Jugé pour agression sexuelle, un jeune joueur exclu par le club de Béziers
Jugé pour agression sexuelle, un jeune joueur exclu par le club de Béziers
Le mercredi 11 mars 2026 à 21:30 par David Demri
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La justice et le club de l’ASBH ont réagi suite aux événements survenus dans la nuit du 6 au 7 février dernier à Béziers. Un jeune joueur de l’équipe Espoirs, âgé de 20 ans, est poursuivi pour « agression sexuelle par une personne en état d’ivresse manifeste ».
Alors que son jugement est renvoyé au mois d’avril en raison de délais administratifs concernant une expertise psychologique, le club a d’ores et déjà pris des mesures fermes.
Midi Libre révèle les dessous de cette affaire.
Une exclusion immédiate
Bien que le joueur n’était pas sous contrat Ligue avec la section professionnelle, l’association gérant l’équipe Espoirs a agi avec célérité pour écarter le jeune homme de ses rangs.
Eric Freitas, président de l’association ASBH, a justifié cette décision en soulignant l’importance de l’exemplarité :
« Quand on porte notre maillot, on se doit d’être exemplaire sur le terrain et en dehors. On est là pour former des jeunes femmes et des jeunes hommes. A posteriori, en sachant ce qu’il a fait, on a bien fait de l’exclure, on veut une association saine et avec des valeurs. »
Le club a signifié cette décision au joueur dès le 10 février, peu après avoir reçu les premières remontées d’informations sur son comportement.
Les faits reprochés
L’agression se serait déroulée dans une discothèque biterroise, « L’Usine à Gaz ». Une jeune femme d’une vingtaine d’années a alerté les services de sécurité, affirmant que le rugbyman, alors en état d’ivresse, l’avait embrassée de force et touchée sans son consentement.
Malgré la présence de nombreux dispositifs de vidéosurveillance dans l’établissement, les faits précis n’ont pas pu être filmés en raison de la configuration des lieux au moment des faits.
L’intervention rapide de l’équipe de sécurité de la boîte de nuit a permis d’extraire le jeune homme et de le remettre aux forces de l’ordre qui patrouillaient aux abords de l’établissement. La tension était telle sur place que le père de la victime, arrivé pour récupérer sa fille, a dû être apaisé par les agents de sécurité.
Un parcours judiciaire à suivre
Poursuivi pour des faits passibles de sept ans de prison et de 100 000 euros d’amende selon le Code pénal, le mis en cause a comparu ce lundi 9 mars devant le tribunal correctionnel de Béziers.
L’audience a été reportée au mois d’avril pour permettre l’examen du rapport d’expertise psychologique.
En attendant son procès, le jeune homme reste sous contrôle judiciaire, alors que ses avocats ont fait état de sa recherche d’un nouveau club, sa carrière à Béziers étant désormais terminée.
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