À Toulon, Jonny Wilkinson travaillait 12 heures de plus que les autres : Les révélations de Saint-André !
À Toulon, Jonny Wilkinson travaillait 12 heures de plus que les autres : Les révélations de Saint-André !
Le mardi 10 mars 2026 à 12:19 par David Demri
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Le professionnalisme de Jonny Wilkinson est resté gravé dans la mémoire de nombreux joueurs du Rugby Club Toulonnais.
Dans un podcast diffusé par Otake Officiel, l’ancien manager toulonnais Philippe Saint-André a raconté avec précision l’exigence impressionnante de l’ouvreur anglais lors de son passage dans le Var.
Selon lui, la différence entre Wilkinson et la majorité des joueurs se voyait dès le matin. Alors que l’entraînement était programmé à 10h00, l’ouvreur anglais avait déjà plusieurs heures de préparation dans les jambes.
A lire ci-dessous :
« A Toulon, mes joueurs se demandaient pourquoi Jonny Wilkinson était aussi bon ? La différence entre vous et Jonny Wilkinson, c’est que lorsqu’on a un entraînement à 10h00, Jonny Wilkinson mange quatre heures avant, à 6h00 du matin. Il arrivait au stade entre 7h30 et 8h00. A l’époque, il avait souvent rendez-vous avec l’ostéopathe et le kiné. Après, il fusait un pré échauffement en salle de musculation avec le préparateur physique. »
Une préparation digne d’une finale de Coupe du monde
La routine du champion du monde 2003 impressionnait même ses coéquipiers.
Bien avant le début officiel de la séance, Wilkinson avait déjà entamé sa préparation physique et mentale :
« A 9h30 il allait sur le terrain pour faire un warm-up. Et à 10h00, il était sur le terrain comme si c’était une finale de la Coupe du monde. Et vous ? A quelle heure vous arrivez ? Les mecs arrivaient à 9h55 en moto. Ils allaient sur le terrain et ils avaient encore la trace de l’oreiller et ils n’avaient même pas pris le petit déjeuner. Et pendant 30 minutes, les mecs faisaient tomber les ballons. »
Le travail invisible qui change un vestiaire
Après l’entraînement, là encore, l’Anglais se distinguait par son exigence et sa discipline. Pendant que certains joueurs quittaient rapidement le centre d’entraînement, Wilkinson poursuivait son travail avec quelques coéquipiers comme Pierre Mignoni.
« A la fin de la séance, les mecs repartaient tout de suite pour aller manger au Mourillon. Et Jonny, avec Pierre Mignoni et certains autres, il faisait des extra en plus. Vous vous rendez pas compte du travail que l’on ne voit pas. Il fait 10 ou 12 heures de travail de plus que les autres sur une semaine. C’est le travail invisible mais c’est ce qui fait la différence. Ce joueur a changé le vestiaire de Toulon. »
Cette rigueur quotidienne a marqué durablement le club varois et reste, encore aujourd’hui, un exemple pour de nombreux joueurs passés par le RCT.
13 Commentaires


J ai lu qu au football Ronaldo était comme ça aussi.
Pour être ainsi il faut garder cet esprit de jeune adolescent ou tu pars le matin avec un ballon et rentre le soir avec une balle de tennis.
L amour de s amuser car c est avant tout un jeu qui évolue vers une exigence avec le professionnalisme.
C est surtout le travail et l abnégation
Une capacité à faire face aux états d âme à s entraîner à l heure h quel que soit les evenements de la vie
De grands hommes du domaine spirtif
Eh oui… Il parlait pas trop lui, il prouvait. Bakkies idem…Dannie aussi…Juane…Juan Martin… et quelques autres.
Aujourd’hui on se satisfait de quelques victoires, des nuls encourageants et beaucoup de défaites. Un autre cycle dirons nous
À l’ère des influenceurs, la couverture médiatique est devenue presque plus prégnante que les résultats pour faire d’un joueur une star (cf Ntk)
Et oui dranix
On dirait deux vieux nostalgiques sur un banc : « Et oui c’était mieux avant…. »
T’as raison, les réseaux sociaux, c’est tellement bénéfique pour l’humanité…
Les RS sont un formidable moyen de communication…sauf qu’on en a fait une arme destructrice…Dans certains pays ils aident les opposants, tout n’est pas négatif. Sinon le banc ça avait son charme.
Et le comptoir du troquet du coin, c’était le réseau social à l’époque.
Ce n’est pas presque Dranix c’est une certitude. Aujourd’hui il n’y a qu’à voir l’emballement autour d’un joueur pour peu qu’il ait une conquête universelle voire spatiale pour certains…
Et oui Dans la verte …ils étaient des joueurs de rugby et pas des peoples…
Le rugby était moins médiatisé, sinon on aurait assisté aux mêmes dérives. Sauf Wilko je pense, lui il est à part. Une référence que j’ai toujours admiré.
La dérive sociétale n’atteint l’individu (sujet) que s’il est réceptif à ladite dérive, certains diront faible. L’individu fort mentalement n’adhère pas, à moins qu’il soit en perpétuelle recherche d’admiration, en carence affective… Beaucoup se suffisent d’une vie normale et équilibrée, malgré la notoriété. Trop facile de se draper dans l’alibi sociétal pour se justifier