« Ces terrains devraient être interdits » : Le cri d’alarme avant le choc décisif du RC Toulon en Angleterre !

« Ces terrains devraient être interdits » : Le cri d’alarme avant le choc décisif du RC Toulon en Angleterre !

Le samedi 17 janvier 2026 à 12:15 par David Demri

3 Commentaires

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C’est un véritable saut dans l’inconnu qui attend le Rugby Club Toulonnais ce samedi soir (21 heures) au Kingsholm Stadium. Englué dans un contexte pesant marqué par une menace d’élimination précoce et une infirmerie qui déborde, le RCT doit en plus défier une surface hybride accusée de briser les corps. Pour les Varois, le droit à l’erreur s’est évaporé sur la route des huitièmes de finale.

Une survie européenne sur un fil d’acier

Le calcul est simple mais brutal : une nouvelle défaite en Angleterre placerait les Toulonnais dans une situation quasi désespérée pour la suite de la compétition. Mais au-delà du tableau noir comptable, c’est l’intégrité physique d’un groupe déjà affaibli qui inquiète le staff. En deuxième ligne, le secteur est particulièrement sinistré avec les absences prolongées de Matthias Halagahu et Swan Rebbadj.

Pour parer au plus pressé, le club a dû activer des leviers d’urgence avec le recrutement du joker médical géorgien Giorgi Javakhia, suivi de l’arrivée du colosse anglais Junior Kpoku (2,03 m ; 119 kg). Cette tension extrême sur l’effectif rappelle le traumatisme du 4 janvier dernier, où un turn-over forcé avait conduit à un cinglant 66-0 à La Rochelle.

En face, Gloucester partage cette sinistrose, comme l’explique son directeur du rugby George Skivington via L’équipe :

« Pour une raison ou une autre, nous perdons deux ou trois joueurs à chaque match. J’aimerais avoir la réponse, mais je ne sais pas ce qui se passe. ».

Kingsholm Stadium : la pelouse de la discorde

Le Kingsholm Stadium et sa pelouse hybride représentent un facteur de risque supplémentaire qui fait frémir les organismes déjà sollicités par une saison ultra-dense. Dans le rugby britannique, la fronde contre ces surfaces s’intensifie.

Joe Marler, l’ex-pilier international anglais à la parole toujours libre, a d’ailleurs tranché : « Ces terrains devraient être interdits ». Un cri du cœur partagé par l’ancien ailier d’Exeter aujourd’hui à La Rochelle, Jack Nowell : « Je ne les supporte pas. ».

Les craintes des joueurs reposent sur une réalité physique bien précise.

Tom Willis, futur troisième ligne de l’UBB, décrypte le danger dans les colonnes du Sunday Times :

« Les appuis y accrochent différemment. Le corps ne réagit pas pareil, et quand ça lâche, les blessures sont souvent plus graves. ».

44 % de risques de blessures graves en plus

Ce n’est pas qu’un simple ressenti de vestiaire. La science valide l’inquiétude des joueurs. Une étude du British Journal of Sports Medicine, ayant analysé 2 128 blessures au genou en Premiership entre 2002 et 2023, révèle un risque de blessure au genou 44 % plus élevé sur terrain artificiel que sur gazon naturel. La gravité est également accrue, avec une durée moyenne d’indisponibilité de 45 jours.

Dès 2019, le Dr Damien Monnot (UBB) alertait sur la nécessité d’une préparation spécifique pour préparer tendons et ligaments à cette transition brutale. Pour le RCT, l’équation de samedi est donc périlleuse : il faudra gagner pour rester en vie en Europe, tout en protégeant ses dernières forces vives d’une surface qui ne pardonne rien. À Gloucester, la gestion de la casse sera tout aussi déterminante que le résultat final.

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3 Commentaires

  1. Pitoumacfly 17 janvier 2026 at 12h- Répondre

    Punaise déjà qu’on n’est pas bien en ce moment côté infirmerie…
    Je prie pour Qu’ils reviennent sans blessure !

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  2. RNFOREVER 17 janvier 2026 at 14h- Répondre

    Et que fait World Rugby pour éviter ça?! Au lieu de mettre des amendes à tout va pour un oui ou pour un non, d’intégrer les Sud Af. en coupes d’Europe (bonjour le coût et l’écologie!), rechercher et vouloir inventer une nouvelle compétition mondiale des clubs (bonjour les surcharges d’un calendrier déjà infernal qui n’économise pas les organismes des joueurs et amène à une dégradation de la qualité des matchs) pour gagner encore plus de pognon, les responsables feraient mieux de contrôler les lieux et installations où se déroulent les matchs des compétitions organisées par eux! Quant aux horaires des matchs bonjour les dégâts!…

    J'aime 17
  3. HL1315 17 janvier 2026 at 15h- Répondre

    « Le cri d’alarme.
    Une survie européenne sur un fil d’acier
    une situation quasi désespérée
    au-delà du tableau noir
    le secteur est particulièrement sinistré

    Cette tension extrême sur l’effectif rappelle le traumatisme du 4 janvier dernier,
    En face, Gloucester partage cette sinistrose

    il faudra gagner pour rester en vie en Europe, tout en protégeant ses dernières forces vives »

    C’est un article de rugby ou d’un correspond de guerre de 39 40, sur l’invasion de l’Ukraine par Poutine ou la prochaine du Groenland par Trump ?