“Il a tout perdu” : un joueur relaxé après de lourdes accusations
“Il a tout perdu” : un joueur relaxé après de lourdes accusations
Le jeudi 7 mai 2026 à 6:30 par David Demri
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Le tribunal correctionnel de Béziers a rendu sa décision ce lundi 4 mai.
Un ancien joueur espoir de l’ASBH, âgé de 21 ans, a été relaxé dans une affaire d’agression sexuelle présumée survenue en boîte de nuit en février dernier.
Le journal régional Midi Libre fait le point sur cette affaire.
Une décision rendue au bénéfice du doute
Malgré des réquisitions de huit mois de prison avec sursis, la justice a estimé que les éléments du dossier ne permettaient pas de condamner le joueur.
Le tribunal a donc tranché en faveur du doute, mettant fin aux poursuites engagées contre lui.
Une affaire aux versions opposées
Les faits remontent au 7 février. Le joueur reconnaît un comportement déplacé lors d’une soirée en boite de nuit.
Alcoolisé, il croise le regard d’une jeune femme avec qui il échange quelques pas de danse… puis lui met les mains au fesses.
« J’ai été trop lourd et insistant. Je n’aurais jamais dû faire ça », a-t-il admis devant le tribunal.
Voici sa déclaration :
« J’ai compris que le courant passait entre nous. Je n’ai rien vu de mal. J’ai été trop lourd et insistant. Je n’aurais jamais dû faire ça. En revanche, je ne sais pas si je l’ai embrassée. Depuis qu’elle a déposé plainte, j’ai tout perdu, même mon salaire. Je n’ai plus rien. »
De son côté, la jeune femme tient une version différente :
« Quand nous nous sommes vus, il m’a souri. J’ai rigolé. Ma meilleure amie lui a donné mon Snapchat. Il a mis ses mains sur mes fesses, il m’a léché le visage. Je n’étais pas d’accord. Je ne suis pas allée en boîte pour ça. »
Un dossier marqué par de fortes tensions
Lors de l’audience, les débats ont été vifs. L’avocate de la plaignante a insisté sur l’absence de consentement, tandis que la défense a dénoncé un dossier vide.
L’avocate de la plaignante n’a pas manqué de dézinguer l’ASBH :
« Après trois affaires du même style (deux joueurs et l’entraîneur de l’ASBH ont été condamnés pour des violences sur leur compagne, NDLR) nous pouvons confirmer qu’il y a deux entités sacrées à Béziers, la corrida et l’ASBH. Sacrées à tel point que l’on peut se permettre de remettre en cause la victime parce qu’elle aurait consommé de l’alcool. Mais en 2026, la société a fait des progrès en matière de consentement de la femme. Il est temps de le prendre en compte. Elle n’était pas consentante. Et ce n’est pas parce qu’il joue à l’ASBH que ça lui ouvre des droits. Cela n’a pas été un plaisir pour elle. Loin de là. »
Des conséquences déjà lourdes
Au-delà de la décision judiciaire, cette affaire a eu des répercussions immédiates sur la vie du jeune rugbyman.
Selon sa défense, il aurait été écarté de son club et perdu son logement avant même son passage devant la justice :
« Quand j’entends les réquisitions, je comprends tout de suite que l’on a voulu faire un exemple. Et je ne suis même plus étonnée par le fait que l’ASBH se soit totalement assis sur la présomption d’innocence de ce joueur. Il a été condamné, viré du club et de son appartement avant même d’être passé devant la justice. Ce n’est pas parce qu’il est rugbyman qu’il a agressé cette jeune femme. »
Une situation qui relance le débat sur la présomption d’innocence dans le sport professionnel.
14 Commentaires


Je ne dis pas que c’est bien ce qu’il a fait, et l’alcool n’excuse pas tout, mais à mon époque, pas si lointaine, il se serait pris une bonne baffe par la fille et ce serait terminé. S’il avait insisté, d’autres gars seraient alors intervenus, il y aurait peut-être eu quelques échanges de coups dans ce cas, mais le tribunal pour ça, faut pas exagérer. Avant, les gens faisaient plus attention aux autres, et lorsqu’une une fille était embêtée en soirée par un gros lourd, d’autres gars intervenaient. Aujourd’hui, chacun ne pense qu’à sa gu.eule, préfère regarder ailleurs puis sort le smartphone pour faire un « reel » quand la situation dégénère. En parallèle, on fait un procès à la moindre occasion, comme si nos tribunaux n’étaient pas déjà surchargés…
Et oui, le Moyen Âge, c est terminé et c est tant mieux.
C’est sûr, c’est vachement mieux maintenant, t’as raison… On voit là les limites du progressisme. En attendant, au « Moyen-âge » comme tu dis, les filles pouvaient sortir le soir, rentrer à 2h du mat’, déambuler dans les rues en jupe sans craindre pour leur sécurité. Qu’en est-il aujourd’hui ? Je te laisse ton nouveau monde volontier et regrette amèrement celui de cette époque.
Pour toi, le Moyen-Âge c’était il y a encore 30/40 ans ?
Tout à fait d’accord; OK une main aux fesses est offensant, mais bon, il y a d’autres moyens de régler le problème que d’aller au tribunal et de briser la vie d’un gars un peu saoul. Je ne cautonne pas son geste, mais si réellement son comportement déplacé s’est limité à apposer ses mains sur les fesses de sa partenaire de danse, il faut raison garder. J’avoue, je l’ai déjà fait, mais quand ma partenaire m’a regardé de travers, je me suis excusé et j’ai arrêté, est-ce que je méritais une citattion au tribunal ? POur la fin de l’histoire, je lui ai offert un verre, et on a fini la soirée sans problème.
Aujourd’hui, un violeur sous OQTF s’en sort mieux et aura plus de considération de la part des médias et des tribunaux (sans parler du soutien inconditionnel des assoc’) que le jeune rugbyman blanc qui met une main aux fesses. Si c’est ça le progressisme, je n’en veux pas.
Je me doutais bien que quelqu’un allé nous sortir une histoire d’OQTF même si ça n’a aucun rapport avec cette histoire. Mais bon, quand on a un clou à enfoncer, tout les moyens sont bons.
Bien sûr que si ça a un rapport, si tu ne veux pas le voir (comme toute la gauche française) c’est un vrai problème. Tu veux qu’on recense le nombre de mains baladeuses, voire plus, dans les rues, commisent par des jeunes en situation irrégulière ? Pour autant, il n’y a curieusement pas de procès dans ces cas-là. Franchement, je ne souhaite pas que ça arrive à un membre de ta famille, mais c’est peut-être malheureusement la seule façon pour que les gens comme toi acceptent un jour de regarder la réalité en face : la France telle qu’elle est, et pas telle que madame Ernotte voudrait qu’elle soit (désolé pour toi si t’as pas la ref.).
Tu es pénible avec ta soit disant gauche. C’est simple pour toi. Ceux qui ne pensent pas comme toi sont de gauche. C’est même simpliste mais c’est faux
C’est faire preuve d’intelligence, mais, c’est pas donné à tout le monde !
Peut être qu’il faut juste interdire d’être ivre dans ces lieux et que la sécurité dans ces lieux impose des contrôle d’alcoolémie s’ils estiment que quelqu’un est bourré. Dans le cas d’un individu bourré grosse amende de 15% de son salaire mensuel. Et je rajouterai des contrôles de Police à la sortie des boîtes et inopiné durant les soirées contre l’état d’ivresse. En cas d’ivresse manifeste d’un individu encore la même amende et une grosse amende pour l’organisateur de la soirée avec un nombre maximum de contrôle positif amenant à la fermeture temporaire du lieu.
Ce n’ est pas quand même pas compliqué à éradiquer ce genre de problème. Il faut juste des gouvernants qui gouverne et des citoyens avisés.
Quant à la camarade de la victime n’est pas quelque peu complice de l’agression qu’à subit son amie?
Quelle idée de filer son snap à un mec bourré!
Avec des amis pareils pas besoin d’ennemis.
Enfin normal que ce joueur est été sanctionné par son club. Il aurait même dû être puni par le tribunal rien que pour le fait d’être alcoolisé à outrance puis pour ses actes sur la victime.
Mais la victime aussi semble t’il était trop alcoolisée donc elle aurait dû prendre aussi pour cela. En s’alcoolisant de la sorte on se rend volontairement victimisable ou victimiseur.
Les faits réguliers impliquant une trop grande consommations d’alcool et de drogues en général parlement d’eux mêmes.
Je me rappelle une discussion au boulot où je disais qu’une main aux fesses était quand même moins grave qu’un viol. Bref, une banalité en temps normal.
Presque tout le monde m’a regardé comme un malade… jusqu’à que ce qu’une collègue les regarde et leur dise qu’entre subir une main aux fesses ou un viol, elle préférait la main aux fesses.
Merci à elle…
Oui bannisont les personnes bourrés en boîte mais aussi dans les tribunes !
En fait il est interdit d’être en état d’ébriété sur la voie publique. Cela devrait s’étendre à tous les lieux accueillant du public.
Le problème est le lobbying des fabricants d’alcool et le nombre de nos concitoyens ne pouvant se passer d’alcool.
Pourtant je ne dis pas qu’il faut interdire totalement l’alcool dans ces lieux mais juste d’être bourré.
Mais après il faut mettre les moyens pour faire appliquer cette loi.
C’est un peu comme la clope et la cigarette electronique. On sait que c’est toxique mais on laisse les fumeurs faire crever les non fumeurs. Franchement j’espère que si un jour un non fumeur se retrouve avec un cancer des poumons ou une maladie dont la cause est la clope qu’il se retourne contre l’État.
On vit dans une société de l’absurde.