L’actionnaire majoritaire du CA Brive cité dans les « fichiers Epstein » : Des révélations qui pourraient écorner l’image du CAB

L’actionnaire majoritaire du CA Brive cité dans les « fichiers Epstein » : Des révélations qui pourraient écorner l’image du CAB

Le vendredi 6 février 2026 à 19:38 par David Demri

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C’est une onde de choc qui dépasse largement les frontières du rugby et de la Corrèze. Ian Osborne, l’homme d’affaires à la tête du CA Brive, se retrouve propulsé au cœur de l’actualité internationale suite à la publication de nouveaux documents par le département de la justice américaine.

Ces archives, surnommées les « fichiers Epstein », révèlent des liens entre l’actionnaire du club et le prédateur sexuel Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019.

Un rôle de « stratège » pour redorer l’image du prédateur

Les documents révèlent qu’au printemps 2011, Ian Osborne, alors âgé de 28 ans, aurait tenté de mettre ses talents de communicant au service du financier déchu. À cette époque, Osborne jouissait déjà d’une influence considérable dans les milieux de la tech et de la politique britannique.

Dans un échange datant de juin 2011, l’homme d’affaires proposait ses services pour aider Epstein à retrouver une place dans la haute société malgré son passé judiciaire :

« J’ai réfléchi aux défis et aux opportunités qu’impliquent votre situation et je suis prêt à vous proposer ce qui serait, d’après moi, la bonne stratégie »

L’objectif de cette collaboration, telle qu’exposée par la presse britannique, consistait notamment à effacer les traces de sa condamnation pour pédophilie sur les moteurs de recherche et à l’introduire auprès de personnalités influentes.

Selon le journal The Telegraph, les échanges témoignent d’une activité intense de mise en relation :

« Osborne a échangé des centaines d’emails avec Epstein afin de le présenter à des milliardaires de la tech et des hommes et femmes politiques britanniques. Il a effectué des voyages sur l’île d’Epstein avec l’ambition d’obtenir des financements du criminel condamné dans ses projets d’investissements. »

Des révélations sur la vie privée et des manipulations présumées

Au-delà des aspects professionnels, les fichiers contiennent des échanges plus personnels et troublants. Des courriels indiquent qu’Epstein aurait orchestré une rencontre entre Osborne et une avocate, dans le but d’obtenir des faveurs sexuelles au profit de son réseau d’influence.

Alors que l’avocate rendait compte de ses échanges avec Osborne, Epstein l’aurait incitée à obtenir des remerciements pour son entremise :

« Donne-lui tout, et juste avant de partir, (dis-lui) Jeffrey mérite un message de remerciement. »

De son côté, Ian Osborne affirme aujourd’hui avoir été totalement étranger à ces manipulations.

Selon des proches cités par la presse, il ignorait que ses rencontres personnelles étaient ainsi instrumentalisées par Epstein :

« Il est choqué d’apprendre qu’elle a été encouragée et manipulée. »

Le mea culpa de l’actionnaire du CA Brive

Face à la tempête médiatique, Ian Osborne a choisi de s’exprimer publiquement pour faire part de ses regrets et nier toute connaissance des activités criminelles d’Epstein à l’époque des faits.

Dans une déclaration officielle, il qualifie cette période de sa vie comme une faute lourde de discernement :

« Je regrette profondément d’avoir rencontré, et d’avoir eu une quelconque association avec Epstein. Je n’ai jamais été témoin, ni eu connaissance de son comportement répugnant et illégal. Je serai toujours désolé pour toutes les personnes qui en ont souffert. C’était une erreur de jugement grave que je regrette amèrement. »

Si l’homme d’affaires a adressé une lettre d’explication à ses investisseurs en début de semaine, le club de Brive n’en aurait pas encore été le destinataire officiel.

Pour le CA Brive, dont le capital est détenu à près de la moitié par la holding d’Osborne, ce lien indirect avec l’une des affaires les plus sombres de la décennie constitue un défi d’image sans précédent.

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