« Heureusement qu’on l’a découvert avant le désastre » : L’émotion de Grégory Patat sur Uini Atonio

« Heureusement qu’on l’a découvert avant le désastre » : L’émotion de Grégory Patat sur Uini Atonio

Le vendredi 30 janvier 2026 à 8:51 par David Demri

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Le monde du rugby reste profondément ému après l’accident cardiaque de Uini Atonio, qui contraint le pilier droit rochelais à mettre un terme immédiat à sa carrière.

Parmi les nombreux hommages, celui de Grégory Patat, manager de l’Aviron Bayonnais, résonne tout particulièrement. L’entraîneur gersois a dirigé le colosse de La Rochelle entre 2016 et 2021 et a accepté de livrer son ressenti sur ce drame.

La priorité à l’homme et à sa santé

Pour Grégory Patat, si la fin de carrière est brutale, le soulagement domine face à un drame qui aurait pu être bien plus grave.

Le manager Bayonnais s’est confié via Ici Pays Basque :

« Je n’ai pas toutes les infos. Je lui ai envoyé un message, mais j’ai eu des joueurs de La Rochelle. Il a eu un problème au niveau du cœur, c’est assez grave. Heureusement pour lui qu’on a fait les tests nécessaires pour le découvrir avant le désastre. Il est encore hospitalisé, d’après ce que je sais. Heureusement que ça a été vu avant. C’est frustrant de voir un joueur comme ça finir sa carrière sur de telles choses. Mais comme je dis, il vaut mieux… Le but, c’est qu’il se retape, et qu’il soit en bonne santé. Au-delà du joueur de rugby, il faut penser à l’homme, à sa famille et qu’il n’y ait pas de séquelle pour la suite de sa vie. C’est ce qu’on lui souhaite. »

Un parcours hors norme, de la Pro D2 au sommet mondial

Patat s’est également remémoré l’ascension fulgurante de celui qui était arrivé anonymement du rugby à dix pour devenir un pilier de classe mondiale.

« Il a réussi à construire sa carrière en France. Il venait du rugby à dix, personne ne le connaissait et il a fait un gamin en Pro D2. Ses premières mêlées, il jouait dix minutes et ressortait. Patrice Collazo le faisait ressortir parce qu’il ne tenait pas les mêlées. Mais c’est quelqu’un qui a travaillé grandement, qui a construit les standards d’un pilier droit, en Pro D2, et en Top 14. C’est un joueur qui a des mains extraordinaires et qui, dans le jeu, comprend très très bien le rugby. C’est un partenaire d’entraînement extraordinaire et il amène beaucoup d’énergie, que ce soit dans le vestiaire ou sur le terrain. En plus, il est arrivé tardivement sur le niveau international, mais aujourd’hui, c’est l’un des piliers droits les plus sélectionnés de notre XV de France. Voilà, félicitations à lui. Mais comme je dis, c’est secondaire : il faut penser à lui, penser à sa famille et que tout se passe bien pour la suite. »

L’hommage du voisin biarrot

À quelques kilomètres de là, le pilier droit du Biarritz Olympique, Hugo Pirlet, a lui aussi tenu à saluer celui qu’il considère comme une référence absolue à son poste.

« Je ne le connais pas personnellement, mais de ce que j’ai entendu, de tout le monde, c’est quelqu’un de solaire, de très sympa. Ça fait ch** pour lui. J’espère qu’il ce soignera bien, c’est le plus important »*, a-t-il déclaré, qualifiant Atonio de « peut-être le meilleur pilier droit de ces dix, voire vingt dernières années. »

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