Thomas Lièvremont admiratif d’un joueur du XV de France : « A chaque fois que tu le croises, c’est un arrêt buffet ou un gros stop ! »
Thomas Lièvremont admiratif d’un joueur du XV de France : « A chaque fois que tu le croises, c’est un arrêt buffet ou un gros stop ! »
Le vendredi 6 mars 2026 à 11:20 par David Demri
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Pour ce Tournoi des Six Nations 2026, le staff du XV de France a opéré des choix forts, se passant de plusieurs cadres historiques comme Grégory Alldritt. Pour occuper le poste de numéro 8, Fabien Galthié a fait confiance à Anthony Jelonch.
Un choix payant qui transforme le visage du pack tricolore : moins porté sur les charges en solitaire, le Toulousain s’impose comme un combattant infatigable, pilier de la défense française.
Un profil de combat plutôt que de relance
Si Grégory Alldritt excellait par sa capacité à perforer le terrain, Anthony Jelonch apporte une dimension différente, axée sur le combat au plus près des zones de ruck.
« Le numéro 8 dans le troisième rideau, c’est de plus en plus rare, explique Patrick Arlettaz, l’entraîneur en charge de l’attaque. Pas seulement au niveau international, d’ailleurs ; au niveau national, c’est pareil. On est dans des systèmes où l’on est très souvent à 13 joueurs sur la même ligne, et deux en fond de court, qui sont bien souvent le 10 et le 15. Donc le 8 en position de repli, mis à part sur les coups d’envoi, ça n’existe plus trop… »
Thomas Lièvremont, ancien troisième ligne international, confirme cette mutation dans les colonnes du journal Le Figaro :
« Anthony n’a pas tout à fait le même rôle que Grégory. Il a le même rôle offensif au ras, c’est lui quand même qui assure les points de fixation. Par contre, il n’est pas du tout dans la couverture de terrain et il est vraiment sur le premier rideau ».
Il souligne l’importance défensive du Gersois :
« Il est tellement précieux défensivement. À chaque fois que tu croises “Antho”, c’est un arrêt buffet ou un gros stop ! Donc il pèse quand même beaucoup sur les attaques adverses de par sa capacité à bloquer l’avancée. Et c’est pour ça qu’il n’est pas du tout utilisé dans le troisième rideau. D’abord parce qu’il a certainement moins de capacités de déplacement qu’il a eues à une époque (il a subi deux graves blessures aux genoux, NDLR), mais surtout parce qu’il est très performant dans le premier rideau et que ce serait dommage de l’en sortir. »
Un joueur au service du collectif et d’Antoine Dupont
L’altruisme est la marque de fabrique de Jelonch. Son jeu se concentre sur les soutiens offensifs et une connexion privilégiée avec son capitaine, Antoine Dupont.
« Effectivement, il y a une connexion particulière avec Antoine, remarque Thomas Lièvremont. Mais Anthony se met toujours au service des autres. Bon, quand Antoine commence à prendre des initiatives, il s’en sort généralement tout seul et il n’a pas besoin d’Anthony… »
Patrick Arlettaz détaille son apport offensif :
« Le cadre de jeu que l’on met en place en attaque, c’est un placement de joueurs et un état d’esprit pour que chacun puisse s’exprimer avec ses qualités. Anthony n’a pas les mêmes qualités que François Cros, qui n’a pas les mêmes qualités qu’Oscar Jegou. Donc Anthony amène ses caractéristiques : c’est un joueur dur, qui aime porter le ballon en cassant des plaquages, en nous mettant dans l’avancée. Il est capable de faire une passe (13 passes en 3 matchs, NDLR), bien sûr, mais ses caractéristiques fortes, c’est d’être dur au plaquage, dur dans le un-contre-un, avec sa capacité à faire avancer l’équipe. On s’appuie sur ses qualités, et on en est très contents. »
Loin des lumières, Jelonch semble trouver son bonheur dans ces tâches ingrates.
Pour Thomas Lièvremont, le constat est sans appel :
« Anthony, c’est le joueur altruiste par excellence. S’il le fallait, il irait même donner un coup de main au gardien du stade… »
1 Commentaire


C’est quand même avec cette grande vedette qu’on a pris une bonne route en Ecosse. Avec Alldritt on a jamais pris la même !!