« J’ai laissé les gros bras gérer » : Ramos raconte comment il a ignoré les provocations d’Itoje
« J’ai laissé les gros bras gérer » : Ramos raconte comment il a ignoré les provocations d’Itoje
Le dimanche 15 mars 2026 à 11:28 par David Demri
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Samedi soir, le Stade de France a retenu son souffle. À 80 000 spectateurs, une nation entière attendait le coup de pied de Thomas Ramos pour sceller le titre du Tournoi des Six Nations.
Dans un Crunch irrespirable, l’arrière toulousain a fait abstraction de la pression monumentale et des tentatives de déstabilisation du capitaine anglais, Maro Itoje, pour offrir la victoire aux siens (48-46).
Le bluff d’Itoje face au calme de Ramos
Alors que le temps réglementaire était dépassé depuis deux minutes, la tension est montée d’un cran. Entre discussions interminables sur l’emplacement exact de la pénalité et échauffourées provoquées par le camp anglais, Maro Itoje a tout tenté pour faire vaciller le buteur tricolore. Une tactique qui a fait long feu.
Avec le sourire, Thomas Ramos a raconté comment il a vécu ces instants de haute intensité :
« Il y est allé au bluff. J’ai essayé de me désintéresser un peu de tout ça pour rester dans ma bulle et j’ai laissé les gros bras gérer ça ».
La confiance absolue d’Antoine Dupont
De son côté, le capitaine Antoine Dupont a confirmé l’intensité de ces instants :
« Il y a eu une longue discussion, puis une petite échauffourée parce que le capitaine anglais est venu se mêler aux discussions ».
Pour le demi de mêlée, il n’y avait aucun doute sur l’issue de cette séquence :
« L’arbitre n’était pas bien renseigné dans l’oreillette sur l’emplacement exact de la pénalité. Moi j’avais une entière confiance en Thomas pour qu’il prenne ses responsabilités. On a la chance d’avoir peut-être le meilleur buteur mondial à l’heure actuelle, qui le montre dans les moments décisifs ».
Le fruit d’un travail de longue haleine
Si Ramos a su garder cette sérénité, c’est grâce à un long processus de préparation mentale.
Loin de l’improvisation, le buteur a mis en avant le travail accumulé :
« Aujourd’hui je suis très heureux de toutes les années où j’ai travaillé, parfois avec un prépa mental, ou m’entraîner avec des jeunes et faire plein de concours avec eux. Je pense que sur des moments comme ça, ça joue ».
Pour le Toulousain, ce moment restera gravé comme une parenthèse folle :
« Plus de temps tu mets à la taper, plus de temps tu gamberges. Sur le moment, ça m’a fait rire. Je me suis dit que le Tournoi allait se jouer à ça, c’était fou ».
Grâce à cette maîtrise, le XV de France signe un doublé historique et Thomas Ramos assoit un peu plus son statut de finisseur indispensable à l’édifice de Fabien Galthié.
4 Commentaires


Itoje passe la moitié de son temps sur le terrain à discuter avec l’arbitre pour l’influencer et tout contester. Les arbitres sont patient….
C’est vrai que Ramos est lui-même un bisounours !!
Quel joueur exceptionnel. Bravo a lui .
Il ne faut surtout pas que Thomas se blesse pour les prochaines échéances de notre XV national . Ce garçon est devenu indispensable à notre équipe. Tout comme du reste notre Louis . Bravo les Champions !..