« C’était violent » : Stefan Etcheverry se confie sur les critiques et son rôle de commentateur du XV de France

« C’était violent » : Stefan Etcheverry se confie sur les critiques et son rôle de commentateur du XV de France

Le jeudi 12 février 2026 à 22:19 par David Demri

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Chaque week-end du Tournoi des Six Nations, sa voix accompagne des millions de Français. Chroniqueur sur « Bonjour ! » et commentateur vedette de TF1, Stefan Etcheverry n’est pas qu’un journaliste : c’est un ancien numéro 10 façonné par les valeurs du pré. De ses débuts amateurs à l’exposition médiatique maximale, portrait d’un passionné qui n’a rien oublié de ses racines.

Midi Olympique nous raconte l’ histoire de Stefan Etcheverry, devenu commentateur TF1 pour les matches du XV de France.

L’école de la boue et l’héritage amateur

Tout commence à Clamart, à l’âge de 8 ans, sous l’impulsion d’un beau-père visionnaire : « C’est un super sport, tu vas voir, tu vas t’amuser ». Loin des pelouses synthétiques modernes, Stefan Etcheverry apprend le rugby dans sa forme la plus pure : « Il y avait beaucoup de boue, on rentrait très sale ».

Ce parcours en Fédérale, marqué par la camaraderie et les défaites fondatrices comme celle vécue à Massy, reste son socle : « J’ai toujours fait ma vie dans le rugby. Je me suis construit autour de ça, avec mes amis notamment. »

Un destin international inattendu

Si son nom évoque le Pays basque (« Je suis à moitié originaire du Pays basque, de Saint-Jean-de-Luz »), Stefan possède une autre facette : une mère autrichienne. Ce mélange culturel lui a permis de connaître une carrière internationale singulière à la fin des années 90 :

« J’ai même joué en équipe nationale d’Autriche quand j’avais 20 ans. […] J’avais vraiment deux casquettes. J’ai grandi dans ce mélange. »

Ouvreur sur le terrain, il a gardé de ce poste stratégique une philosophie de vie basée sur « l’anticipation… Il faut avoir la petite demi‑seconde d’avance. Être calme ».

De Canal+ à la mission grand public de TF1

Après quinze années formatrices chez Canal+ où il a appris « la rigueur, le détail, l’exigence », Etcheverry a rejoint TF1 pour une mission différente : s’adresser à tous, des passionnés aux néophytes.

Une responsabilité qu’il assume avec ferveur, malgré des débuts marqués par la virulence des réseaux sociaux :

« C’était violent, et cela m’a touché au-delà de ma sphère professionnelle. […] Il fallait accepter que ça fasse partie du métier. Certaines personnes sont malveillantes, d’autres constructives. Et il faut tout intégrer. La première étape, c’est d’absorber et de vivre. Ensuite, tu continues. J’ai été bien entouré, et le soutien, interne comme externe, a été massif. Cela fait partie de la construction. Aujourd’hui, on est sorti de la zone de turbulence. On peut détacher la ceinture. Si quelqu’un peut m’aider à être meilleur, allons-y. »

Un engagement total pour le rugby

Aujourd’hui, Stefan Etcheverry ne se contente pas de commenter. Il préside le club de Clamart et parcourt les stades de France, de Mauléon à Tyrosse, pour rester au contact du terrain. Pour lui, commenter les Bleus est « une fonction premium. Une responsabilité. Un honneur ».

Dans le couloir qui mène au micro, il retrouve la même concentration qu’avant un match : « L’avant match, c’est un couloir. Il n’y a pas le choix, il faut y aller avec le cœur ».

À 40 ans passés, l’ancien international autrichien vit son métier comme une conquête permanente :

« Cette place, je suis allé la chercher comme les joueurs vont chercher le maillot, tel un Matthieu Jalibert qui revient en grâce pour ce Tournoi. Il faut rendre le moment important. »

Il conclut, en expliquant bien évidemment que son souhait est la victoire du XV de France : 

« On veut que la France gagne, on est un peu chauvin. Mais il faut aussi rendre hommage à la performance de l’autre équipe. C’est un équilibre difficile, mais essentiel. Avant chaque match, je suis dans ma bulle, concentré, hyperconcentré. L’avant match, c’est un couloir. Il n’y a pas le choix, il faut y aller avec le cœur. »

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2 Commentaires

  1. Anton 12 février 2026 at 23h- Répondre

    Certains pour ne pas dire beaucoup ne se rendent pas compte du mal qu’ils font avec les mots qu’ils écrivent. Une telle gratuité peut être dévastatrice et destructrice , mais tant que l’anonymat restera la règle sur ce blaugue et tant qu’il n’y aura pas de modé digne de ce nom les malveillances perdureront.

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  2. queue de tigre 12 février 2026 at 23h- Répondre

    Ce type est insupportable comme lartot d’ailleurs. Désolé pour lui mais il me gonfle vraiment.