Peceli Yato impressionne avec l’USAP : « Déjà, le prendre une fois c’est compliqué… »

Peceli Yato impressionne avec l’USAP : « Déjà, le prendre une fois c’est compliqué… »

Le dimanche 25 janvier 2026 à 23:14 par David Demri

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Le public d’Aimé-Giral ne s’y est pas trompé. Samedi, lors de la victoire bonifiée de l’USAP face à Montauban (31-8), une ovation assourdissante a accompagné la sortie de Peceli Yato à la 69e minute.

Auteur d’un doublé et omniprésent dans le combat, le deuxième ligne fidjien a livré une prestation de très haut niveau, symbolisant à lui seul la puissance et l’efficacité retrouvées des Sang et Or dans des conditions dantesques.

« Déjà le prendre une fois, c’est compliqué… »

Si Yato a manqué de peu le triplé juste avant la pause sur un ballon échappé, son manager Laurent Labit ne lui en tenait pas rigueur après le match.

Pour le technicien catalan, retrouver un Yato à ce niveau change radicalement la donne tactique. Il s’est confié via L’Indépendant :

« Aujourd’hui, Peceli est le joueur que tout le monde connaît. Forcément, quand il est comme ça, c’est très difficile pour les adversaires. Déjà, le prendre une fois c’est compliqué. Quand on le voit revenir, c’est encore plus compliqué. »

Les Montalbanais l’ont vu « revenir » onze fois plein axe. Résultat : deux essais en dix minutes (19e, 29e) qui ont offert le bonus offensif aux Catalans avant même la demi-heure de jeu. D’abord sur un départ au ras d’un ruck, puis en conclusion d’un mouvement de puissance qu’il avait lui-même initié derrière un ballon porté.

L’axe Tanguy-Yato : Un attelage de fer

La réussite de l’USAP ce samedi repose sur une stratégie claire : pilonner le cœur du jeu adverse.

Mathieu Tanguy, compère de deuxième ligne de Yato, confirme que la faille avait été identifiée :

« On avait établi qu’au cœur du jeu, Montauban était plutôt friable. Et aujourd’hui, avec des mecs comme Peceli, on a quand même des armes pour être performant. »

Cet attelage 4-5 a régné des deux côtés du terrain. Si Yato a parcouru 49 mètres ballon en main et battu quatre défenseurs, Mathieu Tanguy a brillé par son activité défensive (8/9 aux plaquages) et sa capacité à perturber les sorties de balle adverses. À leurs côtés, la densité physique apportée par Sama Malolo, Joaquín Oviedo ou encore Posolo Tuilagi a fini d’étouffer les Sapiacains.

L’aveu d’impuissance de Sapiac

Du côté de l’USM, Sébastien Tillous-Borde n’a pu que constater les dégâts.

Malgré un travail spécifique durant la semaine, ses joueurs n’ont jamais réussi à colmater les brèches :

« On savait très bien qu’ils savaient trouver de l’avancée auprès des rucks […] Quand il pleut comme ça, on sait très bien qu’ils ne vont pas faire deux sautées. À un moment donné, il faut resserrer les lignes, se mettre plus proche des rucks. »

Avec un Peceli Yato de retour à son meilleur niveau après sa blessure au genou, l’USAP s’offre des certitudes.

Portée par une deuxième ligne souveraine, l’écurie catalane prouve qu’elle dispose des armes nécessaires pour s’imposer dans le défi physique, quel que soit le climat.

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1 Commentaire

  1. Danslaverte 26 janvier 2026 at 11h- Répondre

    C’est sûr qu’il n’a plus 20 ans, qu’il n’est pas JIFF, mais ce genre de gazier nous aurait fait du bien dans notre 5, au moment où il est parti de lASM…