Jean-Baptiste Elissalde explique précisément pourquoi le XV de France a sombré en Ecosse
Jean-Baptiste Elissalde explique précisément pourquoi le XV de France a sombré en Ecosse
Le lundi 9 mars 2026 à 9:33 par David Demri
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La lourde défaite des Bleus à Édimbourg (50-40) laisse un goût amer, mais surtout de nombreuses questions tactiques.
Pour Jean-Baptiste Élissalde, consultant L’équipe et ancien international aux 35 sélections, le XV de France s’est trompé de combat en voulant répondre au défi athlétique des Écossais plutôt qu’en imposant sa propre puissance.
Un profil d’équipe inadapté au scénario
Le staff tricolore avait misé sur la mobilité en reconduisant la deuxième ligne Ollivon-Guillard, étincelante face à l’Irlande. L’objectif était clair : rivaliser dans l’intensité courue.
Un choix que Jean-Baptiste Élissalde analyse avec recul :
« La leçon de ce match est que les Français ont préféré s’opposer aux Écossais plutôt que d’essayer d’imposer leurs forces. Ils devaient se douter que la météo serait clémente et s’étaient donc préparés à une forte intensité courue. D’où la titularisation de cette deuxième ligne (Ollivon-Guillard) très performante contre l’Irlande (36-14) et qui avait toutes les raisons d’être alignée en jouant autour du dix. »
Pourtant, cette stratégie a montré ses limites face à une équipe du Chardon chirurgicale, capable de déplacer le ballon avec brio (194 passes pour seulement 8 ballons perdus) et de ne concéder que 4 pénalités sur l’ensemble du match.
Une réaction trop tardive par le jeu d’avants
C’est paradoxalement quand le « banc lourd » est entré en jeu que la France a retrouvé des couleurs, en revenant à des fondamentaux plus denses autour du demi de mêlée. Cette mutation tactique a permis d’enchaîner quatre essais dans les quinze dernières minutes.
« Les Bleus finissent le match comme ils auraient peut-être dû commencer, estime l’ancien demi de mêlée. L’intensité combattue est arrivée trop tardivement mais il faut aussi souligner la performance des Écossais. Leur copie a été quasi parfaite. »
L’indiscipline, le mal absolu
Avec 10 pénalités sifflées contre eux, les Français ont affiché un visage inhabituel dans ce Tournoi 2026. Cette indiscipline, notamment en mêlée, a empêché les Bleus de construire la moindre dynamique.
Jean-Baptiste Élissalde souligne ce contraste saisissant :
« Parallèlement, les Bleus, eux, ont été bien plus sanctionnés que ces dernières semaines avec dix pénalités au total dont cinq en première période. Du jamais vu dans ce Tournoi 2026. »
Cap sur le titre européen
Malgré la frustration de voir le Grand Chelem s’envoler, l’essentiel reste à jouer. Pour le consultant, il est impératif de basculer mentalement vers la réception de l’Angleterre.
« Maintenant, il faut rapidement se projeter sur la semaine prochaine. (…) Il faut sortir de l’émotion et de la frustration née de cette défaite. Il reste une compétition à gagner. Les Français peuvent encore être champions d’Europe. Ce n’est pas rien dans une carrière. »
Le titre, bien que moins prestigieux sans le Grand Chelem, reste l’objectif prioritaire pour ne pas transformer cette défaite en un coup d’arrêt définitif.
9 Commentaires


vision à court terme …
L’intérêt de l’analyse c’est ce démarrage à l’envers et avoir voulu joué ouvert et se faire contrer d’entrée.
Ceci étant dit ce qu’il faut souligner c’est l’incapacité du staff à s’adapter dès la 30ième on savait que ça serait difficile face aux écossais en réussite et survoltés!
Mis bon ….on verra samedi face à des anglais qui voudront eux se racheter après la déconvenue italienne , déconvenue aidée par Luc Ramos le gratteur est clairement arriver sur le côté…
C’est exactement ce que je dis depuis 2 jours. Il fallait les broyer devant vu que c’est leur gros point faible. Galthié porte l’essentiel de la défaite pour lui.
On a bien vu à la fin qu’ils étaient incapables de rivaliser dans la puissance physique, il fallait aligner un pack lourd et taper au près, inlassablement en leur imposant des séquences de 20/30 temps de jeu en leur rentrant dedans. Ils auraient craqué.
La meilleure preuve, on met 4 essais en 15mn à la fin… ils étaient cuits de chez cuits. SI on les use avant, à la 50/55, il n’y a plus rien en face. L’Ecosse est une magnifique équipe quand le jeu est dynamique, dans un jeu de tranchée, c’est très faible. Il fallait les broyer et les concasser devant.
« Les Bleus finissent le match comme ils auraient peut-être dû commencer, estime l’ancien demi de mêlée. »
principalement parce que les écossais avaient assuré le match après la pénalité et qu’ils ont géré.
Attention petite pointe d’humour …..
Cette lourde défaite fait réagir tous les consultants de France.
Pourquoi la FFR ne recrute pas les Dourthe, Magne, Elissalde, Accocerby et j’en passe ….
J’ai l’impression qu’ils ont la science infuse, ils sont en communication directe avec les dieux du rugby : ) : )
Quel dommage de se passer de tels connaisseurs, spécialistes, érudits ! ! !
Il faut reconnaître que les écossais ont rendu une très belle copie et nous notre moins bonne. Dans le haut niveau ça se joue à quelques détails. La mêlée française a été sanctionnée, nous avons courru après le score et petit à petit avec la confiance le match à basculer. On peut pas refaire le match. Ça reste du sport et s’est bien ainsi. Bravo au XV du Chardon. Un jour ça sera à nous d’écrire l’histoire comme l’on fait les écossais. Arrêtez de rejeter vos rancoeur sur le sélectionneur! Ceux sont les joueurs qui font le match, certes des changements peuvent faire quelques différences. Chez les écossais très peu de changements et ils encaissent à la fin mais la victoire était acquise. Beau match en tous cas. Merci aux acteurs.
Miles ? Pour jouer devant ou ailleurs , il faut avoir des ballons et ne pas rendre le peu que tu as . Elle est ou la capacité du staff à changer sa stratégie ? Elle est ou la réactivité à effectuer dans les coachings ? Force est de constater qu’on a pas le staff des boks .
Ok avec toi Otarie.
La science infuse est très répandue également sur ce blog ( voir com de Miles au dessus) il y a plein de gars qui sont capables de donner le tiercé après l’arrivée .
La caractéristique commune des « y’avait ka » c’est le melon , il est surdimensionné.
Aucun n’a de référence et n’a entraîné personne mais ils ont tous la solution… après le match !
Oui mais ce qu’ils disent , ne t’en déplaise , est une bonne analyse
FG , piètre sélectionneur doit laisser sa place à meilleur que lui
On en aura alors fini avec cette horde de Toul… zins qui n’ont plus rien à foutre en efF
Galthié qu’on l’aime ou qu’on le déteste, a le meilleur bilan depuis TRES longtemps !
Et un autre sélectionneur prendrait aussi des Toulousains …..