Laurent Labit sans langue de bois : « Ce sont les joueurs qui sont sur le terrain et ils doivent d’abord se regarder eux-mêmes ! »

Laurent Labit sans langue de bois : « Ce sont les joueurs qui sont sur le terrain et ils doivent d’abord se regarder eux-mêmes ! »

Le vendredi 16 janvier 2026 à 14:46 par David Demri

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Depuis son arrivée début novembre à Perpignan, Laurent Labit a demandé un investissement total. Le manager a posé un cadre clair et direct. Il a demandé aux joueurs de se comporter comme des professionnels au quotidien, et pas seulement le jour du match.

Dès les premières semaines, il a parlé de responsabilité individuelle. « Je peux comprendre qu’il y ait des joueurs qui se posent des questions avec leurs agents pour savoir ce qu’ils vont faire l’année prochaine. Mais s’ils sont dans cet état d’esprit, il vaut mieux qu’ils partent maintenant […] Ce qu’on va rechercher, c’est d’être capable de monter d’un cran dans l’investissement ». La débâcle contre Montpellier (0-28), avec un Posolo Tuilagi à court physiquement, avait servi d’électrochoc.

Depuis, les effets se voient. Perpignan a gagné et le staff n’a offert aucun passe-droit.

Labit le répète : « Les meilleurs joueront. Le maillot, il faut aller le chercher ». Des rotations ont eu lieu, certains internationaux ont été secoués, le brassard a changé de bras. Pour lui, le problème du sérieux, de l’investissement et de l’état d’esprit est en grande partie réglé. « Sur le comportement des joueurs et l’individualisation, je suis très satisfait », dit-il via L’Indépendant.

Les joueurs ont confirmé ce changement. Après la victoire contre Toulouse (30-27), le pilier Bruce Devaux avait expliqué que « qu’on travaille, on fait des extras, tout le monde, même pendant les vacances ».

Pour Labit, la semaine est plus importante que le jour du match. Il détaille, toujours via L’Indépendant :

« Le résultat du samedi, c’est un process qui se fait tout au long de la semaine. Si on se réveille à une heure du match en pensant qu’on va gagner parce qu’on joue à Aimé-Giral et que le stade est plein, ça ne suffit pas. Pour gagner le samedi, il faut commencer dès le lundi matin. C’est cette mentalité-là qu’on a essayé d’amener : faire comprendre aux joueurs qu’un match, ça se prépare tous les jours, c’est leur métier. Mais comme je l’ai déjà dit, il ne faut pas baisser la tête parce qu’on n’est pas présent à un match. On a quand même son rôle à jouer. »

Pour le manager, la base est simple : être à 100 %. Il insiste :

« Ce sont les joueurs qui sont sur le terrain et ils doivent d’abord se regarder eux-mêmes. Les joueurs doivent être à leur meilleur niveau. Être à 100 %, ça leur appartient et ça ne demande pas de talent ! »

Le staff adapte ensuite le discours à chacun. « Avec l’expérience, on sait qu’il y a des joueurs qu’on va voir dans le bureau entre quatre yeux et ça va suffire. Certains, il faut piquer un peu l’orgueil, les secouer devant tout le monde. C’est de la psychologie. »

Les résultats valident le choix. « Je ne sais pas s’ils ont tous adhéré ou si ça en a crispé certains. Mais, ce que je constate, c’est que je ne peux pas dire qu’il y ait un joueur à la traîne ou qui ne travaille pas comme il faut, et c’est pourquoi les résultats sont là. » Le groupe est plus large qu’en novembre et le manager parle désormais de joueurs « consciencieux ».

Le staff peut maintenant se concentrer uniquement sur le terrain. « La meilleure version des joueurs, je crois qu’on l’a aujourd’hui. Maintenant, notre travail est de les faire jouer ensemble », conclut-il.

L’USAP joue sa qualification en huitièmes de finale de Challenge Cup ce samedi contre les Lions, avant un match important pour le maintien contre Montauban le 24 janvier.

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