XV de France : « Antoine Dupont, des faiblesses ? Dès que je trouve, je vous le dis »
XV de France : « Antoine Dupont, des faiblesses ? Dès que je trouve, je vous le dis »
Le jeudi 5 mars 2026 à 19:52 par David Demri
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Antoine Dupont n’est plus seulement ce joueur capable d’exploits individuels sur un coup de tête. Depuis son retour de blessure, le capitaine du XV de France a montré une nouvelle facette de son talent : une intelligence collective impressionnante.
S’il sait toujours prendre les choses en main quand le danger approche, il est désormais capable de s’effacer pour laisser ses coéquipiers briller.
Un retour au sommet, les doutes en moins
Après sa rupture des ligaments du genou en 2025, beaucoup s’interrogeaient sur sa capacité à redevenir le meilleur joueur du monde. Le capitaine a vite balayé les doutes. « J’avais déjà repris depuis un mois et demi : j’avais retrouvé des sensations et mon état de forme », a-t-il expliqué. « Mais c’est quand même très bien revenu. Ça a été dur physiquement, lors des premiers matchs, mais je n’étais pas le seul visiblement. Ça m’a rassuré. Aujourd’hui, ça a moins couru, plus combattu. Mais ça va, je retrouve les sensations. »
« La charnière à trois » : le nouveau concept de Galthié
Si le numéro 9 des Bleus a brillé par ses actions spectaculaires contre l’Italie, il a surtout été exemplaire par sa discipline tactique face à l’Irlande et au pays de Galles. En acceptant de partager la création du jeu avec Thomas Ramos et Matthieu Jalibert, il s’inscrit parfaitement dans ce que Fabien Galthié appelle « la charnière à trois ».
L’entraîneur de l’attaque, Patrick Arlettaz, souligne cette force : « Quand vous avez le meilleur joueur du monde dans tous les styles, c’est pas mal, non ? »
Un chef d’orchestre au service du collectif
Plus ouvert et communicatif avec le groupe, Antoine Dupont semble épanoui dans ce nouveau rôle. Il ne cherche plus systématiquement à forcer le destin, préférant s’adapter aux besoins du match.
Il s’est confié dans les colonnes de Sud-Ouest :
« Comme on passe plus par les relais du 10 ou 15, je porte un peu moins le ballon : ça s’est moins joué sur les zones de rucks lors des premiers matchs », précise-t-il. « On sent qu’on a quand même beaucoup de fluidité dans le jeu. On a un jeu très aéré. Et surtout, qui est dangereux. Je me plie à la stratégie de l’équipe, elle fonctionne de toute façon. Je m’adapte et j’arrive à trouver du plaisir dans ces moments-là. On arrive toujours à avoir des moments de désordre, de chaos. Sur les phases plus ordonnées, je suis en position d’éjecteur. Mais dans le jeu, j’arrive à retrouver cette position d’électron libre. Je ne me sens pas bridé. »
L’homme sans faiblesse ?
Pour Patrick Arlettaz, l’influence du Toulousain est totale, aussi bien dans la gestion du rythme que dans le combat pur : « Antoine a un rôle majeur parce que quand on parle d’imprévus, de comment on peut changer son fusil d’épaule par rapport au scénario d’un match, il est le meilleur joueur du monde ».
Le technicien avoue même chercher en vain un point faible au capitaine : « Moi, je lui cherche encore une faiblesse. Dès que je trouve, je vous le dis. »
Samedi, en Écosse, Antoine Dupont devra une nouvelle fois prouver qu’il est l’homme des grands rendez-vous. En attendant, son entraîneur ne tarit pas d’éloges : « Il ne sert à rien, à que dalle ! », plaisantait-il avant de louer son importance capitale dans le dispositif des Bleus.
3 Commentaires


Ben nous on peut te dire ….
On doit pas voir les mêmes matchs …
Évidemment qu’il a des faiblesses et du déchet …
Au rugby c’est que de l’humain
Pas de robot / I.A….. C’est la vie en vrai….
C’est vrai qu’il souffre de la comparaison avec Serin… les derniers matchs ST/RCT en témoignent, d’ailleurs…
Dis nous on est curieux…