Le message de Ronan O’Gara passe-t-il encore au sein du groupe Rochelais ? Le point sur la situation
Le message de Ronan O’Gara passe-t-il encore au sein du groupe Rochelais ? Le point sur la situation
Le samedi 24 janvier 2026 à 15:20 par David Demri
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Il y a encore peu de temps, le Stade Rochelais marchait sur l’Europe. Les images du Vieux-Port submergé par 40 000 supporters en jaune et noir après les sacres de 2022 et 2023 restaient gravées comme le symbole d’une domination sans partage. Mais en ce début d’année 2026, le ciel s’est assombri sur Marcel-Deflandre. Éliminés de la Champions Cup et à la traîne en Top 14, les Maritimes semblent avoir perdu leur boussole.
Le poids des années et un recrutement qui interroge
Le constat est frappant : l’équipe qui a terrassé le Leinster par deux fois semble aujourd’hui marquée par l’usure. Si le stade affiche toujours complet, le jeu, lui, a perdu de sa superbe. Le symbole de cette situation est paradoxal : le meilleur joueur sur la pelouse reste l’inoxydable Levani Botia. Arrivé en 2014, le Fidjien porte encore l’équipe à 37 ans, ce qui en dit long sur la difficulté de la relève à s’imposer.
Certes, le staff tente d’injecter du sang neuf avec des jeunes comme Penverne ou Daunivucu, mais la marche du Top 14 semble pour l’instant trop haute pour cette « jeune garde ». Plus inquiétant encore, le renouvellement de l’effectif pour la saison prochaine paraît timide.
Mis à part l’arrivée du talentueux Theo McFarland, le club mise encore sur des profils expérimentés (31 ans pour McFarland), prolongeant ainsi le cycle actuel plutôt que de le révolutionner.
Ronan O’Gara : Un management sous haute tension
Sur le banc, l’emblématique Ronan O’Gara est en première ligne. L’Irlandais, connu pour son tempérament de feu et son exigence héritée des Crusaders, semble parfois hésiter sur la posture à adopter en pleine tempête. Entre autocritique et sorties brutales contre ses propres troupes, le discours du « père fouettard » commence-t-il à lasser ?
Certains observateurs se demandent si le technicien ne devrait pas prendre un peu de recul lors des moments de crise, en laissant davantage ses adjoints — comme Sébastien Boboul ou Rémi Talès — gérer les débriefings à chaud, souvent trop électriques pour apaiser les esprits.
Le choc à Clermont : l’heure de vérité
L’interrogation qui brûle les lèvres des supporters rochelais est simple : le groupe a-t-il encore cette « faim » qui lui a permis de renverser des montagnes ? L’effectif reste, sur le papier, l’un des plus impressionnants de France, mais la puissance physique qui faisait sa force autrefois est aujourd’hui contestée chaque week-end.
Le déplacement à Clermont ce dimanche s’annonce comme un tournant. Soit La Rochelle amorce un sursaut d’orgueil pour sauver sa saison nationale, soit elle confirme que l’hiver 2026 marque bel et bien la fin d’une époque glorieuse. Une chose est certaine : le respect est toujours là, mais la peur, elle, a changé de camp.
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