USAP – Laurent Labit s’enflamme et envisage un 100% à domicile ainsi que deux victoires à l’extérieur
USAP – Laurent Labit s’enflamme et envisage un 100% à domicile ainsi que deux victoires à l’extérieur
Le vendredi 23 janvier 2026 à 23:46 par David Demri
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Perpignan reçoit Montauban samedi à Aimé-Giral, dans un stade une nouvelle fois à guichets fermés, lors de la 15e journée de Top 14. Les Catalans ont quitté la dernière place grâce à leur victoire sur Toulouse et peuvent faire un grand pas vers le barrage en fin de saison en cas de succès. Mais le manager Laurent Labit ne s’interdit pas de regarder au-delà de la 13e place.
Laurent, lors de votre intronisation à Perpignan, vous vouliez avoir quitté la 14e place avant la réception de Montauban. Mission accomplie, êtes-vous heureux de l’évolution de votre équipe?
C’est vrai qu’au début, quand on a pris l’équipe en main, on était en manque de résultats et de confiance surtout. On avait fixé des objectifs chiffrés, en termes d’état d’esprit et on voulait retrouver du jeu. On voulait battre Clermont le 20 décembre et ensuite, fin janvier, avoir laissé cette 14e place. C’est en partie ce que l’on a réalisé. Il reste encore deux matchs pour arriver à fin janvier, la réception de Montauban et un déplacement au Racing la semaine prochaine. On est pour l’instant satisfaits, mais on sait que ça peut aller très vite.
Comment avez-vous fait pour remettre l’USAP sur les rails? Vous avez axé sur quoi exactement?
On a essayé, déjà, de sortir un maximum de joueurs de l’infirmerie. Beaucoup de joueurs étaient blessés ou en méformes ou pas suffisamment prêts pour les exigences du Top 14. Ensuite, on a redistribué les cartes avec peut-être ceux qui se croyaient un peu installés ou pas habitués à être mis en concurrence ou challengés. Et puis aussi quelques points d’amélioration sur le jeu. On a essayé de revenir effectivement sur les forces de notre équipe, notamment autour de nos avants avec des joueurs plutôt puissants et qui correspondent mieux aussi à la culture que doit avoir ce club.
Prendre moins de risques aussi avec une équipe qui tenait beaucoup le ballon et qui n’utilisait pas beaucoup le jeu au pied, qui se mettait beaucoup en difficulté dans sa partie de terrain et en laissant une énergie aussi très importante, notamment sur les avants et qui avait du mal après à être au rendez-vous des phases de conquête. On a essayé de travailler dans ce sens-là. Et puis les joueurs aussi ont eu un déclic forcément après l’éviction du staff précédent, de prendre aussi leurs responsabilités et de comprendre que ce n’est pas tout le temps la faute des autres aussi si le club en était là.
Est-ce que votre défaite contre Montpellier à Béziers (28-0) a été une accélération dans ce déclic?
Oui. C’est un match qui est arrivé très tôt pour nous parce qu’on avait encore beaucoup de joueurs à l’infirmerie, pas assez de joueurs dans le registre que l’on souhaite avec la densité, la qualité physique qu’on peut avoir et pour recevoir une équipe comme Montpellier qui, cette saison, fait quand même beaucoup de mal à beaucoup d’équipes dans ces domaines-là. Donc, on a vu la différence sur ce match-là et c’était peut-être un mal pour un bien, justement, pour nous envoyer en pleine nos responsabilités. On peut mettre n’importe quel coach, n’importe quel staff, à partir du moment où sur le terrain, on ne fait pas ce que l’on doit faire et en dehors du terrain aussi, pour être sur le terrain à 100 %, ça donne des matchs comme on a eu pour Montpellier et à partir de ce match-là, je crois que les choses ont changé.
Est-ce que le match de demain est une finale pour l’USAP?
Non, pour nous ce n’est pas une finale parce que déjà, on a laissé la dernière place à Montauban. Pour Montauban, oui. Eux, ils abordent ça comme une finale parce que c’est un match à l’extérieur et ils sont avec deux points derrière nous. Pour nous, c’est un test. Depuis qu’on est là et depuis que la dynamique a changé, c’est le premier match où on est à l’étiquette de favori. Donc, ça m’intéresse de voir comment nos joueurs, dans cette dynamique, ont évolué et comment on va se comporter en étant favoris, ce qui va être la première fois depuis longtemps maintenant. On va avoir un vrai test de caractère, un vrai test sur notre jeu, un vrai test de discipline face à une équipe qui joue gros sur ce match-là. Donc, c’est plutôt un test pour nous et une finale pour eux.
Vous serez poussé à une nouvelle fois par un stade plein, vous aviez parlé de cette fierté catalane lors de votre présentation. Le public vous surprend quand même?
Ici, tout le monde parle de ça. Il n’y a plus une place dans le stade depuis un moment maintenant. Donc, on sait que ça va être encore la folie. Mais c’est vrai que c’est impressionnant. Depuis que je suis là, et le match notamment de Clermont le 20 décembre, où j’ai été à l’arrivée des joueurs, j’ai été assez impressionné par la passion et ce que ça représente ici. C’est cette énergie que les joueurs ont pu transformer en énergie positive. Ce n’est pas une mauvaise pression à se mettre. Donc, on doit savoir jouer avec ça et l’utiliser. Ce que je pense que les joueurs font plutôt bien depuis le mois de décembre.
Est-ce qu’aujourd’hui vous pensez barrage ou vous vous autorisez à regarder plus haut?
Aujourd’hui, on avait cet objectif d’avoir abandonné la 14e place à fin janvier. C’est aujourd’hui toujours le focus que l’on a. Ensuite, on a un autre objectif que l’on s’est déjà fixé, c’est de ne plus perdre à Aimé Giral jusqu’à la fin de la saison. On a six réceptions. Si on envisage de gagner les six matchs et qu’on arrive à faire un coup, voire deux coups à l’extérieur à ce moment-là, on regardera peut-être ce qui se passe au-dessus. Mais aujourd’hui, on est focus sur cette 13e place à fin janvier.
Via RMC Sport
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Le nouveau staff a insufflé un nouveau dynamisme ils arrivent un peu trop tard dans la saison l usap ne pourra pas mieux faire que 13 em et attention à l accès match un jour ça passera plus