Un joueur Rochelais est en train de se faire un nom sur la scène Européenne : Une nouvelle star sur le point d’éclore ?

Un joueur Rochelais est en train de se faire un nom sur la scène Européenne : Une nouvelle star sur le point d’éclore ?

Le dimanche 11 janvier 2026 à 18:40 par David Demri

2 Commentaires

Publicité


Étincelant et bluffant samedi avec son club de La Rochelle, lors du choc XXL face à la province rivale du Leinster (25-24, 3e journée de Champions Cup), le jeune centre Simeli Daunivucu, 20 ans, a crevé l’écran sur la pelouse de l’Aviva Stadium de Dublin.

Il a fini la partie en larmes, quand certains de ses coéquipiers s’écroulaient au sol devant la cruauté du scenario, et cette défaite sur le gong face au Leinster (25-24). A l’image d’une équipe rochelaise qui a secoué comme rarement la province irlandaise chez elle à Dublin et laissé échapper un exploit qui lui tendait les bras, Simeli Daunivucu a pourtant de quoi bomber le torse.

Dans le sillage de son infatigable compatriote Levani Botia, le natif des Fidji –fils de l’ancien champion du monde de rugby à 7 Jone Daunivucu- a livré sa plus belle performance en pro, deux ans après des premières apparitions qui lui avaient valu une convocation surprise avec le XV de France pour la tournée d’été en Argentine en 2024. A 19 ans, le centre du Stade Rochelais, qui vit en France depuis l’âge d’un an, avait ainsi choisi de jouer pour la sélection tricolore.

7 défenseurs battus (plus haut total du match), 64 mètres parcourus, 13 courses, 2 franchissements, 5 offloads (record du match), 8 plaquages… Simeli Daunivicu a pris date face au Leinster et notamment sa paire royale de centres Henshaw-Ioane. Si La Rochelle a très vite quitté l’Aviva Stadium pour rentrer dans la nuit en France, le Bleuet (9 sélections avec l’équipe de France U20, vainqueur du 6 Nations 2025) a pris le temps de se confier un peu plus tard dans la soirée au téléphone, à RMC Sport et Sud Ouest, présents sur place.

Avec quelques heures de recul, quel est votre sentiment sur cette partie au dénouement cruel? 

C’était un match spécial, on savait qu’ils allaient envoyer du jeu et beaucoup d’agressivité dès l’entame. On a un peu subi les 10, 15 premières minutes. On a réussi à vite réagir pour essayer de revenir dans le match le plus vite possible. C’est sûr qu’on avait beaucoup [il insiste à plusieurs reprises sur ce terme] d’opportunités pour repasser devant et pour sécuriser notre victoire, mais on n’a pas su les saisir et c’est comme ça qu’on finit à un point derrière…

Étiez-vous surpris d’avoir autant de possibilités de plier le match, justement ? 

Surpris non, parce qu’on savait que c’était une défense qui ‘rushait’, qui allait vite monter pour nous attraper avec le ballon. Et on savait que les opportunités étaient sur les extérieurs, donc on n’était pas surpris. Mais on a juste mal concrétisé nos opportunités et ça nous a coûté le match. 

Qu’avez-vous ressenti au coup de sifflet final? 

Beaucoup de déception parce que j’étais assez content de ma performance. De finir à un point comme ça, sur un match où on a totalement le contrôle, totalement les clés du match en main… c’est pour ça que j’ai un peu fondu en larmes à la fin. Beaucoup de déception et c’est encore une courte défaite qui peut nous coûter cher en fin de semaine prochaine face aux Harlequins (ce dimanche à 16h15, 4e et dernière journée de la phase de poule). 

Votre capitaine Grégory Alldritt, frustré mais pas du tout abattu dans les couloirs de l’Aviva Stadium, a demandé aux Rochelais de vite se relever, car La Rochelle n’a pas non plus « perdu un titre »…

Bien sûr, il m’a dit de vite me relever parce que c’est un match de poule, ce n’est pas une finale. La finale est un peu plus tard dans la saison mais on va vite « switcher ». On va regarder les images en début de semaine prochaine, c’est sûr que ça va faire mal mais on va apprendre de ça pour être mieux dès la semaine prochaine et bien finir la saison parce que ce club a besoin de faire des matchs comme ça tous les week-ends.

Aviez-vous senti dans la semaine que vous tiendriez une telle forme? 

À la base, je ne devais pas commencer le match. Quand la compo est sortie en milieu de semaine, je devais être sur le banc, « UJ » Seuteni (finalement malade) devait commencer. Je l’ai appris à la veille du match (que je serais titulaire, ndlr). Je ne me suis pas posé de question, je me suis dit qu’il fallait que je joue mon rugby parce que c’est ce que les coachs me demandent. Et que je sois dur sur l’homme. Je ne m’attendais pas à faire autant de percées. Mais il faut concrétiser les ballons quand on arrive à faire des percées comme ça. Il y a juste ça à régler. Pour le reste, j’essaie de garder ça tous les week-ends pour essayer d’apporter un maximum à l’équipe. 

Avez-vous d’ores et déjà reçu un message de votre papa, Jone Daunivucu, que l’on sait très présent à vos côtés?

Directement après le match, c’est le premier message que j’ai reçu. Il était très fier et très content de ma performance, même s’il n’y a pas eu victoire. 

L’œil du coach:

« Il s’est éclaté ballon en main, c’est son super pouvoir » Interrogé sur la prestation du centre samedi soir, l’entraîneur rochelais Romain Carmignani n’a pas tari d’éloges sur Simeli Daunivucu: « Il a été exceptionnel ce soir. Il a marqué beaucoup de points. Le nombre de défenseurs battus et toutes ses prises de décision sous pression… Il a été au niveau, il a montré un super visage. Il s’est éclaté ballon en main, c’est son super pouvoir. Et on l’a vu prendre beaucoup de plaisir et porter l’équipe aussi. »

On vous a senti libéré sur le terrain. Est-ce dire que, la saison dernière, par exemple, vous ne jouiez pas forcément votre jeu, vous n’évoluiez pas dans votre registre? 

C’est sûr que j’essaie de me libérer un peu plus en ce moment avec les joueurs que j’ai autour. Que ce soit Ihaia West, Jules Favre, Nolann Le Garrec, ou même Davit Niniashvili, Dillyn Leyds et Jack Nowell… Des joueurs qui aiment bien jouer au rugby, qui aiment bien jouer au ballon et c’est ce qui me correspond le plus. J’essaie de m’épanouir à leur côté parce que c’est un vrai plaisir de jouer à leur côté. C’est comme ça que j’arrive à mettre mon jeu en place. Ça fait du bien de jouer comme ça.

Votre récente prolongation jusqu’en 2028, officialisée à Noël, vous a libéré, aussi? 

Oui, bien sûr. C’était un point d’interrogation depuis le début de la saison. Je savais qu’en faisant de bonnes performances, de bons entraînements sur le terrain, que cette prolongation allait arriver toute seule. Maintenant que c’est fait, il faut prouver, avancer match après match. Il faut prendre semaine après semaine pour essayer de rester constant. C’est ce qu’il faut pour aller jusqu’au bout à la fin de l’année.

Pour vous comme pour l’équipe, vous êtes en quête de régularité dans ses performances…

Bien sûr. Maintenant, c’est les standards qu’il faut qu’on mette tous les week-ends. On sait qu’on est capables et on l’a prouvé ce soir. On peut mettre beaucoup d’agressivité, mais aussi déplacer le ballon. Il faut qu’on garde ça jusqu’à la fin de l’année, parce que c’est grâce à nos forces qu’on peut gagner des matchs et aller chercher quelque chose à la fin de l’année.

Votre regard sur votre compatriote Levani Botia, encore monstrueux face au Leinster, désigné homme du match, à bientôt 37 ans?

« Lep’s », on ne le présente plus. Je pense à la citation de Kylian Mbappé: on ne lui parle pas d’âge. Franchement, il le prouve encore ce soir. C’est un excellent joueur, c’est un grand homme aussi. Il aide beaucoup les jeunes, surtout les jeunes fidjiens, à essayer d’être performants tous les week-ends que ce soit en espoir ou en pro. Franchement, c’est un plus de l’avoir dans notre jeune carrière.

Via RMC Sport

Publicité

2 Commentaires

  1. Barracuda 11 janvier 2026 at 19h- Répondre

    Ben voilà a quoi je fais référence souvent et que je reproche a Pierre mignoni d’être trop frileux avec les jeunes il attend qu ils’on 23 voir 24 ans pour être titulaires quel perte de temps .après il te fait la leçon on va prendre des jeunes je les faits jouer ect mdr ils jouent 5 a 10 minutes a part quand tu les envoie au casse pipe car tu y est obliger ce jeune au début de saison il était fragile mais a force de jouer il a commencée a envoyer du jeu et grave en plus voilà la différence avec nos fonctionnaires qui prefaire jouer avec un mec de 34 balais

    J'aime 3
    J'aime pas 2
  2. perrin 11 janvier 2026 at 19h- Répondre

    Oui simeli a fait un très bon match,c’est un garçon très gentil comme son père jone,qui entraîne l’équipe de St Jean d’Angely ou joue mon fils,d’ailleurs ils ont joué ensemble quand ils étaient plus jeune. Quand il a l’occasion il vient voir son ancienne équipe,et reste très humble