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Comment Steve Borthwick peut-il encore être maintenu à la tête du XV de la Rose ?

Comment Steve Borthwick peut-il encore être maintenu à la tête du XV de la Rose ?

Le mardi 10 mars 2026 à 12:23 par David Demri

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La victoire historique 23-18 des Italiens face au XV de la Rose restera comme un moment marquant de ce Tournoi des 6 Nations 2026. Cette première défaite de l’histoire des Anglais face à la Nazionale provoque des secousses majeures outre-Manche, plaçant le sélectionneur Steve Borthwick sous une pression intense.

Une presse britannique sans concession

Les médias anglais n’ont pas tardé à exprimer leur désarroi face à cette performance. Le Telegraph titre « Une Angleterre en ruines », tandis que le Daily Mail qualifie l’événement de « une défaite impardonnable ». L’ensemble des médias britanniques s’accorde sur la gravité de la situation, parlant d’une « crise » dont la responsabilité est largement imputée au staff technique, malgré la faillite des cadres sur le terrain.

Steve Borthwick sur la sellette

L’avenir du sélectionneur est désormais au cœur des discussions. Pour The Times, cette défaite constitue une « humiliation pour Steve Borthwick ». Le Guardian, de son côté, évoque « une pression énorme » pesant sur les épaules du technicien, « qui se bat pour conserver son poste ». Le quotidien revient également sur les choix tactiques contestés lors de ce match : « sa décision d’effectuer 12 changements dans son équipe s’est retournée contre lui et son incapacité à tirer le meilleur d’un groupe de joueurs largement différent ne le met pas en valeur ».

Des leaders en perdition et un message inaudible

Au-delà du coaching, l’indiscipline des joueurs est pointée du doigt. Les erreurs des leaders Maro Itoje et Sam Underhill ont coûté cher, laissant l’équipe en infériorité numérique au moment critique. « Les messages de l’entraîneur n’ont clairement pas été entendus », regrette le Daily Mail. Sur le terrain, le constat était sans appel : « L’Angleterre était à la dérive, apathique et morose ».

Si la Fédération anglaise (RFU) temporise, la question de la légitimité du salaire du sélectionneur se pose déjà :

« La RFU ne procédera à aucun changement après cette campagne désastreuse, mais si la situation ne s’améliore pas d’ici l’été, le salaire de l’entraîneur sera difficile à justifier ».

Le divorce avec le public

Enfin, les méthodes du sélectionneur semblent de plus en plus déconnectées des attentes des supporters.

Le Daily Mail souligne ce fossé :

« Ces dernières semaines ont montré que Borthwick n’avait guère la cote auprès du public amateur de rugby. Ses méthodes scientifiques ne suscitent guère de sympathie lorsque les choses tournent mal. La seule statistique qui intéresse le public, c’est le tableau d’affichage ».

Le journal conclut de manière tranchante :

« lorsque ce qui freine l’équipe d’Angleterre, c’est sa façon de jouer, la responsabilité incombe à l’entraîneur […] Ce que font Borthwick et l’Angleterre ne fonctionnent pas. »

Steve Borthwick devra désormais trouver les ressources nécessaires pour relancer son groupe avant deux échéances périlleuses : le déplacement à Saint-Denis face à la France, puis un voyage en Afrique du Sud.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Bougnatix 10 mars 2026 at 18h- Répondre

    Ils sont de la meme « promo » avec Galthié ? ils me paraissent avoir des qualités similaires : entêtement jusque boutiste , ego surdimensionné , communication lunaire , projet de jeu collectif à la petite semaine .