Paris renverse l’UBB : Louis Carbonel savoure

Paris renverse l’UBB : Louis Carbonel savoure

Le samedi 24 janvier 2026 à 19:05 par David Demri

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Victorieux au terme d’un gros combat à Bordeaux-Bègles ce samedi (28-33), le Stade Français a marqué les esprits en ouverture de la 15e journée de Top 14. En devenant seulement la deuxième équipe à faire tomber l’UBB dans son antre cette saison, les Parisiens réalisent une magnifique opération comptable, dignement fêtée sur la pelouse et dans les vestiaires.

Cinq essais et un bonus offensif de prestige

Pour leur premier déplacement de l’année en championnat, les hommes de Paul Gustard n’ont pas fait les choses à moitié. Ils repartent de Gironde avec une victoire à cinq points grâce aux réalisations de Masivesi Dakuwaqa (3e), Joe Marchant (8e), Tanginoa Halaifonua (37e), Jeremy Ward (44e) et Yoan Tanga (67e).

Ce succès dans le choc des prétendants au podium permet aux Parisiens d’exorciser les démons de leurs récents échecs à Clermont et Bayonne, où ils avaient échoué d’un rien. « Enfin, ça tourne dans notre sens », a soufflé le jeune arrière Léo Barré au micro de Canal+ Sport après la partie. « On est repartis bredouilles des deux derniers déplacements alors qu’on méritait plus. »

La fin de la malédiction des « dernières actions »

La clé de ce succès réside dans la constance affichée par les Soldats Roses, capables cette fois de maintenir leur niveau d’exigence jusqu’au coup de sifflet final.

Léo Barré analyse cette bascule psychologique :

« Aujourd’hui (samedi), on a tenu 80 minutes. Sur les derniers matchs, ça s’était joué sur les dernières actions. Cet après-midi, il y avait le bon rebond, les bonnes décisions aux bons endroits, c’est ça qui nous a donné les 4 points ».

Cette efficacité clinique permet au Stade Français de ne plus se contenter des miettes (le bonus défensif) récoltées lors de ses quatre derniers voyages.

Louis Carbonel : « Ça conjure un peu le sort »

En infligeant à l’UBB sa deuxième défaite de la saison à Chaban-Delmas — une performance que seule la Section Paloise avait accomplie jusqu’ici — Paris conforte sa troisième place et son statut de candidat sérieux aux phases finales. Pour l’ouvreur Louis Carbonel, le soulagement est immense :

« Ça fait vraiment plaisir. On était vraiment très proches lors des deux dernières sorties à Bayonne et à Clermont. J’ai cru que ça allait se répéter et que c’était le thème de cette année. Je suis content qu’on finisse comme ça, ça conjure un peu le sort. »

Grâce à ce match référence, le Stade Français prouve qu’il a les épaules pour aller chercher des résultats chez les plus grands, un signal fort envoyé à la concurrence avant le sprint final.

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