USAP : 80 minutes d’enfer et un final irrespirable ! Pourquoi le match nul contre les Lions change tout pour Perpignan !

USAP : 80 minutes d’enfer et un final irrespirable ! Pourquoi le match nul contre les Lions change tout pour Perpignan !

Le samedi 17 janvier 2026 à 21:43 par David Demri

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Dans un stade Aimé-Giral transformé en arène dantesque par une météo apocalyptique, l’USAP a validé son ticket pour les huitièmes de finale de la Challenge Cup ce samedi. Au terme d’un scénario irrespirable face aux Lions sud-africains (20-20), les Catalans s’offrent un printemps européen historique malgré leur situation précaire en championnat.

Une mission de survie dans la tempête

L’équation était limpide pour les protégés de Laurent Labit : l’interdiction formelle de s’incliner pour poursuivre l’aventure. Sous une pluie diluvienne et des rafales de vent violentes — le département étant placé en vigilance pluie-inondation — les Perpignanais ont accompli leur prophétie. Ce résultat nul, arraché avec les tripes, permet à l’USAP d’enchaîner une quatrième réception consécutive sans revers dans son antre.

Malgré les éléments, les deux formations ont refusé de se livrer à un simple duel de jeu au pied. Dès l’entame, Aucagne réglait la mire pour débloquer le tableau d’affichage (3-0, 3e). Pourtant, les Sang et Or auraient pu s’envoler plus tôt si la précision n’avait pas fait défaut : une passe légèrement ajustée trop en arrière pour Aprasidze (7e) et une munition gâchée à cinq mètres de la ligne (15e) laissaient les Lions dans la partie.

Le réalisme froid des Lions

Si Perpignan dominait territorialement, les Sud-Africains faisaient preuve d’un opportunisme glacial. Sur leur première incursion sérieuse dans les vingt-deux mètres locaux, un maul dévastateur était récompensé par un essai de pénalité (3-7, 21e). Double peine pour les Catalans : Ruiz écopait d’un carton jaune sur l’action. Réduite à quatorze, l’USAP encaissait dans la foulée une pénalité lointaine, voyant les Lions s’échapper au score (3-10, 24e).

L’éclair de génie d’Oviedo

Dos au mur et sous une pression étouffante, les Perpignanais ont puisé dans leurs ressources mentales pour ne pas sombrer. À la 29e minute, après une séquence de possession soutenue, Joaquin Oviedo décidait de forcer le destin. Dans un numéro de soliste impressionnant, le troisième ligne argentin brisait trois plaquages adverses pour s’écrouler dans l’en-but (10-10).

Ce bras de fer, qui a tenu en haleine les supporters jusqu’aux ultimes secondes, offre une véritable bouffée d’oxygène à un club toujours à la lutte pour son maintien en Top 14.

Qualifiée, l’USAP devra désormais se frotter à un ogre en huitièmes de finale : la meilleure équipe de la phase de groupes.

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