La conférence de presse piquante d’Ugo Mola : « Je n’ai pas la sensation qu’il y ait une hégémonie du Stade-Toulousain »
La conférence de presse piquante d’Ugo Mola : « Je n’ai pas la sensation qu’il y ait une hégémonie du Stade-Toulousain »
Le vendredi 16 janvier 2026 à 22:37 par David Demri
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Ce samedi, le Stade-Toulousain accueillera Sale à Ernest-Wallon, dans le cadre de la 4ème journée de la Champions Cup.
Un seul objectif pour Toulouse : s’imposer avec le bonus offensif pour valider sa qualification pour la phase finale de la compétition Européenne.
Interrogé via La Dépêche, le manager Toulousain s’est confié sans aucune langue de bois.
Il évoque dans un premier temps la pénurie de joueurs dans les lignes arrières. Extrait:
Chaque saison offre son lot d’adaptation, de surprises et de capacité à avoir un chemin différent. Et c’est vrai que souvent, ces périodes de novembre, décembre, janvier, février, sont plutôt des périodes où – je ne dis pas que tu maîtrises ton rugby – tu disposes en grande partie de ton effectif. Et c’est souvent là que tu as tes performances qui sont un peu le terreau de la suite de ta fin de saison.
Force est de reconnaître qu’on a été impactés, comme d’autres le sont, mais on a été impactés à des postes et des joueurs qui nous amènent à la fois cette polyvalence, cette capacité à garder un niveau constant et peut-être un niveau après lequel on court. Il ne faut pas mettre sous couvert les performances en championnat, où on a régulièrement marqué beaucoup de points, 50, 60 contre des équipes majeures du championnat. Mais pour autant, on a la sensation, comme vous, d’une forme d’ambivalence entre ces résultats et ce rugby qui n’est pas toujours abouti. Et particulièrement ces trous d’air qui nous font du mal dans les périodes un peu tendues et serrées, que l’on a pu connaître en championnat à l’extérieur et lors de nos deux déplacements en Champions Cup.
Il confirme que ce match contre Sale sera un véritable huitième de finale. Extrait:
Oui, pour le coup, clairement, c’est un 16e de finale. On a joué cette équipe de Sale l’an dernier en huitième de finale, on la joue clairement un cran avant cette fois-ci. Vous savez, il y a une forme d’ambivalence – encore une fois, j’y tiens – entre cette fameuse hégémonie et résultats un peu attendus du Stade Toulousain, et lorsqu’ils ne sont pas à la hauteur de ce que tout le monde espère, de suite, quels sont les problèmes et qu’est-ce qui ne fonctionne pas ? Ce qui ne fonctionne pas ces derniers temps, c’est qu’on a du mal à avoir cette expérience collective, cette adaptation collective, qui nous permettent de répondre à ce que nos adversaires réalisent. Et force de reconnaître que nos adversaires nous mettent en difficulté dans certains secteurs. Il me semble qu’ils marquent beaucoup trop ou plus facilement que par le passé, ce qui leur permet d’exister et d’espérer. Et que notamment sur ces deux, trois dernières rencontres, on a du mal à enclencher des choses positives.
Alors après, encore une fois, je ne peux pas dénigrer la performance à Lyon ou face à Rochelle ces derniers temps. Mais nous, on attend plus qu’on est, on attend plus de ce qu’on est capables de faire, notamment en termes d’adaptation. Et aujourd’hui, force est de dire qu’on s’adapte peu ou pas assez pour répondre, encore une fois, aux qualités de nos adversaires. Donc c’est le constat du moment, c’est un chemin différent. Comme vous le dites très bien, ça ne nous était pas arrivé depuis longtemps. Et de décréter l’état d’urgence ou le sentiment d’éveil nécessaire, ça ne se décrète pas. Il faut que ça se vive pleinement.
Et aujourd’hui, on va voir si on est capables de le vivre ce week-end. Nous, notre job, évidemment, toujours, c’est d’être porteurs de solutions et pas de n’être que dans l’analyse et dans le constat. Il y en a suffisamment de coachs légistes (sic) et de gens qui constatent. J’en ai eu un temps dans mon staff. Aujourd’hui, je n’en ai plus et j’ai des porteurs de solutions. Mais encore faut-il qu’on trouve la bonne solution. Et aujourd’hui, on est en quête de tout ça.
Il analyse cette équipe de Sale. Extrait:
Le problème, c’est que le cran au-dessus, je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est que c’est la meilleure défense de la compétition avec uniquement 50 points pris. Quand tu sais l’importance que revêt ce match en termes de points et de goal-average et de potentiel bonus. Donc c’est la meilleure défense de cette compétition dans une poule où on ne peut pas dire qu’il n’y a pas d’équipes qui offensivement ne sont pas sérieuses. Donc ça, déjà, c’est le premier point à mettre à son actif. Deux, un effectif assez stable, même si elle a perdu notamment Hill et Du Preez devant, qui étaient des joueurs majeurs de son paquet d’avants, mais qui ont été quand même plutôt pas trop mal remplacés.
C’est une équipe, sans faire de clichés, que je caractériserais à la mode sud-af : très agressive, beaucoup de physicalité (sic), beaucoup de capacité à mettre de la pression dans toutes les zones d’affrontement. Donc comme je nous trouve un peu « faiblot » sur le sujet, peut-être que ce sera bien qu’on se teste sur ce secteur-là parce que les zones d’affrontement sur le match de Saracens et Glasgow ont été malheureusement perdues. Et c’est très certainement ce qui nous a amenés à ne pas remporter ces rencontres.
Après les deux revers contre Glasgow et les Saracens, Ugo Mola veut clairement modifier sa méthode de préparation. Extrait:
Comment penser qu’on aura des résultats meilleurs avec la même méthode ? Donc oui, il faudra, il faut, et on a déjà enclenché certaines, je l’espère, petites mutations dans notre manière de fonctionner. Mais vous savez, tout prend du temps. Il y a des absences en termes de polyvalence qui nous amenaient aussi des solutions sur le terrain. Moi, j’ai toujours pensé, encore une fois, que les solutions se trouvaient évidemment par les acteurs du jeu. À nous de les mettre dans les meilleures conditions. À nous de penser peut-être nos semaines un peu différemment. C’est vrai qu’on a un peu enchaîné dimanche, samedi dans les périodes où on sait que la fraîcheur est nécessaire, notamment sur la fraîcheur physique que demandent ces matchs-là. L’an dernier, comme vous le disiez, on décante le match contre Sale à la 57e minute, ce n’est pas neutre. Donc ce n’est pas un match sur lequel, malgré le score à la fin, qu’on a dominé tout le long. On est même menés à un moment 15 à 10 et ils ont l’opportunité d’un essai refusé qui est plus que limite et qui pouvait les faire passer à 22-10. Donc, une fois que tu dis ça, tu dois penser ton rugby et ta manière de fonctionner un peu différemment, sans remettre en cause et en question les fondements de notre réussite de ces dernières années.
Je vous regarde, observe et lis le plus souvent : à la fois, on se pose la question de pourquoi Toulouse ne va pas gagner tout le temps. Et quand il gagne tout le temps, ça dérange un peu. Donc, c’est cette ambivalence-là. Ce qui est sûr, c’est que les poupées vaudoues ont dû marcher à fond, parce qu’autant de blessures à certains endroits, il y en a qui ont dû appuyer fort dessus. J’espère qu’ils vont les ranger rapidement, parce qu’on a besoin de retrouver un peu d’un allant collectif et d’expérience collective qui nous permettent justement de répondre à ces problématiques. Et encore une fois, la compétition, qui a été pas mal dénigrée, est une compétition de haut niveau. Et on avait une poule de haut niveau, je ne vous avais pas vendu du rêve.
Il estime que son équipe doit probablement passer par cette phase difficile pour progresser et s’améliorer. Extrait:
Oui, mais après, est-ce qu’il ne faut pas qu’on passe par là ? C’est terrible ce que je vais vous dire, mais je pense que c’était nécessaire. Après, je ne souhaite pas être dans la spirale de nombreuses défaites. Mais je pense que c’est nécessaire. C’est nécessaire à notre construction, c’est nécessaire à un chemin qui pourrait paraître un peu différent. Parce que, sans suffisance encore une fois, parce que je n’ai pas de signaux de baisse de régime, de baisse de régime, d’intensité, d’entraînabilité, de capacité à vouloir faire des choses, d’enthousiasme. Ça, ce n’est pas du tout le cas et d’autres personnes pourraient en attester. Mais ça ne fait pas tout. Parce que le leurre serait de penser que d’aligner une bonne équipe, ça suffirait à gagner, et aujourd’hui, ce n’est pas le cas.
Il y a des ingrédients à mettre pour gagner une rencontre de haut niveau. Il y a des sacrifices pour gagner une rencontre de haut niveau. Il y a un niveau d’engagement pour gagner des rencontres de haut niveau. Et je ne suis pas sûr que cela soit tout au long du match au rendez-vous pour gagner des rencontres de haut niveau. Donc c’est à nous de nous remettre dans ce paradigme-là, d’être une équipe de haut niveau, chose que nous ne sommes pas en ce moment.
Il se demande si son équipe n’a pas besoin de passer par une saison catastrophique pour rebondir. Extrait:
Et est-ce qu’il ne faut pas passer par une saison catastrophique pour rebondir ? On peut toujours se chercher des raisons de rebond, de satisfaction, de capacité à se remettre en question. Ce n’est pas parce qu’on a gagné sept fois en peu de temps qu’on maîtrise tout et qu’on pense avoir la méthode absolue. J’ai toujours pensé que du moment où tu gagnais, il fallait remettre tout en question, ou en tout cas démonter le moteur et voir si ce moteur-là était toujours celui disponible et performant pour la saison qui suivait. C’est vrai que les saisons s’enchaînant, avec peu de temps de préparation, c’est notre manière de fonctionner.
On sait qu’on vit avec ça et c’est à nous de trouver les ressources à l’intérieur. Et aujourd’hui, je le pense sincèrement, l’état d’urgence que demande la performance, la non-connivence que demande la performance, le fait de rien se pardonner que demande la performance, le fait d’être capables de se dire les choses que demande la performance, peut-être c’est un peu amoindri chez nous, peut-être que ce n’est pas forcément toujours comme il faut. Donc c’est à nous de trouver tout ça. Et puis si on ne le trouve pas ce week-end, eh bien il y aura un championnat avec deux réceptions compliquées qui arrivent (Pau et Bayonne, NDLR). Cela ne nous enlèvera pas ce qu’on a été, mais ce qu’on a été importe peu. Si c’est pour faire des repas comme les anciens, ça c’est facile à faire. Mais les repas d’anciens, ça reste des repas d’anciens. Là, aujourd’hui, il faut faire des repas de préparation de match, pas des repas d’anciens.
Quand un journaliste lui demande si Toulouse a de la pression, il réagit instantanément. Extrait:
Mais vous croyez que quand on est champions, on n’a pas de doute ? Que quand on joue une finale après prolongation, on n’a pas eu de doute ? Que quand tu fais un doublé, tu n’as pas eu de doute ? Mais c’est la vie, les doutes. Et ceux qui pensent qu’ils n’ont pas de doute, sincèrement, je ne pense pas qu’ils fassent du sport de haut niveau. Donc le doute, c’est ce qui nourrit la performance. La remise en question, c’est ce qui nourrit la performance. Et la pression…
Encore une fois – je ne vais pas faire offense, surtout en ce moment où vous nous tirez à boulets rouges dessus –, la pression, c’est un terme de journaliste, je suis désolé. Imaginez la chance qu’ils ont de pouvoir jouer dans un stade plein, un match de phases finales avant l’heure. Moi, je trouve que c’est chouette. On s’est mis dans une situation un peu compliquée, mais c’est chouette. Si tu fais du sport de haut niveau pour penser qu’au moindre moment de doute, tout est remis en question, c’est compliqué. Les grands, les bons, les très bons, sont des personnes qui vivent avec cette pseudo-pression. Mais la pression sur un match de poules qui pourrait nous éliminer de la Champions Cup, on tirera les conséquences et on remettra le bleu de chauffe pour se mettre en meilleure situation en championnat.
Peut-être que cette année, on a l’effectif pour ne jouer qu’une compétition. Mais tout ça, vous l’analyserez bien mieux que moi dans quelque temps. Moi, ce que je sais, c’est que le niveau d’éveil pour faire des performances de très haut niveau n’était pas au rendez-vous tout au long d’un match à Glasgow et aux Saracens. Ça, c’est sûr. Après, qu’est-ce qui va faire qu’on aura le niveau d’éveil contre Sale pendant 80 minutes comme on l’a eu contre La Rochelle, Lyon, Bordeaux, Castres en début de saison ? Donc tout n’est pas à jeter. Tout est loin d’être parfait, mais il faut qu’on trouve cette bonne balance entre la récurrence de nos échéances et le résultat.
Aussi, il affirme que toutes les équipes doivent s’adapter, en permanence, en fonction des blessés et des absents. Extrait:
Je suis navré. Encore une fois, ce n’est pas pour faire offense à qui que ce soit mais c’est notre quotidien. C’est le quotidien de tous les staffs, de Toulon à Castres, en passant par Paris. Que tu aies des résultats ou pas, tu es obligé de trouver des solutions, tu es obligé d’avancer, tu es obligé de proposer des choses qui te permettent d’évoluer, de progresser et d’être plus performant. C’est notre quotidien. Et après, on le fait parfois avec un peu plus de succès ou de réussite que d’autres. Parfois, on est pertinents. Il y a les saisons où tu as l’impression que le moindre choix que tu fais est pertinent. Puis par d’autres moments, tu te dis : « Comment je ne me suis pas posé cette question. » Donc, le staff qui a pour la grande majorité, gagné beaucoup. Pour la grande majorité, ce genre de match, quand je vous prends des Jean Bouilhou, Clément Poitrenaud, Virgile Lacombe, Jerome Kaino, ce sont des garçons qui ont dû vivre 300, 400 matchs de haut niveau. Donc, ils les ont vécus en tant que joueurs. Ils en sont à 200, 300, 400 matchs en tant qu’entraîneurs.
Donc, évidemment que tout ça, il faut qu’on arrive à le remettre du mieux possible pour restituer un bout de solution à nos joueurs, mais qui aussi font partie de la solution. On fait tous partie du problème quand ça ne marche pas, mais on fait aussi tous partie de la solution quand ça réussit. Donc à nous de trouver l’amalgame et la remise en question. Le questionnement permet de trouver des solutions. Les sachants, c’est rare qu’ils trouvent les solutions puisqu’ils savent déjà. Les gens qui se questionnent peuvent, je pense, trouver des solutions, et c’est notre job. Après, parfois, on tombe un peu à côté. Parfois, la super solution que je pensais être la solution à pas mal de problèmes, elle fait couac, ou elle ne fait pas grand-chose, ou elle fait plouf. Mais ça, ça fait partie de notre quotidien. Et c’est tous les jours notre remise en question. C’est d’ailleurs un peu le dada de Jérôme (Cazalbou, NDLR) depuis quelques années sur la fraîcheur aussi nécessaire au staff pour être capable d’être porteur de solutions, pour être capable d’être très actif. Donc vous voyez, aujourd’hui, on a l’équipe de France féminine de hand et le staff qui passent quelques jours avec nous. On essaie de se nourrir aussi, on essaie de parler avec beaucoup de personnes qui ont pu vivre des moments délicats, compliqués. Il y a des choses qui sont possibles à reproduire, des analogies, parfois des antagonismes en fonction des sports et des activités. Et on essaie de se nourrir.
On n’a jamais décrété ni pensé qu’on était les meilleurs, mais on a toujours pensé qu’on avait une capacité à se remettre en question et à s’adapter. Donc, on doit s’adapter à cette période qui, je le sens au regard des questions, paraît incroyablement dramatique au Stade Toulousain. Mais c’est l’ambivalence que vous proposez tout le temps. Vous ne comprenez pas pourquoi l’hégémonie du Stade Toulousain et que ça serait bien quand même qu’il y en ait un autre qui gagne. Et puis, quand il y en a d’autres qui gagnent : « Putain, mais qu’est-ce qu’ils foutent au Stade Toulousain ». Je vous le dis, les poupées vaudoues. Il y a quelques présidents qui doivent appuyer fort.
Il refuse également de dire du mal de cette compétition car son équipe se retrouve en difficulté. Extrait:
Ce n’est pas parce qu’on a deux défaites qu’aujourd’hui, on va dire : bon la Champions Cup (il souffle), franchement, les mecs ne jouent pas le jeu, ce n’est pas terrible, les matchs sont nuls. Non, non, nous, on y accorde beaucoup, beaucoup, beaucoup d’importance. Et si on ne performe pas, ils ne vont pas se chercher des excuses ailleurs. C’est de notre faute. C’est qu’on n’aura pas mis… René Bouscatel m’avait dit un jour : « Ugo, tout change en Coupe d’Europe. » Et ça m’a marqué. Peut-être qu’on n’a pas changé assez. Peut-être qu’on n’a pas été en éveil suffisamment. Mais quand tu mènes 21-0 à Glasgow, qui est peut-être une des meilleures équipes d’Europe en ce moment, tu te dis : « Bon, on n’a peut-être pas tout changé, mais on est quand même pas mal. » Mais on se dort dessus (sic) et on prend quatre essais. Ce week-end, 28e, 29e minute, t’es dans les clous, t’es quasiment jamais en danger, un jeu au pied contré, trois essais. Ah… Donc cette fragilité-là de points de pris, et c’était une des questions d’ailleurs plutôt pertinentes ce week-end après le match, celle-là, elle interpelle. Et évidemment, quand tu perds deux matchs de poule, trois de tes quatre derniers matchs de Coupe d’Europe quand même – demi-finale contre Bordeaux et tes deux matchs de poule –, on a beau y accorder beaucoup d’importance, force est de reconnaître qu’on n’est pas dans les clous. Donc à nous de nous remettre en question pour être dans les clous.
Il peste également contre ceux qui parlent d’hégémonie Toulousaine. Extrait:
je lis tout le temps aussi : « Comment faire pour endiguer l’hégémonie toulousaine. » Moi, je n’ai pas la sensation qu’il y ait une hégémonie. Je trouve qu’on bataille chaque fois pour avoir une performance digne de ce nom. On a l’impression de bosser fort. Là, il y a des vents contraires. Il y a des éléments un peu extra-sportifs qui ne sont pas toujours géniaux.
Il y a nos contre-performances, des blessures. Mais c’est la vie d’un club. Et la vie d’un club, je vous l’ai déjà dit et je me répète, et ne croyez pas d’une seule seconde que je dénigre qui que ce soit dans la salle, mais si on gagnait tout le temps, peut-être qu’on jouerait à un jeu bien trop facile. Et ça, j’en suis convaincu. Mais pour autant, je peux vous assurer qu’on n’a pas envie de perdre. Donc on va se mettre en ordre de marche pour essayer de redevenir, malgré ces deux défaites, une équipe un peu plus inquiétante que ce que l’on laisse paraître ces derniers temps. Parce qu’on n’est pas très inquiétants, ça, je vous l’accorde.
Pour conclure, il explique sa décision d’aligner une nouvelle fois Kinghorn en 10 et Ramos en 15. Extrait:
Je vais vous le répéter parce que je n’ai pas changé d’avis. Et que le 10 et le 15 importe peu. Combien de fois Thomas Ramos a été le premier attaquant aux Saracens ? Vous avez regardé ? Plus que Blair Kinghorn. Donc enlevez-lui cinq points, mettez le 10 si vous avez envie, mettez Blair 15, mais dans tous les cas, dans le jeu, une fois qu’il est parti, il faut que les deux touchent le ballon. Et quand les deux sont amenés à toucher le ballon dans la même action, il y a de grandes chances que j’ai une action positive à la sortie. Sauf que c’est arrivé trop peu souvent ce week-end. Sauf le premier essai qui nous amène cette situation-là.
Donc oui, il n’y a pas de poste. On a des rôles à jouer. Après, le débat du 10, pour peu que tu dises du bien d’un mec, tu penses du mal de l’autre. Vous n’allez pas m’amener sur le terrain qui n’est pas le mien. Thomas est un grand demi d’ouverture, mais un très, très bon arrière. Blair est un très bon arrière, mais pas mauvais à l’ouverture. Donc on essaie de trouver la bonne formule du moment, et peut-être qu’on se plante. Moi, je n’ai pas de honte à dire que je me suis trompé, ou de problème à dire que je me suis trompé, que vous aviez eu une meilleure analyse. Sauf qu’on passe un peu de temps avec eux, et qu’il nous semble, pour le moment, que ça reste la solution la plus équilibrée. Mais sur le jeu, quand vous vous amusez à voir l’interaction qu’ils ont tous les deux, amusez-vous à compter ce week-end et peut-être que Blair touchera plus de ballons, peut-être que Thomas en touchera plus.
Mais dans notre système, c’est quand les deux touchent le ballon que c’est souvent positif. Quand il en manque un, ça ne sent pas bon. Donc à nous de les mettre les deux. Et ce sont les deux derniers, je vous rappelle, qui me restent. Donc j’aurais bien aimé avoir un peu plus d’émulation sur le poste et le sujet.
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Pu….. J’ai voulu le lire en entier…. Je me suis endormi…
Ugo il doit avoir un bac littéraire !
Lol
Trop long mais je retiendrais une chose
Il dit pe
Peut être on a pas l’effectif cette année cette blague
encore et encore la stadomania est décidément hégémonique dans la couverture médiatique du rugby
La fin justifie justifie tous les moyens