette dernière.
Cette somme est réclamée dans le cadre de procédures liées à la commercialisation des packages d’hospitalités (billets VIP + services), vendus via la plateforme Daimani pendant le Mondial organisé en France.
Le GIE estime que la dette est contractuelle
Christophe Pierrel, liquidateur du GIE (Groupement d’intérêt économique) chargé d’une partie de l’organisation du tournoi, a défendu la position des organisateurs en soulignant le caractère contractuel de la créance. « Ils essaient de créer un écran de fumée, de mettre de la confusion dans un dossier juridiquement très clair », a-t-il indiqué via L’équipe.
Selon lui, la créance de 11,7 millions d’euros correspond à une garantie contractuelle fournie par Daimani Holding à Daimani France. Cette dernière était responsable de la vente de plusieurs dizaines de milliers de places premium pendant la compétition. Faute de paiements, Daimani France s’était déclarée en faillite juste après la Coupe du monde, suivie peu après par Daimani Holding.
Faillites en chaîne et procédure pénale
La contestation de Daimani intervient alors que le GIE a déposé plainte contre les sociétés du groupe pour « escroquerie en bande organisée ». La procédure vise notamment Daimani Holding (société suisse), Daimani France et ses dirigeants. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire au pénal en novembre 2025, confirmant l’existence d’enquêtes en cours.
Dans sa plainte déposée en septembre 2025, le GIE évoquait un préjudice total estimé à plus de 27 millions d’euros hors taxes. Ce chiffre a été corroboré par le parquet dans sa communication.
L’affaire est désormais ouverte sur deux volets distincts : un volet commercial autour de la créance de 12 millions d’euros, et un volet pénal sur la gestion et la commercialisation des hospitalités du Mondial 2023.
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