L’immense inquiétude du Stade Rochelais pour l’avenir de Matthias Haddad
L’immense inquiétude du Stade Rochelais pour l’avenir de Matthias Haddad
Le samedi 24 janvier 2026 à 2:50 par David Demri
0 Commentaire
Publicité
Le 20 décembre dernier, le stade Marcel-Deflandre a retenu son souffle. Sur le coup d’envoi du match contre Bayonne, Matthias Haddad a subi de plein fer la charge du troisième ligne Leota.
Le verdict est tombé comme un couperet : une nouvelle commotion cérébrale. Pour le jeune troisième ligne de 24 ans, c’est la sixième officiellement recensée depuis 2020. Un chiffre qui donne le vertige et qui plonge le Stade Rochelais dans une profonde tristesse.
Une ascension brisée par les blessures
Adoubé par Fabien Galthié alors qu’il n’était encore qu’un espoir chez les U20, Matthias Haddad possède un talent pur, largement au-dessus de la moyenne. Mais ce potentiel exceptionnel est sans cesse freiné par un corps qui semble dire « stop ».
Son coéquipier Oscar Jegou ne cache pas sa peine face à cette répétition tragique :
« Un KO de plus, c’est le seul bémol du match. C’est compliqué. Il a vite donné de bons signaux, j’espère que cela s’arrêtera en 2026 car ça le touche tout le temps. »
Le rendez-vous de la dernière chance ?
Pour n’importe quel joueur victime de commotions, le protocole est strict. Mais pour Haddad, dont le contrat court jusqu’en 2028, l’inquiétude est passée au niveau supérieur.
Selon Midi Olympique, le club a pris les devants : le joueur doit consulter en ce début d’année l’un des plus éminents spécialistes français des chocs cérébraux.
L’objectif est simple mais vital : évaluer si le temps de récupération et l’absence de symptômes persistants (maux de tête, fatigue, troubles de la concentration) permettent encore d’envisager une pratique du rugby de haut niveau.
La Rochelle : un bastion qui vacille
L’absence prolongée de Matthias Haddad est le symbole d’un mal plus profond qui ronge le Stade Rochelais. Derrière le drame humain, c’est toute la profondeur d’effectif des Maritimes qui est remise en question. Entre les blessures de cadres comme Danty ou Bourgarit et la méforme de piliers du vestiaire comme Will Skelton ou Ulupano Seuteni, le moteur rochelais semble grippé.
Incapable pour l’heure de régénérer un effectif qui a sans doute trop donné ces trois dernières saisons, le club à la caravelle tangue. Sans la fougue d’un Haddad capable d’enchaîner les plaquages, c’est tout l’équilibre défensif de Ronan O’Gara qui est à reconstruire. Pour La Rochelle, l’année 2026 commence sous le signe d’une urgence médicale et sportive.
Publicité
0 Commentaire
