Nigel Owens catastrophé par l’état du rugby Gallois : « Les gens sont tellement déprimés qu’ils se désintéressent du jeu »
Nigel Owens catastrophé par l’état du rugby Gallois : « Les gens sont tellement déprimés qu’ils se désintéressent du jeu »
Le mardi 27 janvier 2026 à 14:09 par David Demri
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À l’aube du Tournoi des 6 Nations 2026, le pays de Galles ne se bat plus pour le trophée, mais pour sa survie. Nigel Owens, l’arbitre de légende, dépeint un tableau apocalyptique d’une nation où la ferveur s’éteint et où les structures s’effondrent.
Entre menaces de grève, provinces en péril et déroute sportive, le XV du Poireau aborde son déplacement à Twickenham dans un climat de déliquescence totale.
L’humiliation historique subie en novembre face aux Springboks (73-0) n’était que la partie émergée de l’iceberg. Pour Nigel Owens, le mal est profond, structurel et presque irréversible si rien ne change.
Des fondations en ruines
Le débat sur le nombre de provinces professionnelles (Cardiff, Ospreys, Dragons, Scarlets) occulte, selon Owens, le véritable problème : la formation. La WRU (fédération galloise) traverse une tempête financière qui a failli mener à une grève des joueurs il y a deux semaines, sur fond de rachat de Cardiff par Y11 Sports & Media et de rumeurs de fusions forcées.
L’ancien arbitre international utilise – via Wales Online – une métaphore cinglante pour décrire l’échec du système gallois :
« On ne peut pas construire un gratte-ciel sur les fondations d’un bungalow. »
Pour lui, « le nombre d’équipes n’a aucune importance » si les racines sont mortes.
Owens insiste sur l’urgence de sanctuariser les bastions historiques :
« On ne peut pas exclure une région qui comprend Swansea, Aberavon, Neath et Bridgend, qui sont toutes des villes traditionnelles de rugby avec une longue histoire dans la formation de certains des meilleurs joueurs que nous ayons jamais eus. »
Une crise d’identité et de ferveur
Le plus inquiétant reste le désamour croissant des supporters. Les stades sonnent creux en United Rugby Championship (URC) et même le Principality Stadium perd de sa superbe.
Owens tire un constat glacial sur l’état psychologique des fans :
« Je ne me souviens pas que l’opinion publique ait déjà été aussi découragée et déprimée qu’aujourd’hui. Ce qui m’inquiète, à l’approche du Tournoi des 6 Nations, c’est que lorsque vous discutez avec les gens, beaucoup sont tellement déprimés qu’ils se désintéressent du jeu. »
Le défi impossible de Steve Tandy
C’est dans ce chaos que le nouveau sélectionneur, Steve Tandy, doit préparer le premier choc face à l’Angleterre le 7 février. Contrairement à ses concurrents, il doit composer avec un handicap majeur : la dépendance aux clubs étrangers.
Alors que les Bleus travaillent déjà au complet, Tandy doit attendre la libération tardive de ses stars « exilées » comme Dafydd Jenkins, Tomas Francis et le facteur X Louis Rees-Zammit. Une contrainte supplémentaire qui s’ajoute à une liste de problèmes déjà interminable.
« De nombreux facteurs contribuent à la morosité qui règne actuellement autour du rugby gallois », conclut un Owens alarmiste.
Le toit du rugby gallois brûle, et pour l’heure, personne ne semble tenir la lance à incendie.
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