« Il ne faut surtout pas qu’on offre aux clubs une possibilité de contourner ce salary cap » : La grosse mise au point de Yann Roubert
« Il ne faut surtout pas qu’on offre aux clubs une possibilité de contourner ce salary cap » : La grosse mise au point de Yann Roubert
Le mardi 10 février 2026 à 23:22 par David Demri
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Lors de son entretien accordé à Midi Olympique, le président de la Ligue Nationale de Rugby, Yann Roubert, détaille les limites techniques et éthiques auxquelles se heurte la Ligue concernant les contrôles sur le Salary Cap.
Si des assouplissements sont actés, notamment pour les contrats d’images des joueurs avec les équipementiers de leur propres clubs, le président justifie le maintien d’un contrôle strict sur les partenariats individuels pour éviter une explosion du système.
L’exception des équipementiers et la réalité économique
La LNR accepte de lâcher du lest sur certains secteurs très encadrés, tout en rappelant que la santé financière globale des clubs reste fragile malgré les apparences :
« J’entends ces joueurs qui se disent limités par le salary cap d’une part, et par le fait que les parties associées aux clubs ne puissent pas être partenaires de joueurs à titre individuel. Ça va en effet évoluer, d’abord de par cette hausse du plafond principal. Il va aussi y avoir un assouplissement au sujet des équipementiers : un joueur dont le partenaire particulier sera me même que celui de son club ne rentrera pas dans l’assiette.
Idem sur la participation, pour les clubs qui gagnent de l’argent et qui font des bénéfices, ceux-ci pourront être partagés au sein d’un dispositif de participation avec l’ensemble des salariés. Mais il ne faut pas non plus oublier que ces clubs qui dégagent des bénéfices ne sont pas majoritaires, loin s’en faut, puisqu’il y en a encore 10 sur 14 en élite qui ont enregistré une perte d’exploitation. Il faut être conscient de cette réalité économique. »
Le risque d’un système « incontrôlable »
Pour la Ligue, ouvrir la porte aux partenariats entre un joueur et un sponsor de son club (hors équipementiers) reviendrait à créer une zone grise impossible à réguler :
« Une fois encore, j’entends les joueurs et les clubs qui, du coup, sont entravés dans la possibilité – pour ceux qui gagnent le plus – de gagner encore plus avec des partenariats que des parties associées au club pourraient sincèrement leur donner. Mais si on libéralisait ça, on ne trouve pas la solution pour le contrôle. Ce serait l’ouverture à un outil de contournement pour des clubs qui voudraient contourner le salary cap. En clair, ce serait incontrôlable. Si un partenaire disait donner deux millions de partenariat, mais donnait en réalité un million plus dix fois 100 000 euros à 10 joueurs, on ne pourrait pas le vérifier. Or, on a besoin d’équité, de solidarité aussi. »
Un sacrifice demandé aux stars pour protéger la base
Yann Roubert assume que cette règle pénalise les joueurs les plus médiatisés, mais il y voit une mesure de protection indispensable pour la stabilité du championnat et la survie des moins nantis :
« Je suis bien conscient que ce système bloque les trois, cinq, dix joueurs qui pourraient prétendre à gagner plus le biais de partenariats avec des sponsors de leur propre club. Je suis conscient de l’effort que c’est pour eux, il faut y voir un symbole de solidarité dans le rugby. Parce que cette limitation qui s’applique sans doute aux joueurs les plus « bankables » permet en réalité de protéger l’ensemble des 2 000 joueurs qu’on recense au sein du Top 14. Idem en ce qui concerne les clubs qui pourraient potentiellement dépenser plus, ce salary cap a le mérite de préserver l’équité de nos compétitions, avec les mêmes règles pour tous et un même plafond pour tous, qui joue un rôle d’amortisseur pour prévenir les déséquilibres budgétaires majeurs susceptibles d’arriver si on n’appliquait pas ce contrôle. »
Lorsque le journaliste lui demande pourquoi l’assouplissement concerne uniquement les contrats équipementiers, il réagit immédiatement. Extrait:
« Parce que c’est contrôlable ! C’est ce que j’ai dit aux joueurs et à leur syndicat ; si on avait une solution simple, on l’appliquerait. L’idée, ce n’est pas de les brider pour les brider, mais c’est de faire comprendre et de partager en toute transparence et pédagogie les impossibilités de contrôle. Il ne faut surtout pas qu’on offre aux clubs qui le voudraient une possibilité de contourner ce salary cap. Pour le coup, les contrats équipementiers sont très normés et il y a des valeurs de marché qui sont plus faciles à établir, puisque beaucoup de joueurs ont déjà ces contrats équipementiers. »
22 Commentaires


De toute façon quand le salary cap est contourné il suffit de payer une amende (sans grande conséquence financière) et prendre 2 pts en moins au classement… ce qui est ridicule. Le message est clair pour les autres clubs: faites de même.
Dupont même pas 30 piges, une villa à 3/4 millions € au Pyla, une deuxième à 8/10 millions € en plus du reste … ok il est allé se le chercher avec du travail et du talent.
Par contre, quand tu es dans la position d’un des joueurs les mieux payés du rugby mondial, tu devrais éviter le foutage de gueule avec une sortie médiatique sur ton « manque à gagner » à cause des règles du salary cap, encore plus quand tu es bénéficiaire de contrats de com fantoche et que tu enfreins déjà les règles que tu dénonces depuis des années… à peine quelques mois après que ton club se soit fait prendre avec l’affaire Jaminet.
Ce n’est pas à 45 piges qu’un joueur de rugby va pouvoir s’acheter une villa, faut réfléchir un peu…
Si tu comprenais bien, ce n’est pas ce point qui me dérange…
Demande à Jallibert s’il n’est pas content de l’intervention de Dupont sur ce manque à gagner. Avec la nouvelle règle qui va s’appliquer ses revenus vont sérieusement augmenter.
Oui mais ce n’est pas un toulousain…
Demande à Jalibert ce qu’il en pense du manque à gagner. Grâce au « foutage de gu.eule » de Dupont il va gagner beaucoup plus. Mais là tu ne diras rien…..
Tu en sais quoi? J’ai le même avis sur la sortie de Jalibert à ce sujet que sur celle de Dupont ou Alldritt.
Il faut arrêter de s’en prendre aux joueurs qui veulent gagner plus. Une carrière c’est court et comme tous salariés ils veulent gagner plus. Je ferais pareil et toi aussi je pense. Vu l’état des joueurs à la fin ils ont raison d’assurer leurs arrières car leur carrière peut s’arrêter au prochain match.
Déjà, le Top14 est le championnat qui offre le meilleur salaire moyen au monde pour un joueur de rugby pro.
Je ne vois pas en quoi ils sont à plaindre d’autant plus que personne ne les force à exercer ce métier. Si ils trouvent ce métier de rugbyman pro ingrat, dangereux ou sous-payé, il y a aussi l’usine jusqu’à 62 ans pour peut être même pas 1/10 de ce qu’ils auront touché en dix ans de carrière rugby … Ils sont libres.
Et « l’argument » qui consiste à balancer « qu’une carrière c’est court » mais pardon, j’avais pas compris que la vie active s’arrêtait à 30 ou 35 ans moi…
Surtout quand on voit que la plupart n’ont aucune difficulté à se reconvertir dans les staffs, les médias et qu’ils ont investis dans des commerces, entreprise ou immobilier, on va pas me faire croire que leur train de vie s’écroule subitement en raccrochant les crampons…
il faudrait aussi arrêter de balancer des fadaises, quand un mec gagne les sommes annoncées soit il dilapide soit il gère.
Cette escalade permanente des salaires risque de foutre en l’air définitivement le rugby qui n’a pas l’économie réelle pour être en auto-suffisance!
bien d’accord avec toi cane.lé
Il parle trop
Beaucoup beaucoup beaucoup trop …
Tu parles de the Bestiasse ?
Avec ces mesures il ne faudra pas s’étonner si une ligue privée se monte et récupère tous nos meilleurs joueurs. Les joueurs de ce sport exigeant sont les smicards du haut niveau et quand on voit comment ils finissent leur courte carrière avec toutes ces blessures c’est anormal de gagner si peu.
Comparer à un salarié lambda ça peut paraître beaucoup, mais comparer aux autres sportifs c’est dérisoire, sans parler du foot où les salaires sont indécents. Celui du rugbyman international équivaut à un salaire moyen d’un joueur de ligue deux.
Quels autres sportifs à part le foot ? On a vu ce que ça a donner au foot la multiplication des salaires par 10, 20 ou 30 en quelques années : plus d’un milliard de dettes pour le foot pro et un intérêt sportif nullissime que plus personne ne veut diffuser parce que personne ne veut payer pour cette daube. Un milieu remplis de margoulins qui ne pensent tous qu’à bouffer une part du gâteau et qui ne raisonne plus que part le fric, le sportif étant tout à fait secondaire tant que ça brasse du pognon.
Le hand, le basket en France ? Faut pas comparer le salaire moyen de ces sports avec le rugby parce que les meilleurs vont toucher autant qu’un joueur moyen de ProD2…
Oui on a vu avec Toulouse mdr arrête ton charabia tout cela va ce négocier comme d habitude et sincevst Toulon ou une autres clubs c est rétrogradation et amendes a plusieurs millions donc arrête ton cirque .
J’aime bien les rouges sans commentaire….. » Je ne suis pas d’accord mais je ne dirais pas pourquoi ».
« un joueur dont le partenaire particulier sera me même que celui de son club ne rentrera pas dans l’assiette. »
Donc, si le partenaire n’est pas celui du club, il rentre dans le SC !
Je suppose qu’il y a une mauvaise formulation de l’auteur de cette phrase….
Non, avant quand le sponsor était différent ça ne rentrer pas dans le SC. Ça ne change pas.
L’équité du championnat, quand on a un club qui est presque automatiquement en finale, dont on peut questionner les ramifications et les magouilles (avérées et désormais documentées), laissez nous rire. Ils ne se rendent même pas compte qu’ils sont en train de tuer leur produit.