« Je n’étais vraiment pas loin de vomir… » : Pourquoi Régis Montagne a installé une salle de muscu dans sa maison

« Je n’étais vraiment pas loin de vomir… » : Pourquoi Régis Montagne a installé une salle de muscu dans sa maison

Le jeudi 5 février 2026 à 16:15 par David Demri

0 Commentaire

Publicité


Alors qu’il s’apprête à débuter le Tournoi face à l’Irlande ce jeudi, Régis Montagne se distingue par une habitude rare dans le milieu : il possède sa propre salle d’entraînement à domicile.

« À Clermont, je ne crois pas qu’il y ait d’autres joueurs qui aient fait ce choix », s’amuse le pilier dans les colonnes de La Montagne.

Ce projet est né d’un besoin de confort et de motivation. « Je n’ai plus à me trouver d’excuses : je descends dix marches et je suis dans ma salle », explique celui qui a choisi sa maison de campagne spécifiquement parce que le « garage était assez grand pour y mettre mes affaires et installer cette salle. »

Dans cet espace décoré de ses maillots, il travaille son cardio et son renforcement à l’abri des regards.

Le choc de Marcoussis : « Je n’étais vraiment pas loin de vomir »

Si Régis Montagne a poussé le curseur de la préparation individuelle, c’est suite à un véritable électrochoc lors de ses premiers pas avec le XV de France en octobre 2024.

La marche entre la Pro D2 et le niveau international s’est avérée vertigineuse :

« La première séance que j’ai faite à Marcoussis […] je n’étais vraiment pas loin de vomir. Je voyais les étoiles. Quand on est mis devant le fait accompli, soit on se ment, soit on se dit la vérité. Et la vérité, c’est que je n’étais pas encore au niveau à ce moment-là. »

La quête du poids de forme : de 139 à 127 kilos

Pour s’adapter aux exigences du Top 14 et des tests internationaux, le Clermontois a entamé une transformation physique radicale. « Quelques mois avant d’arriver à Clermont, j’étais à 139 kilos », confie-t-il. Aujourd’hui stabilisé à « 127 kilos », il a dû apprendre à gérer ce nouveau corps :

« Le passage de 133 à 127 a été plus difficile, car il fallait s’adapter au Top 14. J’avais l’impression d’avoir perdu de la puissance et j’ai dû retravailler ma mêlée pour être plus efficace. »

Cette perte de poids était indispensable pour répondre à l’intensité du très haut niveau où « les efforts sont répétés » et où il faut « être tout le temps en éveil ».

Sa salle personnelle lui permet d’effectuer des exercices de renforcement dès qu’il n’arrive pas à « déconnecter après un match ».

Publicité

0 Commentaire