Stade Toulousain : Pierre-Louis Barassi brise le silence sur son calvaire de trois mois
Stade Toulousain : Pierre-Louis Barassi brise le silence sur son calvaire de trois mois
Le mardi 10 février 2026 à 23:16 par David Demri
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Le trois-quarts centre international Français, Pierre-Louis Barassi n’avait plus joué depuis une éternité.
En effet, le Toulousain était privé de rugby depuis le 15 novembre dernier, date à laquelle il avait été victime d’une commotion cérébrale lors d’un match du XV de France contre les Fidji, comptant pour la Tournée d’automne.
Ce violent choc à la tête l’a contraint de prendre du recul avec la pratique du rugby.
C’est finalement le 31 janvier dernier, lors du match du Stade-Toulousain remporté contre Bayonne que Pierre-Louis Barassi a pu refouler les terrains de la compétition.
Interrogé via La Dépêche, le joueur de 27 ans a expliqué pourquoi il a été contraint d’attendre tant de temps avant de pouvoir rejouer. Extrait:
Ça a duré parce que j’avais des symptômes dus à la commotion qui ne disparaissaient pas. C’est la première fois que cela dure aussi longtemps. Aussi, avec le staff et l’encadrement médical, on a préféré prendre le moins de risques possibles parce que ce sont des blessures sur lesquelles on a peu de recul. Et surtout, ce sont des blessures…
(il coupe). C’est une partie du corps qui est très importante pour une carrière, mais aussi pour une vie entière. Donc, parfois, il faut savoir un peu prendre son mal en patience pour justement ne pas prendre de risque pour sa vie.
Il énumère les symptômes qui l’ont inquiété. Extrait:
J’avais des migraines, j’avais des difficultés à… regarder, à me concentrer avec la luminosité. La luminosité me faisait mal. J’avais du mal dès que je réfléchissais. Par exemple, dès que je reprenais un peu mes cours j’avais mal à la tête. Donc, j’ai pris les précautions nécessaires. Et le retour sur le terrain, il n’a pas été concluant non plus lors des premières semaines. Donc voilà, j’ai pris le temps.
Il confirme que la situation était devenue dangereuse pour lui. Extrait:
Et de toute façon, le neurochirurgien et l’encadrement médical, ils sont clairs avec ce genre de blessure. Tant qu’il y a des symptômes, c’est zéro contact parce que c’est là où ça peut devenir dangereux.
Il explique comment il a réussi à surmonter cette passe difficile. Extrait:
J’ai essayé de mettre un peu de légèreté et de faire, on va dire, ce que j’avais à faire au niveau physique et musculaire au niveau prépa, au niveau prépa physique. Après, le reste de mes journées, je prenais du temps… pour moi, j’ai testé aussi des nouvelles choses. J’ai notamment fait du travail neurocognitif, tout ce genre de choses. Ce sont des entraînements pour retrouver sa cognition, pour retrouver ses réflexes, etc. C’est un travail invisible.
Pour conclure, il affirme ne jamais avoir été véritablement inquiet quant à son retour sur les terrains. Extrait:
Non, je n’étais pas trop inquiet parce que je savais que ça allait revenir. Et après honnêtement ça fait partie du jeu. Dans notre sport on a beaucoup de blessures on a beaucoup de pépins donc on sait gérer. Plus on grandit, plus on vieillit, plus on sait gérer ce genre de moments. J’ai pris mon mal en patience et j’ai fait en sorte d’arriver le plus prêt possible pour ma reprise et voilà je n’avais que ça à faire. Et puis en sachant que les séquelles pour ce genre de pépins peuvent me suivre toute ma vie, ça aide à relativiser.
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